‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 47 sur 293 · PoMp. A.\T. HisT., I · texte numérisé non relu

PoMp. A.\T. HisT., I

3. Djer dit que sur ce piédestal on trouva plusieurs fragments de draperies de bronze, et il croit qu'ils appartenaient à une statue de la divinité protectrice de la ville. (Pompéii, 65.) Dans le Journal des fouilles, je n'ai trouvé aucun indice de cette découverte.

4. Il est assez remarquable qu'aucune des inscriptions funéraires de Pompéi ne nous offre la formule D. M. {Dis Manibus) si généralement employée chez les Romains.

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de tuf; nous y reconnaissons un tombeau inachevé aussi hicn (jue dans un plus long soubassement (Pl. t^), (jui lui succède et qui est désigné sur le plan de Fiorelli sous le nom de hinih'i/ur du sculplrur,, ii cause de marbres ébauchés qui sont déposés devant lui et (jui étaient probablement destinés à la décoration de l'un de ces deux monuments restés imparfaits. Parmi ces marbres on remarque deux bases avec leurs dés. un morceau de corniche avec modillons et surtout une frise longue de 3 mètres, ornée de rinceaux et ayant à chaque extrémité une palmette d'angle indiquant qu'elle était complète et déterminant ainsi la largeur du monument.

A ce soubassement dont les blocs ont jusqu'à l'",60 de long sur 0"\60 de hauteur succède un petit mur en opus l'eliculatunt entourant une sépulture (Pl. S) dont l'entrée était ornée de deux de ces petits autels à parfums nommés acerrœ; ceux-ci ne laissaient entre eux qu'un étroit passage qu'on trouva fermé par une amphore de terre cuite.

Le premier monument important est le

Tombeau des Guirlandes (Pl. 4), découvert en 1763, construit en gros blocs de péperin et revêtu de stuc. A la face principale, il présente quatre pilastres corinthiens que traversait, au-dessous des chapiteaux, une inscription gravée sur une tablette qui n'a point été retrouvée. Les faces latérales n'ont que trois pilastres réunis par les guirlandes qui .ont donné le nom au monument. Mazois fait remarquer que les arêtes des pilastres présentent des angles obtus au lieu d'angles droits, précaution souvent employée par les anciens dans les constructions en stuc, afin de donner plus de solidité aux arêtes. Le tombeau entier repose sur un soubassement de pierre sans aucun ornement ; il ne paraît pas avoir eu de chambre sépulcrale.

Une enceinte qui contenait autrefois une stèle sans inscription de l'espèce de celles qu'on nomme columellœ ^ précède la

Tombe du A'ase bleu (Pl. 5). Celle-ci se compose d'un piédestal carré, formé de grosses pierres de taille, large de 3'",/i0 et haut de 2'", 20, surmonté de gradins pyramidaux; elle renferme une petite chambre de l'",25 en tous sens, dont l'entrée existe à la partie posté-

1. On verra, paçe 110, le dessin d'une columella formant le tombeau de la seconde Tychè. Les columellœ étaient des stèles plates représentant le galbe de la partie supérieure d'un corps humain, mais sans détails. Fiorelli {Giornale degli scavi , p. 67) croit pouvoir y reconnaître une allusion aux ombres dont le contour seul est apparent.

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riiuire diiiis une pdilc cour communiciiiaiil avec celle de la maison des colonnes de ni()saï(|ue. (l'est dans celle cliaiiibi-e (]ue lui trouvée le 'il) décenihre liSoT la fameuse amphore de verre bleu, haute de 0"',38, couviM'Ie de pampres et de li«i;ures représentant des vendanj^cs en j)âte blaiiehii (fémail et en relief, vase qui n'a de rival (|ue le fameux vase Porlhdid de J.ondres et (jui est l'un des plus précieux ornements du musée de Naples.

A la suite se présente 1'

JIi:i\iicu:i,i': couvj:i\t (I^l. 6'), déblay(i en n()vem])rc et décembre 1811 '. Ce joli nionument, qui sans doute, comme les deux bancs circulaires dont je parlerai plus tard, accompagnait un tombeau et par con-

Hémicycle couvert.

séquent doit être rangé parmi les constructions funéraires , est une sorte de niche plus profonde que large, arrondie en cul-de-four, exhaussée sur deux degrés, entourée de bancs et destinée à servir de lieu de repos à ceux qui venaient visiter la nécropole. La décoration extérieure était d'une grande richesse; les ornements de stuc, les détails d'architecture, s'ils n'étaient du goût le plus pur, étaient du moins toujours traités avec esprit et élégance. Les peintures de l'intérieur étaient d'un meilleur style et le cul-de-four est en forme de coquille. Au centre du fronton est un cartel destiné à recevoir une inscription qu'on n'eut probablement point le temps de tracer.

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