‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 51 sur 293 · VIX. AN.X. MI · texte numérisé non relu

VIX. AN.X. MI

Derrière ce monument sont deux tombeaux ruinés inconnus (Pl. 19 et 20), composés chacun d'un grand cippe en maçonnerie porté par un soubassement contenant une grande chambre sépulcrale voûtée. Au pied de ces tombeaux existe un grand nombre de columelles de tuf dont aucune ne porte d'inscription. En traversant la rue qui s'étend derrière les monuments que nous venons de décrire, on trouve à l'extrémité septentrionale de l'auberge (Pl. 8) trois grands sarcophages (Pl. 2i)

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composas (le dalles de tuf; deux sont encore entiers et n'ont point été ouverts \

HevenanI h la l'ue des Tombeaux, on voit à la suite de celui de (ii'idus, et sur le nicnie soubassement, les sépultures de la famille Arria. La j)renn'ère et la plus imporlante est le

ToMiîKAU DI-: DiOMi'DK (Pi.. "J'J) . qui paraît avoir été le chef de la famille. Ce monument, découvert le 22 septembre 177/| , est construit en moellons et revêtu de stuc-; il est aujourd'hui en très-mauvais état. Sa façade avait 2'", 50 de large sur 2'", 80 de hauteur, sans compter le fronton qui est en partie détruit; sa profondeur est de i"',55. La façade, ornée de deux faisceaux, porte l'inscription :

M. ARRIVS ) . L. DIOMEDES

SIBI SVIS MEMORIAE

MAGISTER PAG. AVG. FELIC. SVBVRB.

Le sigle î , qui ne ressemble à aucune lettre connue, a été diversement interprété; on a cru y reconnaître un G ou un L, et on a lu Caiœ ou Liviœ; je crois qu'on doit y voir une espèce d'I , et alors l'inscription sera lue :

« M. Arrius Diomède, affranchi de Julie, Juliœ Ubertus, maître du faubourg ou bourg suburbain 3 Augusto-Félix, h lui-même, aux siens et à leur mémoire. »

Je suis d'autant plus fondé à croire que la lecture Jiiliœ peut être la bonne, que nous verrons qu'une femme nommé Julia Félix était une des plus riches propriétaires de Pompéi, et que, d'un autre côté, nous trouvons ici le tombeau de deux Tychè dont l'une prend le titre d'affranchie de Julie, et l'autre se vante d'avoir été attachée à la personne de Julie, fille d'Auguste.

Une seconde inscription est placée au-dessous d'un petit mur qui sépare le tombeau principal des deux derniers (Pl. 23), qui ne sont

1 . Chez les Romains, et ce fait a été récemment encore confirmé par les fouilles de la voie Appienne, les corps fvu'ent dans les mêmes temps brûlés ou enterrés, au choix des familles; mais il paraît que l'inhumation était rare à Pompéi , car ces trois sarcophages en sont presque le seul exemple.

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