‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 65 sur 293 · N. FESTI AMPLIATI FAMILIA GLADIATORIA PVGNA. ITERVM · texte numérisé non relu

N. FESTI AMPLIATI FAMILIA GLADIATORIA PVGNA. ITERVM

PVGNA XVI K. IVN. VENAT. VELA.

« La troupe de gladiateurs de Numérius Festus Ampliatus combattra pour la seconde fois. Combat, Chasse, Velarium, le 10 des calendes de juin »

3. Ces gladiateurs, qu'on appelait aussi Hoplomaques , étaient armés de toutes pièces à la manière des Samnites, dont on leur avait donné le nom.

4. Le Mirmillon était souvent opposé au rétiaire; aussi portait-il sur son casque un poisson que semblait poursuivre son adversaire armé du filet et du trident, pendant que le peuple chantait : Non te peto, piscem peto, quid me fugis. Galle ?

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trois gradins (jiii j)oi-lenl le (:ij)pe funéraire, et dont quelques-uns sont conservés sm- les laces du nord vA du midi, l'etracent des luttes d'une autre espèce; ce sont des combats de beslidlivs, contre des animaux de toutes sortes, ou d'animaux culvr, eux, coml)ats que les Romains appelaient chasses, re72a/îo?<e.v. I^irmi les animaux on reconnaissait des lions, des panthères, des sanglieis, des loups, des chiens, des cerfs, des gazelles, des taureaux et jus(iu'à des lièvi'cs. Les épisodes, habilement variés, rendaient cette suite fort intéressante; il y avait surtout une scène très-curieuse, (|ui montrait comment on familiarisait les jeunes bestiaires avec l'aspect et les hurlements des bêtes féi'oces et comment on leur apprenait à les combattre. On y voyait un jeune homme, encore peu habile dans ces sortes de combats, attaquant une panthère irritée. L'animal portait un collier auquel tenait une longue corde nouée par l'extrémité opposée à la sangle qui ceignait un taureau qui ne faisait que retenir un peu l'élan de la bête féroce, sans paralyser entièrement ses mouvements. La chambre sépulcrale que renferme le soubassement recevait l'air par un petit soupirail ; c'est un columbarium entouré de quatorze niches, et dont la voiàte qui porte le cippe est soutenue par un pilier carré, percé à jour sur ses quatre faces et formant ainsi une espèce de tabernacle qui était fermé d'un côté par un rideau épais attaché à des clous, et des trois autres par des vitres; il était sans doute destiné à recevoir une urne, ou plutôt une lampe. Ce tombeau avait du être violé à une époque postérieure à la destruction de Pompéi, car toutes les urnes avaient été enlevées et les ossements qu'elles renfermaient vidés dans les niches; on n'a trouvé autre chose que ces débris et une petite lampe de terre cuite.

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Tombeau de la deuxième Tvchè.

Tombeau de la deuxième Tychè (Pl. 32), A côté du tombeau de Scaurus est un espace vide dans lequel on a trouvé, en novembre 1812,

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le cippc sépulcral ou columella en marbre d'une seconde femme du nom de Tyclic, il porle celte curieuse inscription :

T\GHES IVLIAE AVGVSTAE YEN EH.

« Au gt^ire protecteur • de Tychè, Venerea de Julie, fille d'Auguste '. »

On voit que les anciens, sous le rapport de la courtisanerie, étaient encore plus avancés que nous; tout titre qui les rapprochait des princes les honorait, (juel que fût ce titre. Voici une femme qui se vante, jusque sur son tombeau, d'avoir rempli auprès de la fille d'Auguste les fonctions de Mercure auprès de Jupiter, l'emploi qu'au dire de Tacite , Pétrone remplit glorieusement à la cour de Néron !

Tombeau de Servilia (Pl. 33). On a donné au tombeau inachevé qui succède à celui de Tychè le nom de tombeau de Servilia, parce qu'on y trouva un fragment d'épitaphe : servilia amico am.m... fragment qui prouve au contraire que le monument fut élevé par Servilia, et non point en son honneur. La disposition de ce mausolée est la même que celle des tombeaux de Naevoleia et de Galventius; le cippe s'élève sur deux gradins de marbre blanc reposant sur un grand soubassement; il ne présente qu'un massif de maçonnerie avec quelques rinceaux, une base, une corniche et un coussinet de marbre blanc; il contient une grande chambre sépulcrale à moitié souterraine, dont la porte est aujourd'hui murée et dans laquelle on trouva en octobre 1837 un cippe de marbre avec cette inscription :

LVCCEIA JA.NVAKIA.

Ce nom pourrait, au moins aussi bien que celui de Servilia, appartenir au tombeau.

1. II ne s'agit point dans cette inscription de Junon, femme de Jupiter, mais de l'une de ces divinités protectrices, ces espèces d'Anges gardiens que les Romains appelaient Junones pour les femmes, et Genii ou Silvani pour les hommes.

2. Quelques auteurs ont traduit cette inscription : « .4 Junon, Tychè Venerea de Julie Auguste. » Outre la bizarrerie d'une dédicace faite à la plus sévère des déesses par une femme exerçant de semblables fonctions, ils ont oublié que Tyches, TOyr.:, nom^grec, est ici le génitif de TO/r., et que, par conséquent, leur interprétation est inadmissible. On a lu aussi : A Junon, Tychè affranchie de Julie, à Vénus Auguste. » Pour que cette opinion fût acceptable, il faudrait toujours que Tychè fût au nominatif, et de plus que Juliœ fût suivi de L, initiale de Libéria. D'ailleurs, il est évident que les mots Juliœ Augustœ sont inséparables; toutes les médailles d'impératrices et de princesses romaines en font foi,

H2 POMI'KIA.

Après co monunicnt se présentent la cour de la maison dite de Gicémii, iiiK» raii<i;t'e de boutiques, une citerne, l'entrée de la villa de Cicéron, puis enliu une rue de l'autre C()té de iaciuelle on trouve les

Hanc i-:t TOMiU'Aii DK 1Mami\. \a) tombeau de la prétresse Mamia (Pi,. >i(>) est placé en arriric de la lip^ne des autres mausolées, étant séparé de la rue par une portion assez considérable de l'enceinte au fond de huiuelle il s'élève et par le banc semi-circulaire qui en dépend \ L'enceinte est une terrasse soutenue par une muraille percée de petites arcades dans sa partie supérieure. Du côté opposé à la rue est une petite porte, seule entrée du monument, et devant laquelle il semble avoir existé un seihlcretum (Pl. »^7) , un lieu de sépulture pour les pauvres

gens -.

Hoc miserœ plebi stabal commune sepulcrum.

Horace, L. 1, Sat. 8.

Le tombeau de Mamia, découvert en 1769% est un massif carré de maçonnerie reposant sur un stylobate. Chaque côté était orné de quatre colonnes cannelées d'ordre corinthien à moitié engagées dans la muraille et formées d'assises de briques; le tout est revêtu de stuc. C'est dans la face qui regarde la ville que se trouve l'entrée de la chambre sépulcrale entourée de niches ornées de peintures, et ayant au centre

Antéfixe.

un massif carré destiné à porter l'urne de Mamia, qui était d'argile et renfermée dans une autre de plomb. La partie supérieure du monument

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