Page
2. C'est le seul exemple de cette disposition que nous connaissions à Pompéi.
P()i"\ll»i:iA,
d'Ariane. Les trois entrc-colonncmcnts étaient fermés par une grille de for d()ii( on voil rindication cl même quelques fragments dans les colonnes et dans les pilastres, à l"',ir) du sol. Les peinlurcs qui, au-dessous (Tiuic jolie corfu'clie de stuc, décoraient les murs de Vahi sont foit ciïacées; cependaiil ;ui fond on dislingue, à droite un houiinr cl une matrone dehoul devant un autel , et à gauche, en pendant, trois popes conduisant le taureau rpii doit être sacrifié.
Atrium.
Entre ces deux peintures est un grand laraire 12, sorte de petit temple, haut de i'",27, dont le couronnement est soutenu en avant par deux colonnes rondes et au fond par deux piliers carrés. Le soubassement plein qui porte le laraire a 1'", 25 de largeur, 0'",80 de profondeur et i'",50 de hauteur, ce qui donne 2'", 77 pour l'élévation totale du monument. Dans le soubassement est encastrée cette inscription gravée sur une tablette de marbre carrée ayant 0'",37 en tous sens :
genIo m. n. eT
LARIBVS
DVO DIADVMENI
LIBERÏI.
« Au génie de noire patron^ Marcus, et aux dieux Lares les deux Diadumènes affranchis. »
l. La première ligne de Pinscription doit être lue : Genio Marci nostri et... On a de nom-
Les chambres L'^, 14 et 15 iTofTieiit aucune particularité digne de reinarcjue. La chambre à coucher J(i, grande et sans ornemenls, présente de cha(jue côté pour le lit une enlaille de »V",GO de longueur. Dans Fangle A de Vat n'uni oii elle se trouve, on voit sur le sol le tuyau versant dans la citerne Teau (\\i'\ descendait des toits par une conduite enfermée dans la muraille. La chambre 17 communi([uait par trois portes avec la précédente, Valriunt cl Vala (î. Cette ala, (pii fait face à celle de droite, est soutenue comme elle par deux colonnes et deux pilastres, mais la partie inférieure des fûts est ici peinte en noir. Les murs sont couverts de peintures assez grossières; au milieu du principal panneau est une femme nue tenant un vase de peurs; sur les autres parois sont de mauvais paysages.
Après une petite chambre très-simple \S est un escalier J9 bien conservé conduisant au premier étage qù est encore le pavé en mosaïque blanche et noire d'une salle s'étendant au-dessus des pièces 23, 2i et 25. La chambre d'esclave 20 a sous l'escalier une alcôve voûtée et un autre petit réduit, et à l'entrée un pufeal de terre cuite.
Au fond de Vafn'uni est le tablinumj, ouvrant à hauteur d'appui sur le portique du xyste; il a i"\85 de profondeur sur 6'", 5 de largeur; à sa droite est une pièce 21 d'égale profondeur, mais large seulement de 5'", 17; elle ouvre par une porte sur Vatriuniy par une porte plus grande sur le tablinum et par une large fenêtre sur le portique du xyste. Cette salle, que nous pensons avoir été le tricliniumj, est la plus ornée de toutes ; sa principale peinture représente Vénus assise^ F Amour lui offrant un miroir et Apollon debout, la fête surmontée d'une étoile. Dans les autres panneaux sont quatre muses, Melpomène, l'ranie- Euterpe et Clio^ Apollon citharœde et enfin un jeune homme nu et un Satyre jouant de la double flûte, peut-être Olympe et Marsyas.
A la gauche du tablinum est le corridor ou fauces 22 oî^i se trouve l'entrée d'une petite pièce voûtée 23 qui paraît avoir été une sorte d'office avec un cabinet 24. Dans la cuisine 25 est un grand fourneau; sa porte fait face à une galerie I K soutenue par trois colonnes qui ne
breux exemples de patrons ou de maîtres désignés ainsi par leurs affranchis ou par leurs esclaves, au moyen de l'initiale de leur prénom suivie de l'initiale de l'adjectif possessif noster. Il y a même aussi des inscriptions dans lesquelles le prénom et le mot noster sont écrits en toutes lettres; il n'y a donc pas à douter de l'exactitude de cette interprétation.
