V. page
guider dans le labyrinthe, Apollon et Diane, des Amours et des danseuses. Un petit laraire qui était creusé dans la muraille à disparu dans de récentes réparations. Dans la pièce de l’autre côté du prothyrum d’autres peintures, déjà fort endommagées en 1854, représentaient Diane, Cérès et Vénus ; aujourd’hui la première seule est reconnaissable. Dans le tabhnum, il ne reste que quelques jolis médaillons malheureusement presque effacés, renfermant chacun deux têtes. Les Pompéiens faisaient sans doute grand cas de ces dernières peintures, car on s’occupait de les détacher pour les transporter ailleurs ; l’un des médaillons avait déjà été enlevé, et autour d’un autre on avait commencé à entailler la muraille pour l'enlever également. | Après la maison de Neptune et du même côté de la rue est une
* Maison sans Nom (PL. 119). Cette habitation est remarquable par la grandeur de son impluvium carré qu’entoure un mur d’appui, un pluteus, creusé pour recevoir des fleurs. Au côté gauche, limpluvium présente quatre colonnes rondes non cannelées, et une colonne seulement à chacun des angles opposés. Ces colonnes bien que très-sveltes sont doriques et sans bases; leurs chapiteaux sont plus ou moins conservés. La pièce immédiatement à gauche du prothyrum conserve un fourneau ; elle avait, ouvrant sur l’atrium, une petite fenêtre qui avait été condamnée dès l'antiquité. L’atrium n’a pas de chambres à droite, mais à sa gauche il en existe quatre dont une très-grande s'étendant jusqu’à la rue. Celle-ci est, ainsi que les deux dernières, ornée de grands panneaux rouges séparés par des bandes jaunes. La seconde pièce, qui est un peu plus petite et plus simple, n’a qu’un fond blanc avec des bandes couleur brun-rouge. Derrière le tablinum que flanquaient à gauche un corridor aujourd'hui muré et à droite un cabinet d'étude, est une galerie soutenue par deux colonnes, régnant devant un assez large xysle.
La maison mitoyenne est celle que l’on désigne sous le nom de
* Maison DU GRAND-DUC MicHeL ou des VASES DE VERRE (PL. 33). Cette habitation doit son premier nom au prince de Russie en présence duquel elle fut fouillée, et le second à quatorze ou quinze vases de diverses grandeurs qui y furent trouvés. Par une exception, dont on trouve pourtant quelques exemples, il n’y a point de fablinum au fond de l’atrium, et celui-ci ouvre directement sur un péristyle qui est la
partie la plus remarquable de l'édifice. Ce péristyle présentait quatre colonnes de chaque côté, mais à droite les colonnes ne forment point portique, mais sont engagées à demi dans la muraille, dessinant ainsi trois grands panneaux où étaient peints des paysages. La frise qui les surmonte a d’élégants rinceaux peints où se jouent de petits Amours ; au-dessus règne une jolie corniche en stuc. Au milieu de l’area s’élevait une treille, pergula, portée par quatre colonnes peintes à limitation d’écailles de couleurs variées. Au fond du péristyle est un joli monopodium * de marbre blanc, et à gauche sous le portique se voit un massif qui porta un coffre-fort. À côté de l’exèdre est un friclinium où se trouvent encore plusieurs peintures représentant des porssons et des sèches. Cette maison à un posticum ou porte de derrière sur la rue de la Fullonica.
Plus loin, à droite de la rue de Modeste, se trouve la
MAISON DES DANSEUSES (PL. 32), découverte en 1809. L’atrium ne présente qu’un compluvium de pierre ; il n’a point de chambres sur ses côtés; les peintures qui décoraient ses murailles ont entièrement disparu, à l’exception d'un Bacchus tenant un thyrse qui occupe le panneau central de gauche, et dont la pose rappelle celle de lApollino; parmi ces peintures étaient quatre charmantes danseuses desquelles la maison à emprunté son nom. La disposition de cette habitation est exceptionnelle; le tablinum, étant reporté vers la gauche, le corridor, fauces, fait face au prothyrum, et à sa droite se trouvent deux chambres adossées ouvrant l’une sur l’afrium, l’autre sur le péristyle. Dans le tablinum dont le centre est pavé en mosaïque, on voit une peinture du plus mauvais dessin, représentant Méléagre et Atalante. Derrière le tablinum est un assez beau péristyle dont le portique entourait de trois côtés un petit jardin avec un élégant puteal et au fond un joli laraire surmonté d’un fronton soutenu par deux colonnes; à droite un grand triclinium n’a conservé de ses peintures qu'un Persée montrant à Andromède la tête de Méduse réfléchie dans l'eau *. À côté du triclinium se trouvent une élégante chambre à coucher et un posticum ouvrant sur
la rue de Narcisse. On a découvert dans cette maison un beau vase de