‹ PompeiaChapitre 163 sur 267 · Ibid., 11, pl · texte numérisé non relu

Ibid., 11, pl

reste en place qu'un petit génie ailé bien conservé, et le fragment inférieur d’un tableau avec un Triton dont le torse est admirablement dessiné et qui devait conduire un char, et un Amour tenant un trident”.

Au centre de l’atrium est le compluvium avec un joli puteal de marbre. À droite en entrant on trouve la loge du portier 9, puis une chambre 8, qui ne conserve plus des peintures qui la décoraient que des panneaux jaunes avec un soubassement rouge et quelques arabesques. La première chambre à gauche 6 avait une porte et une fenêtre, disposition assez rare, et un renfoncement creusé dans le mur pour le dossier du lit; sa décoration était simple et du même genre que celle de la chambre précédente. La chambre 5 était beaucoup plus riche; pavée en mosaïque, elle présente sur ses parois des panneaux alternativement jaunes et rouges, séparés par des architectures; au centre des panneaux rouges étaient de petits Amours dont il ne reste qu’un seul ; les panneaux jaunes contenaient trois sujets : à gauche l’Enlèvement d'Europe tout à fait effacé, au fond Phryxus et Hellé où l’on ne voit plus que la tête de Phryæus, et à droite une composition très-malade , Apollon et Daphné, sujet obscène souvent reproduit à Pompéi?. Au-dessus règne une frise sur fond blanc représentant des Amazones debout sur des chars combattant des ennemis à pied. Dans les panneaux également jaunes et rouges de la chambre À sont peints des oiseaux. En face de cette pièce, de l’autre côté de l’atrium, est une ala 7 pavée en mosaïque noire et blanche; ses parois n'avaient que de simples ornements en architecture peinte, au-dessus d’un soubassement présentant des plantes sur fond noir.

Au fond de l’atrium est le tablinum 13 où se trouvait à droite une peinture médiocre, mais l’une des plus intéressantes par le sujet; elle est aujourd'hui au musée. On y voit un poëte assis en costume d’esclave, et dans lequel on croit reconnaître Térence lisant ses vers devant six personnages, parmi lesquels Apollon et Minerve qui semblent l’applaudir*. Le pavé de cette salle est en mosaïque; au centre était une

Le

. Herc. Er Pome., Il, pl. 61.

. C. FAMIN, Cabinet secret, pl. 49. . Herc. ET Pome., I, pl. 56 et 57.

IST DIOUT

composition trouvée le 2 mars 1825, qui a été enlevée et portée au musée ; elle est placée à juste titre au nombre des plus curieuses découvertes faites à Pompéi; c’est une répétition thédtrale, c'est l'intérieur des coulisses, le choragium, d'un théâtre antique. On y voit le choragus, le régisseur, entouré de masques scéniques et de ces objets divers que les modernes nomment accessoires, faisant répéter leurs rôles à deux acteurs costumés en satyres; un troisième, aidé d’un habilleur, s'efforce de passer une tunique qui paraît être trop étroite”.

A gauche du tablinum et par exception communiquant avec lui est une petite salle carrée 14, un éabularium, qui dut servir à contenir les archives ; sa décoration est simple ; ses panneaux offrent seulement au centre des oiseaux, une panthère, et des masques scéniques sur fond blanc. Cette pièce était éclairée sur la rue de la Fullonica par une fenêtre de 0,64 sur 0",91, placée à 2,28 du sol, élevé lui-même de 0,60 au-dessus du pavé de la rue.

La salle C fut probablement une bibliothèque. Après avoir franchi le corridor D, on se trouve dans le péristyle E, décoré de grands panneaux rouges et entouré de portiques de trois côtés seulement; sur le quatrième se trouve dans l'angle, et adossé à la muraille, un laraire 10, petite niche très-élégante, où l’on a trouvé une statuette de Faune. Dans le petit jardin qu'enferment les portiques, on à recueilli la carapace d’une tortue et plusieurs gouttières de terre cuite en forme de crapauds. À gauche du péristyle sont deux chambres à coucher, cubicula, AL et 12, ayant, comme le tabularium de petites fenêtres sur la rue de la Fullonica; dans la première on voit Vénus et l'Amour péchant à la ligne”, Ariane abandonnée* et Narcisse se mirant dans la fontaine; ce dernier sujet est presque effacé. Aux autres panneaux sont des guirlandes et des Amours dont deux très-bien conservés; l’un tient un coffret, l’autre un thyrse. La seconde chambre offre trois petits paysages dont un effacé, deux cerfs, deux panthères et une chèvre.

A côté de ces chambres existe une sortie dérobée, un posti-

cum 13. Dans l’angle de ce passage, près du laraire, on trouva le 30 jan-

1. Herc. ET Powr., V. Mosaiques, pl. 31. Une figure analogue à la dernière se trouve dans la frise du Parthénon; nous l’avons nous-même publiée. V. ATHÈNES, 2° édit. p. 125.

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