‹ PompeiaChapitre 164 sur 267 · d., III, pl · texte numérisé non relu

d., III, pl

vier 14825 une très-belle statuette de marbre représentant un Faune.

À droite du péristyle sont deux salles ; la plus petite F fut la cuisine; on y voit encore le fourneau, et dans l'angle à droite les latrines; la plus grande G dut être le ériclinium. Cette pièce, longue de 5",95 sur 5",60, et que protége un toit moderne, était richement décorée et offrait plusieurs peintures très-remarquables; on y voit au milieu d’élégantes arabesques, quatre charmantes danseuses, quatre héros, dont un est détruit, Léda présentant à Tyndare Castor, Pollux et Hélène dans un nid‘, Vénus, Adonis et l'Amour, composition dont la partie supérieure est très-endommagée, et Thésée abandonnant Ariane, une des belles peintures de Pompéi ; Ariane est endormie, Thésée monte sur son vaisseau aidé par un de ses matelots, tandis que deux autres hâlent sur des cordages ; Minerve du haut du ciel semble applaudir à la résolution du héros. Les mosaïques du pavé blanc et noir représentent des poissons, des cygnes et d’élégantes arabesques. Enfin sous le péristyle, auprès de la porte du triclinium, se trouvait une peinture bien précieuse, si, comme tout semble l’annoncer, elle est une copie du fameux Sacrifice d’Iphigénie de Timanthe, ce tableau si vanté par Pline ? et par Cicéron. Cette belle composition, très-bien conservée et d'assez grande proportion, a été portée au musée *.

Cette habitation avait un second étage ; on distingua dans les premières fouilles, parmi les fragments du pavé en mosaïque qui étaient tombés au rez-de-chaussée, une tête de Bacchus et quelques autres figures. Sur le mur occidental de cette maison, à l’entrée de la rue de la Fullonica, on voit encore quelques restes de cette inscription : NUMERII POEMATA ACCIPIES, {u recevras les poésies de Numerius.

En face de cette habitation sont les ANCIENS BAINS (PL. T., p. 167). Entre la maison du poëte et l'Arc de triomphe, sont plusieurs pièces composant un thermopole qui semble avoir servi de lieu de rafraîchisse-

ment à ceux qui fréquentaient les bains. Dans l’une d'elles un squelette

4, Herc. ET Powp., I, pl. 105, et III, pl. 140.

2. « L'Iphigénie de Timanthe a été célébrée par les éloges des orateurs (Cicéron, de Oratore, XXII). L’ayant représentée debout près de l’autel où elle va périr, l’artiste peignit la tristesse sur le visage de tous les assistants et surtout de Ménélas, puis, ayant épuisé tous les caractères de la douleur, il voila le visage du père, ne trouvant plus possible de lui donner l’expression convenable. »

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