‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 50 sur 293 · L. CKIO L. F. MKN. L. LAHKO.N ITK1\ 1). V. 1. I). QVLNO · texte numérisé non relu

L. CKIO L. F. MKN. L. LAHKO.N ITK1\ 1). V. 1. I). QVLNO

MKiNOMACMVS L.

<i A Liicius C.cius IMcnoiiuichus, fils dn Liiriiis, et à Lurius L;il)(''ori, pour la seconde fois (luuiuvir chargé d(' rendre la justice, et (juinquennal, McMioinacIuis aiïranclii '. »

La face principale du monument présentait, dans sa partie supérieure, les médaillons de Ceius et de Labéon, mais il n'en reste plus de traces. Ces médaillons semblaient avoir été séparés par un vase ou plutôt par une corbeille. Au-dessous sont trois espaces remplis par une sorte de treillage et divisés par deux pilastres. Ceux-ci sont au nombre de trois du côté qui regarde la ville et qui se trouve ainsi partagé en quatre. Deux de ces espaces offrent également des treillages; les deux autres contenaient des bas-reliefs représentant chacun un guerrier armé de pied en cap et debout auprès de son cheval. De ces bas-reliefs, celui de gauche a entièrement disparu, et de celui de droite, il ne reste qu'un pied d'homme et un pied de cheval. Le côté opposé n'a que des treillages, des boucliers et une petite fenêtre destinée à éclairer la chambre sépulcrale. Enfin on reconnaît sur la face postérieure quelques trophées d'armes. Le socle porte encore les traces d'inscriptions peintes en grandes lettres rouges , mais aucune n'a pu être déchiffrée. Un escalier conduit au soubassement qui porte ce tombeau. Dans la chambre sépulcrale, qui paraissait avoir déjà été violée, on ne trouva que deux balsamaires de terre cuite et une très-belle urne de verre contenant des ossements.

Enceinte sépulcrale (Pl. d6). Derrière le mausolée de Ceius et Labéon s'étend une enceinte de 5'", 50 sur 6 mètres déblayée en 1830, dans laquelle se trouve un grand nombre de ces petits cippes arrondis en

1. Mazois suppose que l'abréviation MEN. de la première ligne indique que Labéon faisait partie de la tribu Ménénia, une des dernières tribus rustiques à laquelle étaient en effet agrégés un grand nombre d'iiabitants de la Campanie; nous n'avons pas adopté cette opinion, parce qu'un usage presque constant était que les affranchis empruntassent le nom ou le surnom de leurs patrons, et que c'est sans doute ce qu'a\ait fait Ménomachus, fondateur du monument.

TOMni:.\r\ i:t mommiats i UN-f^HAïuFS. u.î

forme de tête, nommés columellœ et dont nous aurons bientôt occasion de signaler plusieurs exempk-s plus impoitaiits. Ceux-ci sont en lave ou en pierre calcaire. Sur l'un de ces derniers on lit :

ICKIVS COM M \M s

Une seule coliimellc est en marbre, mais elle avait été faite avec les débris d'une dalle portant une moulure et ayant été employée primitivement à un autre usage.

A la suite du monument de Géius et Labéon se trouve le ToMnEAU DE Salvius (Pl. 77j, jeune enfant mort à l'âge de cinq ans, ainsi que nous l'apprend l'inscription :

SALVIVS PVER VJX. ANMS V.

Ce n'est qu'une petite niche carrée très-basse avec un fronton, ayant en avant une petite cohimelle; elle est suivie du

Tombeau de Gratus (Pl. '18), découvert le 25 juillet 1812, autre jolie niche en cul-de-four qui était également ornée et au fond de laquelle était peint debout un jeune homme au-dessus duquel pendaient des guirlandes de fleurs; on y voit aussi une petite cohimelle^ et une plus petite encore est adossée extérieurement au pied-droit de gauche. Dans le soubassement qui porte le monument est encastrée une copie de l'inscription qui nous apprend que le jeune Valésius Gratus n'avait vécu que douze ans.

N. velasio ghato

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