‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 98 sur 293 · Voy. la lettre en tète du chapitre · texte numérisé non relu

Voy. la lettre en tète du chapitre

m POMPKIA.

inaiil 1(^ ((MilriMrmio construction rectangulaire et surmontée d'une voûte ayant la ïovnw d'un coiic tronqué ouvert par le sommet qui était vitré et paraît avoii" ét(' peint en noir. Dans les parois de la rotonde s'ouvraiiMil ([uatre niches semi-circulaires de l'",C8 de largeur sur î2"',20 de haufeui".

Au milieu du pavé est Valmis, baptislerium ou piscine \ bassin rond de /|"',r)() de diamètre à son ouverture sur j"',17 de profondeur, entièrement revêtu de marbre blanc et entouré de deux gradins sur lesquels s'asseyaient les baigneui's. Le gradin inféi'ieur est en partie détruit et entièrement dépouillé de ses marbres, si toutefois il a jamais eu d'autre revêtement que le ciment qui couvre le fond de la cuve. L'eau y était amenée par un tuyau de bronze aplati, large de 0"',15 et sortant de la muraille à i'",17 du sol. Gau suppose, et cela avec quelque vraisemblance, que ce conduit dut être masqué par une statue qui versait elle-même l'eau dans le bassin, mais on n'en voit aucune trace. Au fond de celui-ci est une ouverture pratiquée pour le vider et le nettoyer, et une seconde, placée près de la surface, laissait écouler le trop-plein. Le frigidarium était élégamment décoré; le mur était orné de plantes vertes presque eiTacées, se détachant sur un fond jaune; le socle est rouge ainsi que la frise, qui est enrichie de bas-reliefs en stuc blanc d'une composition gracieuse, représentant des Amours conduisant des chars, et précédés d'autres Amours à cheval". Les parois des niches étaient peintes en bleu et leurs cQls-de-four en rouge; les archivoltes offraient de jolies moulures en stuc.

En sortant du frigidarium, le baigneur, traversant de nouveau Vapodijlerium^ entrait par une porte dont les jambages sont quelque peu inclinés à la manière des Egyptiens ou des Étrusques, dans le tepidarium ou cella média, m, comme Pline nomme cette salle, dont la douce chaleur préparait le corps à la température élevée de l'étuve, et dans laquelle aussi, au sortir de celle-ci, la peau était séchée et parfumée d'huiles odoriférantes renfermées dans des boîtes de corne , d'albâtre ou de verre, appelées guttiili. Le tepidarium, long de 10 mètres, large de 5'", 60, était la plus richement décorée de toutes les salles des

\. Le nom grec de ce bassin était AouTpov. 2. Herc. et PoMP,, I, p/. 38.

thermes*, et cela devait èlrc , car c'était cette pièce que, pendant les journées d'hiver, les philosophes choisissaient pour leurs leçons, les oisifs pour leurs entreliens, les balcleui's et les mimes pour leurs exercices.

Elle était éclairée au fond par une feiKMre percée entre deux grandes figures de stuc, et garnie de quatre vitres épaisses, larges de 0"',55 sur ()"',7G, retenues dans un châssis de bronze par des feuillures et des boutons tournants de môme métal.

Au-dessous de la fenêtre est un trou carré traversant toute l'épaisseur de la muraille et dans lequel on plaçait une lampe qui éclairait à la fois le tepidarium et Vexèdre à laquelle il est adossé. Les parois peintes en rouge offrent, à la hauteur de l'",70, des espèces de casiers surmontés d'une corniche que soutiennent des Telamons'- hauts de 0'",6i de terre cuite revêtue de stuc ^ La plupart de ces figures sont nues; quelques-unes cependant ont autour des reins, soit une fourrure, soit une peau de poisson garnie de ses écailles. Les nus étaient peints couleur de chair, les cheveux et la barbe étaient noirs. Plusieurs lampes ont été trouvées dans les cases dont la destination a donné lieu à bien des conjectures. Il nous semble évident que ces cases n'ont jamais pu, comme on l'a supposé, servir à déposer des parfums, car leur tablette inclinée en avant eut exposé les vases à des chutes continuelles; nous croyons plutôt qu'on dut y déposer les couvertures légères, sindones , dont les baigneurs se couvraient au sortir de l'étuve. et les serviettes, mantilia ou mappœ^ dont ils se servaient pour s'essuyer.

La voûte, dont une partie est malheureusement détruite S était richement décorée de caissons et de compartiments en stuc enrichis de figures et d'arabesques sur fond rouge et bleu. Les figures sur les premiers plans sont en relief, et celles des seconds plans simplement peintes en blanc. Quelquefois il n'y a de peint qu'une partie des figures, un bras ou une jambe, et le reste est en relief. On peut encore distinguer un Amour porté par deux chevaux marins, que précède un autre Amour

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