L. II, Eleg
11 y avait en effet également à Rome, dans les places et dans les carrefours, des autels sans
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POMPEFA,
et aux rues, soit à des divinités d'un ordi-c supérieur. Tel est l'autel situé (\-dn^ la rue des Sopmslduli, d(^rrièi"e l(\s prisons (Pr. 10), et qu'un aigle sculpté dans le tympan indifjuc avoir été consacré au maître des dieux. Cet autel, lonj^temps à moitié enfoui sous les décombres, est maintenant entièrement dégagé ; mais la peinture qui le surmonte est presque entièrement eiïacéc. Kn 1(S5fi, nous l'avions encore vue telle que la représente notre dessin \ Parmi les autres autels du même genre qui se voient encore h Pompéi, indiquons seulement celui qui existe dans le VicoJo drlla /Uu/ina (Pi.. 109) , en face de la maison d'Adonis; celui (|ui est adossé à la citerne (Pl. 27) , au carrefour formé par les rues Domitienne et de Narcisse ; enfin un quatrième (Pl. 72) , qui existe derrière la fontaine du Qiiadrivio délia Fortuna; celui qui se trouve près de la porte de la Marine est un véritable laraire , le seul exemple que nous en connaissions sur la voie publique.
Laraire près la Porte de la Marine.
Les anciens avaient coutume de conserver dans leurs demeures les images des Lares ou Pénates, de ces divinités qu'ils avaient choisies
temples; tels étaient celui d'Hercule, VAra Maxima , situé à l'entrée du grand cirque et celui de Mars dont parle Juvénal :
« Je rencontrai mon ami Brutidius tout pâle près de l'autel de Mars. »
pallidulus mi
Bfutidhis meus ad Martis fit obi'ius arnyn.
Sat. 10.
Ces autels, aussi bien que les temples, servaient d'asile à ceux qui étaient poursuivis. Dans la Mostellaria de Plante (act. v., scène 1), Tranion, craignant de recevoir de Theuropide les coups qu'il n'a que trop mérités, s'assied sur l'autel devant la maison.