‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 49 sur 293 · Ibid., m · texte numérisé non relu

Ibid., m

4. Revè*^^ement qui présente l'aspect des mailles d'un filet.

POMPKIA.

siii' (l(Mi.\ |M\()ls arinns (1(111 ii^odvX de bi'oiizc vX ciiiboilrs dans iiiic crapau- (liiic de iiièinc iiiélal. (]('(!(! porte se lirait avec un .•iiiiK^aii (U) hronze el était IV'i-iiiée par une serrure dont on voit (encore l(;s traces; ell(î tut Irouvt'e l)ris('e dans l'intérieur du lumbeau. on la restaura, et le 18 septembre icSj/| ' elle fut reposée sur ses gonds, où elle joue encore.

JX

Porte de marbre.

A rintcrieur est une chambre sépulcrale à moitié souterraine, éclairée par un soupirail et autour de laquelle règne une banquette où étaient posées des urnes cinéraires de verre, de terre rouge, ou de marbre de formes variées , et des lampes de terre cuite. Dans une niche, accompagnée de pilastres, surmontée d'un fronton et faisant face à la porte, était une grande urne d'albâtre oriental contenant les cendres et les ossements du chef de la famille. Parmi ces restes se trouvait un anneau d'or avec une pierre sur laquelle était gravée une biche. Il est plus difficile d'expliquer la présence dans ce même tombeau de plusieurs amphores de grande dimension , vases employés exclusivement à renfermer le vin ou l'huile.

Près de là, on a trouvé sur la voie le squelette d'une femme tenant dans ses bras le plus jeune de ses enfants et suivie de deux autres. Cette infortunée portait trois anneaux d'or et de belles boucles d'oreilles; l'un des anneaux était un serpent entortillé dont la tête se dirigeait vers l'extrémité du doigt. Les boucles d'oreilles consistaient en une traverse ayant à chaque bout deux perles suspendues à un fil d'or.

A l'embranchement des deux rues , on trouve un tombeau (Pl. 42) en ruine et sans inscription. Ce monument, qui n'offre rien de remarquable, se compose de deux assises carrées de pierres de taille reposant sur un degré.

Tombeau des Libella (Pl. i3). Ce mausolée, trouvé le 26 septembre 1812 et placé sur l'alignement de la rue des Tombeaux

i. PoMP. Ant. Hist., III, ICI,

TO.MHKAUX I:T M ONU M H M S FINK HA I M i:S. y|

(Planche IJI, o' lonibcau à planche), est d'une jiaiTailc conservation; ce n'est (((l'un grand c\[)pr , une sorle d'autel de travertin liant de 5 mètres et d'une forme noble, simple et élégante; il porte une inscription répétée sur les faces méridionale et occidentale. Ces deux inscriptions ne diilerent que par la coupe des lignes et par une faute, /ilu [)oui' /ilio^ qui se trouve dans l'une d'elles; voici celle de l'ouest :

M. ALLKIO LIBELLAE PATRI AEDILI II. VIR. PRAEFECÏO QVINQ. ET M. ALLEIO LIBELLAE F.

DECVRIONI VIXIT ANNIS XVII LOCVS MOXVMEXTI

PVBLICE DATVS EST ALLEIA M. F. DECIMILLA SACERDOS

PVBLICA CERERIS FACIVXDVM CVRAVIT VIRO ET FILIO

« A Marcus Allcius Lucius Libella père, édile, duumvir, préfet quinquennal, et à Marcus Alleius son fils, décurion, qui vécut dix-sept ans. Le terrain de ce monument a été donné par le peuple. Alleia Décimilla, prêtresse publique de Cérès, a fait élever ce tombeau à son époux et à

sou fils. I)

Il est assez singulier de voir la charge de décurion conférée au jeune Libella dans un âge aussi peu avancé , quand Cicéron répondait à un de ses amis qui invoquait sa protection pour obtenir ce titre , qu'z7 était plus facile de devenir sénateur à Rome que décurion à Pompéi \

Derrière le monument des Libella est une petite enceinte (Pl. J4) qui dut renfermer les sépultures de quelque famille d'une fortune médiocre.

On trouve ensuite le

Tombeau de Ceius et Labéox (Pl. 15), reconnu en avril 1813, mais fouillé et ouvert seulement en 1830 et reposant sur un soubassement continu qui porte également les monuments suivants. {Voy. Planche III, 2^ tombeau à gauche.)

Il a la forme d'un grand piédestal composé d'un socle et d'un dé ; construit en moellons , il est recouvert d'ornements en stuc. La décoration est bizarre et insoucieuse de toutes les règles de l'architecture, mais par cela même elle ne manque pas d'un certain caractère. La partie supérieure est détruite, mais l'entablement, les statues et l'inscription qui la composaient ont été retrouvés, bien que hors de place. Les statues en tuf, revêtues de stuc et d'un travail médiocre, étaient celles

i. Romœ si vis, habebit ; Pompeis difficile est. Macrob., Saturn., L. IL, c. 3.

\)2 lH)MPi:iA.

(riin homme couveii (Vmm loge et de plusieurs femmes assez bien (li'apécs. Voici rinsci'i|)lion , (lui esl im musée et n'a j)()ini été remplacée :

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