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3. Un de ces magnifiques casques, donné par le roi Murât à l'impératrice Joséphine, était passé, à la vente de la Malmaison, dans la collection Pourtalès; il est aujourd'hui au musée de Saint-Germain-en-Laye.
4. Ce fait a été établi de la manière la plus positive par le P. Garrucci, dans une excellente dissertation insérée dans le treizième numéro du Bulletin archéologique napolitain, janvier 1853; mais nous pensons que ce savant antiquaire pousse trop loin les conséquences de sa découverte en voulant ne voir dans l'édifice qui nous occupe qu'un établissement de gladiateurs, un de ces Ludus gladiatorius dont parle Juste Lipse {Salurn., I, 1). Une ville aussi peu considérable que Pompéi n"eût pu entretenir une troupe de gladiateurs assez nombreuse pour exiger de si vastes logements.
ou A UT IF. H l)i:S SOLDATS. I i7
(luanlité de squelettes ; ou n'en a pas compté moins de soixante-trois, répartis surtout dans les chambres du premier étage \ N'est-il pas sup- [)Osable ([uc ([uekiues motifs de discipline ont retenu les soldats h leur poste trop longtemps pour penneltre à tous d'échapper à la mort ?
(]eci posé, passons en revue les diverses parties de l'édifice, et voyons si elles ne nous fourniront pas encore de nouvelles preuves à rai)pui de notre opinion.
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Plan du Quartier des soldats.
Le Quartier des soldats est un vaste parallélogramme, une sorte de cloître entouré de portiques élevés en avant de bâtiments à deux étages; ces portiques, soutenus par vingt-deux colonnes dans un sens et dix-sept dans l'autre, en comptant deux fois les colonnes d'angle, ont des grands côtés 55 mètres de longueur, et des petits 41'", 10, sur une largeur de 4'", 30; ils entourent un vaste préau, une area qui dut servir aux exercices de la garnison. Ce préau a 46'", 60 sur 34'%80; on y voit au centre une grande table antique et dans l'angle N.-E. une fontaine moderne, ombragée de saules pleureurs.
Les soixante-quatorze colonnes de tuf revêtu de stuc étaient primitivement d'un ordre dorique grec très-simple et de bon goût; à l'époque d'une restauration, les chapiteaux avaient été enrichis d'un plus grand nombre de moulures, changement qui ne paraît pas avoir nui à leur élé-
1. Dans une seule pièce, le 16 avril 1708, on trouva réunis trente-quatre squelettes.
PoMP. Am. Hist., I, 212.
POMPKIA
gance. C(»s colonnes, hautes do ;V",()(), sont lisses jusqu'au tiers de leur haulour ol cainielces dans les doux autres tiers; elles sont peintes en rouge. I.es deux colonnes du centre de chacun des grands cotes du poiti((ue et la colonne du milieu des deux petits étaient colorées en bleu, pcnit-étre afin (|ue, divisant la place d'arni(3s en (juatre, elles servissent de jalons pour les manœuvres. Dans les entre-colonnemenls du coté méridional et d'une [)arli(' du cùlé oriental, étaient des piédestaux dont on voit encore les traces sur les dalles; il est dillicile de supposer (ju'ils aient pu porter tous des statues; force est donc d'avouer que nous ignorons leur destination.
Soldat gravé sur une colonne.
Tout l'intérieur du portique et des chambres était également peint et présentait des ornements assez élégants, bien qu'exécutés avec négligence. En plusieurs endroits, des soldats désœuvrés avaient tracé à la pointe, sur le stuc des colonnes, des inscriptions et des figures grossières représentant des guerriers, des combats de gladiateurs, dessins semblables en tout à ceux dont aujourd'hui encore le jeune lazzarone, ou le gamin de Paris, illustrent les murailles de nos villes modernes. Nous reproduisons un de ces dessins, haut seulement de 0"\06, qui était gravé à la pointe sur le stuc rouge de la neuvième colonne en venant du théâtre.
Cette figure a été détachée et portée au musée, mais la colonne a conservé un assez grand nombre d'inscriptions grecques et latines, la