‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 37 sur 293 · Herc, et Pomp. PI · texte numérisé non relu

Herc, et Pomp. PI

3. Cette Impasse ouverte à l'est sur la ruelle d'Eumachia, en face de la rue du Balcon, présente un égoùt analogue à celui que nous avons dessiné page 35, mais il n'a qu'une seule embouchure.

4. Ces boutiques contenaient une grande quantité de raisins, de figues, de prunes, de mar-

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et ouvertes sur la voie appelée aujoui-d'liui rue des Augustals ou du Temple d'Auguste. Au milieu du même coté est une entrée latérale du temple, ;>»', dont les parois étaient ornées de quatre intéressantes peintures sur fond jaune, malheureusement presque entièrement elTacées. La première repi'ésentait des génies buvant et décorant deux ânes de guirlandes; au fond est un moulin absolument semblable à ceux (jue nous verrons dans les diverses boulangeries de Pompéi ; la seconde composition nous olTrait des génies tressant des guirlandes-. Ce rapprochement de deux arts d'une importance si différente en apparence n'a rien qui doive étonner les personnes versées dans l'étude des usages de l'antiquité. Chez les Romains comme chez les Grecs, les fleurs étaient d'une nécessité presque aussi grande que le pain lui-même; on ne saurait guère trouver dans leur vie un acte qui ait pu s'accomplir sans l'emploi des fleurs ^ Une troisième peinture, la moins maltraitée aujourd'hui , représente de petits génies tissant de la toile. De la quatrième composition il ne reste plus de traces.

Au milieu de l'enceinte est un socle dodécagone / très-peu élevé et de 12'", 50 de diamètre, sur lequel se trouvent encore douze piédestaux

rons conservés dans des vases de verre, du chèuevis et des lentilles, des balances, des moules de pâtissier et de boulanger, quatre sistres, trois strigiles, deux écritoires, un grand vase à quatre anses d'un très-beau travail , une lampe à trois mèches suspendue par autant de chaînettes , deux amulettes phalliques, une belle tasse d'albâtre oriental, de l'argent monnayé; parmi plusieurs autres figurines de bronze, une statuette de la Renommée portant aux bras des bracelets d'or; enfin trois anneaux et un petit foudre de même métal. Dans une seule de ces boutiques, fouillée en 1829 devant le roi de Bavière, on trouva cinq cent cinquante petites bouteilles et plusieurs autres vases de verre, quelques monnaies et quelques petits poids. Sur un des piliers qui séparent les boutiques était cette inscription aujourd'hui illisible :

SACCARI ROG.

« Les portefaix ou porteurs de sac se recommandent à Tédile Aulus Vettius. »

Les objets trouvés dans ces boutiques le 8 septembre 1821 avaient dans le principe fait donner à la rue le nom de Via dei frutti secchi. Pomp. Ant. Hist., IV, 38.

1. Sur un pilier de cette porte on lit en caractères rouges le nom CELSVM suivi d'un autre mot maintenant illisible.

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