‹ PompeiaChapitre 112 sur 267 · Pomp. ANT. HisT., II · texte numérisé non relu

Pomp. ANT. HisT., II

ÿ,. Ganrruccr. Inscriptions gravées au trait sur les murs de Pompéi.

6. Deux autres inscriptions ont une grande importance; l’une est relative au siége de Pérouse en l’an de Rome 713, et l’autre date du consulat d’Agrippa et de Taurus en 717. Ces inscriptions

Des tessères ou billets de spectacle trouvés dans l’Odéon ont soulevé de nouveau une question longtemps agitée par les antiquaires. L'entrée des théâtres était-elle entièrement gratuite? Il est certain qu'il n’en était pas ainsi en Grèce, où le prix ordinaire d’une place était d’une dragme, prix qui fut plus tard réduit à deux oboles*. Périclès, pour se rendre populaire, ordonna qu’on tirerait de la caisse publique une certaine somme allouée au choragus ou directeur pour l’indemniser des places occupées gratuitement par les citoyens pauvres. Chez les Romains, les places durent être gratuites , toutes les fois que les jeux étaient donnés au peuple par des magistrats ou des particuliers qui briguaient sa faveur ; mais il paraît qu'il arrivait aussi parfois que les jeux étaient donnés par un entrepreneur, et c’était alors qu’un prix était perçu pour chaque place. Ceci explique ces trois passages, pièces les plus importantes du procès. Suétone dit dans la vie de Caligula : ]nquietalus fremitu gratuita in circo loca de medid nocte occupantium *.… « L'empereur, fatigué du tumulte que causaient ceux qui, dès le milieu de la nuit, s’emparaient des places gratuites du Cirque... »

Il y avait donc des places non gratuites.

On lit dans le prologue du Pænulus de Plaute :

Servi ne obsideant, liberis ut sit locus,

Vel as pro capite dent : si id facere non queunt, Domum abeant.....

« Que les esclaves n’assiégent pas les places ;-qu’ils les laissent aux hommes libres, ou qu’ils payent un as par tête; s’ils ne peuvent le faire, qu’ils retournent au logis. »

Enfin, dans le prologue de l’Asinaria du même auteur nous trouvons ces deux vers qui viennent encore à l’appui de notre opinion :

Face jam nunc, præco, omnem auritum poplum.

Age, nunc reside ; cave modo ne gratiis.

«Allons, héraut, dis au peuple d’être tout oreilles. Fort bien! À présent remets-toi à ta place et n'oublie pas de te faire payer. »

Les tessères étaient des espèces de jetons en os, en terre cuite, ou en bronze, portant, soit le nom de l’auteur de la pièce, soit l'indication

sont au nombre des plus anciennes à date certaine qui aient été découvertes à Pompéi. Une seule remonte à l’année 675 et au consulat de Lepidus et Catulus.

; : Garrucci. Inscriptions de Pompé.

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