‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 268 sur 293 · P0M1M-:IA · texte numérisé non relu

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couvert d'iino treille et servir de fn'rlinium d'clé coiiimc ceux des maisons de Sallusle, d'Apollon ci du Labyrinthe.

Le sigma existe encore, mais toute cette vaste habitation est dans le plus triste état de délabrement; plusieurs de ses parties ne sont plus accessibles aux visiteurs.

En face, sur la ruelle du Théâtre, existe un grand souterrain dans lequel en 1(S26 on trouvâtes squelettes de sept infortunes qui s'y étaient réfugiés, G 8 pièces de monnaie d'or portant les effigies de Néron, de Yespasien, de Domitien et de Titus, la statuette en terre cuite d'une femme allaitant son enfant,, plusieurs bracelets d'or dont un en forme de serpent, une boucle d'oreille à deux perles, cinq cuillères dont une terminée en pied de chèvre, une coupe de verre de forme singulière et un morceau de cristal de roche en forme de noix.

Dans la môme rue, et en face de la seconde maison d'Adonis , on voit dans une niche un autel (Pl. 109) consacré aux Lares compitalcs, et presque à côté le long protlnjrum d'une maison non découverte, dans lequel un pavé de mosaïque noire et blanche représente deux lutteurs. On a trouvé dans V atrium une main colossale en marbre blanc avec un anneau au doigt, aujourd'hui déposée dans le temple de Mercure. A la suite de cette maison est un long banc en maçonnerie adossé à la muraille.

A l'angle de la ruelle du Théâtre et de la rue de l'École, qui se dirige vers le Forum, est la

* Maison de Diane. (Pl. 110.) Cette maison fouillée en 1826 paraît avoir été en restauration à l'époque de la catastrophe qui détruisit Pompéi. Sur l'enduit des murs de son atrium toscan on voit encore l'impression des baguettes qui servaient à battre le ciment pour le rendre plus solide, et aussi à faciliter l'adhérence du revêtement de stuc. Le compluvium est en pierre, revêtu de stuc peint en rouge. La cuisine occupait l'emplacement de Vala de droite. Au fond de V atrium est un

larairc très-large construit en maçonnerie, à enté duquel est une porte conduisant dans deux grandes pièces, et de là dans le péristyle où se trouvent un second fourneau, un mortier et une sortie sur la i-uelle du Théâtre. Le portique qui régnait de trois côtés était soutenu par neuf colonnes réunies par un phileus. Dans cette habitation, ti'ès-ruinée aujourd'hui, on trouva plusieurs squelettes et une grande quantité de monnaies d'or et d'argent.

Un peu plus loin est la

Maison d'Apollon et Goronis (Pl. 111), remarquable par la longueur de son éir oii prothyrunij, dans lequel est à droite l'entrée de la chambre d'un esclave, sans doute le portier, et qui conduit à un vaste atrium corinthien entouré de grandes pièces qui n'ont plus aucun ornement. Au fond de cet atrium est à droite un corridor où se trouve la porte d'une salle que décoraient deux peintures représentant Adonis et Vénus péchant y et dont la première seule est reconnaissable aujourd'hui ; il donne accès à un petit xyste. Dans une grande pièce ouvrant sur celui-ci est la superbe peinture d'Apollon elCoronis, qui a donné le nom à la maison, et à côté de laquelle est un joli groupe dun génie et d\ine femme tenant une lyre. Ces peintures sont bien conservées.

* En face de cette maison en est une dont V atrium toscan présente à droite une large ala dont le frontispice est soutenu par deux colonnes comme à la maison des Diadumènes.

* La maison qui suit celle d'Apollon et Goronis présente, à l'entrée de son protJnjrum, deux pilastres surmontés de chapiteaux corinthiens, et dans plusieurs de ses parties montre encore mieux que celle de Diane la trace des baguettes sur le ciment des murailles. On voit dans V atrium deux mangeoires creusées dans une même pierre, et une ouverture de citerne en tuf, fermée par une pierre blanche conservant encore des restes de l'anneau qui servait à la lever.

* Vis-à-vis cette maison et derrière les tribunaux est une habitation dont le compluvium était entouré d'une jolie grecque noire et blanche se détachant sur un fond de ciment rouge. Cet encadrement est presque détruit, et le fond du bassin s'étant écroulé laisse voir l'intérieur de la citerne. Dans le tablinum est une charmante mosaïque vert foncé, vert clair, rouge, amarante et noir sur fond blanc.

Enfin, au coin du Forum et derrière l'école de Verna, est la

500 POMlMilA.

*.Mmso\ nr: P\\ (IM.. 112), dcVouvcrlc on 1829. Elle a deux atrium, ou pliilot Vnw d'eux servait de péristyle. Dans Taulre on voit on drpnl ini i;ian(l iiouibro de fuis, de hases et de cliapileaiix ébauches (jui étaient destinés à la restauration des porti(jues du Forum. ï.e 5 se[)tenihre 1(S.'M), on a trouvé dans cette maison cinq grands vases de bronze, dont plusieurs avec des bas-reliefs représentant lUivvhus (fppfii/i' sur Amj)elus^ un curieux appareil pour chauITer de Teau et une poignée d'épée ayant la forme de la proue d'un navire ^ Avant de rentrer dans le Forum, examinons au milieu du Vicolo délia Hcijina la fontaine qui occupe le premier plan de notre vue générale de cette place'" ; puis, tournant à gauche et passant devant les tribunaux, nous sortirons de Pompéi par la rue de la Basilique, mais après avoir visité les deux habitations qui se trouvent à gauche de cette rue et qui sont désignées sous le nom de

Maisons de Giiampionnet (Pl. 113 et 111). Découvertes en

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Plan des Maisons de Championnet.

1799, sous la direction de l'abbé Zarilli, dans une fouille partielle ordonnée par le général français Championnet, ces deux maisons contiguës reçurent son nom qu'elles ont conservé, mais que souvent on applique plus spécialement à la seconde.

La première (Pl. 91), marquée A sur le plan particulier, offre à gauche de l'entrée une boutique dont la porte est condamnée. Franchissant le prothyrum 2, pavé en mosaïque à damier, on se trouve dans un atrium toscan 3 ayant au centre le compluvium 4. Aux

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