4S(i POMPFIA.
sont pas (\d\\>> \'-A\o du (dhlliium, mais soni rcporlccs vers la droite. l)(Mi\ polilcs onihoiicliurcs do (iltMiic ne sont pas placées entre elles plus syni('li-i(Hiein(Mil ; Tune li) est pres(|ue au pied de la colonne de gauche, taudis (jue Taulre !27 est au milieu (\v, renlre-colonnennent de (li-oiU\ Les coloinies sou! ri'imies par un /tluhnis haut de ()"',r)5 et on ne pouvait passer au \ysle I. (jui r(Mnj)la(;ait le péristyle (pie par deux degrés !2(S ménagés à l'extrémité gauche du porti(]ue. l*rès de ces degrés sont quatre amphores brisées remplies de chaux. A l'extrémité opposée du portique est uik^ pièce 29, sans aucun ornement et où un petit (loliiim est déposé dans un coin.
Le xysle est un diîs plus grands de la ville; il est large de 12'", 08 et profond de J9"',78. Le sol a conservé sous les cendres ses quatre j)lates-bandes encore parfaitement indiquées. Au fond on voit une autre amphore brisée et deux dolia dont un muni de couvercle ; ces trois vases sont également remplis de chaux. Dans l'angle à droite, un petit escalier de trois degrés 30 suivi d'un plan incliné conduit à une grande enceinte M surélevée, peu décorée et dont le mur de fond est oblique pour se raccorder avec l'alignement de la rue de la Fontaine-du-13œuf sur laquelle elle à une porte de derrière, un posticum 31.
A droite en sortant par la façade on voit sur le trottoir de la rue de la Casina delVAquila un tuyau de plomb saillant qui conduisait les eaux de la maison jusqu'à la rue de Stabia, d'où elles tombaient dans le grand égout de la rue des Holconius, devant lequel nous voici revenus.
A gauche, au coin de la rue de la Casina deirAquila, est une boutique portant sur la rue de Stabia le n*' 90 ; elle a été fouillée en notre présence le 9 décembre 1853 ; on y a trouvé de nombreux fragments d'amphores, les débris d'une cassette garnie de fer et d'argent, plusieurs grosses perles cannelées de porcelaine verdâtre, une coupe de terre, un vase de bronze sans ornements et une petite bague d'argent ; mais on y a fait aussi une bien plus précieuse découverte, celle d'une magnifique lampe de bronze à deux becs, garnie de chaînes pour la suspendre et ornée Je deux taureaux à mi-corps du plus beau travail. Les chaînes sont réunies par un cartel sur lequel on lit le nom du propriétaire, DIVNI PROQULI [sic), A droite dans la boutique est un laraire.
En avant de cette boutique est une fontaine accompagnée du grand pilier dont nous avons parlé (page 381), au pied duquel se trouvait
MAISONS HT ROUÏIQUES. 487
encore le fragment du tuyau clo ploinb (jui élevait l'eau à son sommet '. Dans la bouti([uc n" lO/j, parmi une fouie cramplioi'os brisées qui depuis ont été emportées, j'avais lu sur Tune d'elles en petits caractères rouges celte inscription qui paraissait donner la date du vin (ju'elle avait contenu- :
Tl. CLAVUIVS CAKSAP, SIN. CANVTIVS COS.
Malheureusement on ne trouve pas dans les fastes consulaires un consulat de Claude et de Canutius. Cette amphore est maintenant déposée dans le temple de Mercure. Continuant à descendre la rue de Stabia qui a été déblayée en grande partie en 1847 et I8/18, on voit à droite sur le pilier de la maison n** 109 les traces de cette inscription :
Q. POSTVMIVM PROCVLV.M AED.
PRISCV.M nOGAT CRISPVS.
« Crispus invoque Q. Postumins Pi-oculu>. Priscus, édile.
Presque toutes les murailles de cette rue sont couvertes d'invocations de ce genre ; beaucoup d'entre elles offrent le nom de J/. i/olconius Rufus si souvent reproduit sur les monuments de Pompéi.