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2. « Par le moyen de tours placées dans le rempart assez près les unes des autres, les murailles des anciens présentaient des parties saillantes et rentrantes. Si les ennemis veulent appliquer des échelles ou approcher des machines contre une muraille de cett: construction, on les voit de front, de côté et presque par derrière, et ils sont ainsi exposés de toutes parts aux projectiles de la place, » Vecèce, Rei milit., L. IV, c. 2.

3. « Les tours doivent être rondes ou à plusieurs pans, car celles qui sont carrées sont bientôt ruinées par les machines de guerre, et les béliers en rompent aisément les angles; tandis que dans la forme ronde, les pierres taillées comme des coins résistent mieux aux coups qui ne peuvent que les pousser vers le centre. Virre 410610.

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le second était de niveau avec le terre-plein des courtines et communiquait avec lui par des arcs; enfin sur sa voûte était une terrasse protégée par des créneaux. On arrivait aux divers étages par un escalier placé à la partie postérieure de la tour.

Il n’y à point d'apparence qu'au pied des remparts il ait jamais existé de fossés, et c’est à tort que quelques auteurs ont supposé qu’ils avaient pu être comblés par ordre de Sylla, ou par l’éboulement d’anciennes murailles.

L’enceinte de Pompéi était percée de sept portes qui ont recu les noms de portes de Capoue, du Sarnus, du Vésuve, de la Marine, de Stabia, d'Herculanum et de Nola. Il ne reste rien des deux premières, et un pan de muraille indique seul l'emplacement de la porte du Vésuve. Toutes les portes étaient de construction romaine, à l’exception de celles de Nola et de Stabia.

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Porte de la Marine.

La PORTE DE LA MARINE, voisine de la station du chemin de fer et par laquelle on pénètre aujourd’hui dans Pompéi, est un passage montant, voûté et pavé, de 23 mètres de long sur 5",35 de large et environ 8 mètres de hauteur; il est percé au milieu de grands magasins antiques ‘ et surmonté de constructions modernes.

À gauche de la voûte principale est un second passage réservé aux

1. Dans ces magasins que l’on restaure sera installé incessamment un nouveau musée qui ajoutera à l'intérêt déjà si puissant qu'offrent les ruines de Pompéi.

piétons, large seulement de 1",72 et haut de 4 mètres. Celui-ci rachète le plan du pavé incliné réservé aux chars par une suite de degrés aboutissant à un trottoir horizontal qui ne se réunit à la rue passant sous la grande voûte qu'à son extrémité. Les murs sont en opus reticulatum, preuve de leur construction romaine.

L'entrée de la grande arcade présente dans le sol une grosse pierre saillante sur laquelle venait battre la porte, mais qui ne conserve aucune trace de verroux, et aux côtés les deux pierres qui portaient les pivots sur lesquels elle roulait. Dans la muraille sont les deux trous de la barre, Repagulum * ou Sera * qui la tenait fermée.

C'est à droite, avant de pénétrer sous la voûte, que l’on voit le laraire dont nous avons donné le dessin? ; ses murs de stuc sont bien conservés, mais ne paraissent pas avoir eu d'autre ornement que des peintures aujourd’hui disparues.

La PorTE DE SraBra n’a été mise à découvert qu'en 1851; elle est de construction très-ancienne et flanquée de fortes murailles composées de grands blocs de pierres du Sarno assemblées sans ciment, entre lesquelles passe une voie de largeur médiocre, n’ayant de trottoir que d’un seul côté. Cette porte ne fermait pas par une herse, et l’on y voit, comme à celle de la Marine, les dés en pierre qui recevaient les pivots de ses deux battants. Dans un angle du passage est implantée dans le sol une pierre de travertin portant une inscription osque qui a beaucoup exercé la sagacité des antiquaires napolitains et donné des renseigne ments curieux sur la topographie et la voirie de Pompéi. Voici comment elle à été interprétée par le savant archéologue Quaranta :

« Les édiles Publius Sittius, fils de Marcus, et Numerius Pontius, fils de Publius, ont déter-

1. «Ensuite ayant arraché les barres et brisé les portes, ils s’efforcèrent de soulever la statue (d’Hercule à Agrigente) et de l’ébranler avec des leviers. »

Postea convulsis repagulis, effractisque valvis, demoliri signum ac vectibus labefactare conantur.

Cicéro, {n Verrem, L. 1V. de Signis, 43.

Fesrus, v° Repagulum.

2, « La barre que l’on te pour ouvrir les portes. » Sera, quà remolà fores panduntur.

Varr., De ling. lat., L. VII, 108.

« Mets la barre, enferme. Mais qui gardera les gardiens? »

Pone seram, cohibe. Sed quis custodiet ipsos Custodes ? JuvÉNAL, Sal. VI, 348.

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