‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 258 sur 293 · PoMP. Ant. HiST., VI · texte numérisé non relu

PoMP. Ant. HiST., VI

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Aii[>rè.s (le l'égout est un de ces piliers pour les eaux dont nous avons déj;» parlé.

pMMnonlaiil. la vuv, de St;d)ia, on Irouvc à droite sur le pilier n" 8/| une image phalli(jue ; lorscju'en 185G on fouilla I;i i)()utique de laquelle il dt'piMul on y trouva un lacryniatoirc de verre, un ceitain nonibi'c de lampes de terre cuite et un [)elil autel de même matière qui fut déposé dans le temple de Mei'cure.

Égûut de la rue des Holconius.

Du même côté de la rue est une sorte de prothyrum qui était fermé par une porte battant sur une barre de fer encore encastrée dans le seuil de pierre. Avant les fouilles de 185G, on avait cru que ce passage était l'entrée d'une ruelle; on voit maintenant qu'il conduit, non pas à une maison, mais à une vaste salle, un magasin sans doute, qui semble avoir été couverte d'une voiite ou d'un toit que soutenaient de chaque côté quatre contre-forts; au fond, descend de la muraille un tuyau de plomb qui réunissait les eaux supérieures et les conduisait sous terre jusqu'à la rue.

Sur la porte d'une boutique n"* 76 est une plaque de terre cuite portant en relief un symbole phallique accompagné d'une espèce de bêche, d'une pioche et d'une équerre, rapprochement qu'il serait difficile d'expliquer.

Plus loin, au n° 71 et presque au coin de la ruelle de la Fontainedu-Bœuf, est un bâtiment en forme d'équerre (Pl. l/i9) où deux commerces semblent avoir été exercés simultanément. Sur la rue de Stabia est une belle boutique de marchand d'huile, fouillée en 1852 et renfermant un puits; le comptoir, composé de marbres cipollin et gris antique,

MAISONS I:T boutiques. 475

est orne sur le devant d'une précieuse plaque ronde de porphyre vert et de deux belles rosaces; sur son appui on voit encore une partie du pied d'un vase de bronze qui y est restée adhérente. Dans le comptoir sont encastrées liuit belles jarres de terre cuite; une neuvième est déposée dans l'angle de la boutique, oîi se trouvent aussi un fourneau et l'ouverture d'une- petite cave revêtue de ciment dans laquelle on puisait riiuile, ainsi (jue cela se pratique encore en Toscane et dans plusieurs autres endroits de l'Italie. On a trouvé dans cette boutique quelques monnaies d'or et d'argent et un grand nombre d'objets de toutes sortes. L' arrière-boutique, qui formait la seconde branche de l'équerre, avait une porte sur la ruelle de la Fontaine-du-Bœuf ; c'est une boulangerie où se voient encore trois moulins, un grand four à courant d'air et des pétrins doublés de plomb.

Sur le mur de gauche, à l'entrée de la ruelle, est une peinture des serpents symboliques (Pl. 76) qui est au nombre des plus belles et des mieux conservées qui existent à Pompéi ; elle est surmontée d'un petit laraire et de plusieurs inscriptions en grande partie effacées aujourd'hui; en voici quelques-unes :

ex. HELVIVM SABI.WM AED. POPIDIVM RVFVM II VI R. D. R. P. 0. V. F.

« Je vous prie de faire édile Helvius Sabinus', et duumvir Popidius Rufus, dignes des affaires publiques. »

P. PAQVIVM PROCVLVM II VIR. I. D. THALAMVS CLIENS.

(t Thalamus, client, invoque P. Paquius Proculus, duumvir, chargé de rendre la justice-. »

Q. MARIVM RVFNM AED. R. P. D. u Q. Marins Rufus, édile digne des affaires publiques. »

En face, dans l'arrière-boutique du n" 65, on voyait un Bacchus entre deux peintures obscènes couvertes par des volets. Ces peintures

\. Une autre inscription en l'honneur du même personnage avait été trouvée à Pompéi, dès 1700:

C>. HELVIVM

SADINVM AED. 0. V. F.

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