‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 32 sur 293 · OvERBECK a fait la môme remarque. Pompeji, I · texte numérisé non relu

OvERBECK a fait la môme remarque. Pompeji, I

TFMPLrS. Al'TKLS. 65

et encastrée ici au milieu d'un élégant encadrement \ nous verrons que souvent aussi ces tableaux étaient exéciftés à part et mis en place après leur achèvement; il peut en être de môme de celui-ci. Ce qui est certain c'est que l'on voit autour comme un trait de scie et qu'aux angles supérieurs sont encore deux des crampons de fer qui retenaient les peintures'. Trois autres sujets qui décoraient la même pièce ont disparu. Knfin dans la muraille est une petite niche qui dut contenir des dieux Lares. Cette salle a une issue p sous le portique du Forum ; les trois autres pièces sont maintenant presque entièrement remblayées ; elles avaient leur entrée sur une ruelle passant derrière le temple.

Temple de ^Mercure. (Pl. G.) Découvert de 1817 à 1818, ce temple s'élève au milieu du côté oriental du Forum entre l'édifice d'Eumachia et la Curie. Près de sa porte se trouvait un piédestal qui, sans doute, avait été destiné à la statue du fondateur de Rome et qui portait une inscription fruste que Mommsen ^ a suppléée ainsi :

ROMVLVS MARTIS

FILIVS VRBEM ROMam

Condidn ET REGNAVIT ANNOS

Duo de quADRAGINTA ISQVE

Primus dux DVCE HOSTIVM

Acrone rege C A E M .\ E N S I V M

interfECTO SPOLIA opima

Jovi F E RETRIO CONSECR avit

RECEPTVSQVE IN DEORVM

NVMERVM QVIRINVS APELLATVS EST*

« Romulus, fils de Mars, fonda la ville de Rome et régna trente-huit ans. Le premier des généraux il tua le général ennemi, Acron, roi des Céniniens, et consacra les dépouilles opimes à Jupiter Férétrien. Admis au nombre des dieux, il fut appelé Quirinus. »

Cette inscription, portée au Musée, a été reproduite sur une plaque fixée à la muraille, à gauche de la porte de l'édifice d'Eumachia.

1. Nous savons par le témoignage de Pline que ce procédé était connu des anciens. En réparant à Rome le temple de Gérés, voisin du grand Cirque, on scia les peintures qui décoraient les murailles et on les encadra; crustas parietum excisas tabulis marginatis inclusasesse.L.WX\\ib.

« Murœna et Varron, dit-il ailleurs, dans leur édilité, firent scier à Lacédémone une belle peinture exécutée sur une muraille de briques ; on la renferma dans des cadres de bois, lignHs fonnis ineluswn et on la transporta à Rome pour orner les comices. » L. XXXT, 49.

*2. Nous n'oserions affirmer toutefois que ces crampons ne sont pas modernes.

Page 1