‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 38 sur 293 · Herc. et Pomp., H, pi. 83 et · texte numérisé non relu

Herc. et Pomp., H, pi. 83 et

3. « Si nous mettons le pied sur la porte du triclinium, dit Barré, nous apercevons la table et le parquet jonchés de fleurs qui couronnent aussi le front des convives. Les spectacles, les cérémonies profanes, les cérémonies sacrées, la victime, le prêtre, les assistants, l'autel, le temple, tout cela nous envoie des émanations suaves qui charment et captivent notre odorat. Les amants ornent de fleurs les maisons qu'habitent leurs maîtresses. » (^Herc. et Pomp., H, 249.;

7t l'OMI'i:! A.

carn-s rangés en rond, (ais piiulcslaux duicnl poi'lcr les colonnes d'un tcinphî nionoplère, dans Icuiiiel élail sans doute placée la slalue de la di\iiiilé. Ce pelil leinj)le présente une particularité assez inexplicable : il ne se trouvait exactenieni ni au ciMiti'e (l(; l'enceinte, ni dans l'axe de l'entrée principale, ni dans celui de l'entrée latérale.

Au fond du péribole s'élève une œdicula ou chapelle 7, composée d'un porche el d'un sanctuaire aux(|uels on monte par cinq degrés flan- (jués de deux espèces de piédestaux ou podia. J.e porche était orné de belles peintures parmi lesquelles on reconnaît encore, à droite, une figure assise tenant an l/n/rse, et un héros nu armé d'une lance et d\in bouclier. Un autre héros, moins bien conservé, se voit sur le mur, à gauche, et une quatrième peinture est entièrement efTacée.

Le sanctuaire renferme un piédestal de marbre sur lequel avait été une statue impériale, sans doute celle d'Auguste, dont on n'a trouvé qu'un bras tenant un globe ^ Quatre niches durent contenir les statues des membres de la famille de l'empereur; deux seulement existaient encore, mais renversées et privées du bras droit; on les attribue à Livie et à Drusus". La première est une des plus remarquables qui soient sorties des fouilles de Pompéi; les draperies surtout sont magnifiques. Ces statues portées au Musée ont été remplacées par des copies en plâtre.

A gauche du sanctuaire est une grande salle r dont la façade devait être soutenue par deux piliers carrés qui eussent posé sur deux dés de marbre blanc encore en place, et dans lesquels, comme dans le stylobate entourant Varea^ on reconnaît le trou et le petit canal pour le scellement. Au fond de la salle est une espèce de tabernacle s élevé de cinq degrés au-dessus du sol , et un autel t pour les offrandes ou les sacrifices. Les murailles étaient ornées d'élégantes peintures architecturales; trois panneaux que nous avions vus encore assez bien conservés sont aujourd'hui presque effacés; l'un porte, sur fond blanc, une guirlande de fleurs; les deux autres offrent, sur fond jaune, deux compositions représentant des Amours dansant ^ jouant de divers instruments et donnant à manger à l'aigle de Jupiter, Sur le soubassement sont représentés divers animaux fabuleux.

1. Overbeck suppose, contre toute vraisemblance, que cette statue pouvait être un Jupiter. POMPEJI, I, 116.

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