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C. IVLIVM POLYBIVM II VIR. MVLIONES ROG

« Les muletiers implorent C. Julius Polybe, duumvir. »

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avec un grand péristyle corinthien qui n'avait pas moins de 28",90 de largeur; son portique était formé d’arcades portées par des piliers auxquels étaient adossées des demi-colonnes. Ces arcades étaient closes par des châssis vitrés, car on distinguait encore parfaitement les trous carrés ménagés dans la tablette de marbre du pluleus pour recevoir les montants des châssis *.

Le portique du péristyle était, ainsi que plusieurs chambres, pavé en mosaïque blanche et noire *. Une fontaine qui décorait l’area n'était # point dans l’axe du péristyle, mais un peu de côté afin de faire face à | la porte du principal vestibule, une autre fontaine plus petite était dans l’une des pièces entourant le péristyle; toutes deux n'existent plus.

Sous cette maison règne la plus belle cave de Pompéi ; on y descendait par un escalier extérieur ouvrant seulement sur la rue.

Le trottoir devant la maison de Polybe n’a pas moins de 0",72 de hauteur et, pour y monter de la chaussée, on avait dû y pratiquer trois degrés en face de chacune des deux portes.

Un mur mitoyen sépare la maison du forgeron de l

ACADÉMIE DE Musique (PL. 16). En face de la porte de droite de la maison de Polybe est une habitation découverte en janvier 1806; elle doit son nom aux nombreux instruments de musique peints dans plusieurs des pièces entourant l’atrium. Parmi les quatre boutiques de la façade, il en est une à gauche de la porte qui communique avec le prothyrum, ce qui doit faire supposer qu’elle était occupée par le dispensalor, remplissant en même temps les fonctions de portier. Ces boutiques, comme toutes celles de Pompéi, se fermaient sur la rue au moyen de volets glissant dans des rainures et retenus par des barres.

L’atrium toscan avait au milieu un compluvium de pierre bien profilé. À droite se présentent d’abord deux chambres, puis au lieu d’ala une salle de bains tout ouverte, ayant au fond un alveus ou baptisterium, dans lequel on descendait par deux degrés, ainsi que nous

l'avons vu aux Thermes, mais qui est ici en pierre, pavé de briques et

1. Ces portiques vitrés ne sont pas sans autre exemple dans l'antiquité ; on en à vu représentés dans des peintures antiques, et d’ailleurs leur usage est attesté par ce passage de Pline le Jeune décrivant sa maison de Laurentum : « On trouve d’abord une galerie semi-circulaire qui enferme une petite cour assez riante, et qui offre une agréable retraite contre le mauvais temps, car eile est protégée par des vitres et encore plus par le toit qui la couvre.» L. IT, epist. 17.

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