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ODÉON

deux théâtres adossés l’un à l’autre, qui, lorsque les représentations de la scène furent terminées, tournèrent sur pivot avec tous les spectateurs qu’ils contenaient, et, se réunissant, formèrent un amphithéâtre où furent livrés des combats de gladiateurs.

Déjà , en l’an de Rome 599 (155 avant J.-C.) , le censeur Cassius avait entrepris d'élever un théâtre à demeure entre le Lupercal et le mont Palatin; mais l’austérité des mœurs romaines et la fermeté du consul Scipion Nasica s'étaient opposées à la construction de cet édifice ‘. C'était au grand Pompée qu’il était réservé de doter Rome de son premier théâtre de pierre, qui fut dédié l’an de Rome 699 (55 avant J.-C.) ©. Il imita, dit Plutarque, le théâtre de Mitylène, mais sur une bien plus grande échelle, puisque le sien pouvait contenir quarante mille spectateurs.

Bientôt les théâtres se multiplièrent dans la métropole; la passion des jeux scéniques gagna les provinces , et il n’y eut plus une petite ville qui ne possédât un théâtre plus ou moins vaste selon sa population. Pompéi en eut deux que l’on désigne sous les noms de l’Odéon et du Grand Théâtre ou Théâtre tragique.

OpÉoN (PL. U). Placé, suivant la prescription de Vitruve, dans le voisinage et à gauche du Grand Théâtre ?, l’'Odéon était un édifice couvert destiné aux représentations musicales“, aux répétitions dramatiques, aux concours poétiques et probablement aussi aux spectacles d'hiver ‘ ; celui de Pompéi*, reconnu pour la première fois le 23 mars 17697, ne fut déblayé que de 1793 à 1796; il pouvait contenir quinze cents spectateurs. Sur le mur qui le séparait du Grand Théâtre, on découvrit le 43 mai 1769° une inscription qui a été remplacée par une

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