‹ PompeiaChapitre 168 sur 267 · PLINE, XXXV · texte numérisé non relu

PLINE, XXXV

1826, cette inscription peinte en lettres rouges qui paraît se rapporter

au magistrat dont la statue décorait le théâtre :

M. HOLCONIVM

POMARI UNIVERSI CVM HELVIO VESTALE ROGANT,

PRISGVM IT VIR:: 1. D.

« Tous les marchands de fruits et Helvius Vestalis invoquent M. Holconius Priscus, Duumvir chargé de rendre la Justice. »

MAISON DE LA GRANDE FONTAINE DE MOSAÏQUE, n° 36 (PL. 41). Cette maison contiguë à la petite habitation dépendant de la Fullonica à été découverte en 1826. Son atrium toscan n’a pas moins de 16",25 sur 13",10 ; au côté gauche, sur lequel, ainsi que je l’ai dit, est emprunté l'emplacement de la petite maison voisine, il n’y a point de chambres, mais seulement une ala ; le côté droit a trois pelites pièces avant son ala. Le tablinum était orné de gracieuses peintures, maintenant presque détruites, représentant des cerfs atlelés à un char, et des Amours combattant des animaux. Le pavé en mosaïque blanche encadrée d’une belle grecque noire est bien conservé. Dans le ériclinium placé à droite du tablinum et ouvrant par une large baie sur le xyste, était une peinture représentant une répétition théâtrale et dont la composition avait beäucoup d’analogie avec celle de la fameuse mosaïque de la maison du poëte ; M. Bonnucci crut y reconnaître une scène du Ailes de Plaute ; cette peinture est entièrement effacée.

Derrière le tablinum règne une galerie soutenue par trois colonnes sans bases, quoique d'ordre corinthien, et par un pilier à chaque extrémité. Au pied du pilier de gauche est l'embouchure grossière d’une citerne. La muraille du xvste faisant face à la galerie est divisée en panneaux décorés de peintures représentant des bosquets, dans le genre de celles que nous avons vues à la maison de Salluste et qu'on appelait lopia, ou opus topiarium; il reste peu de traces de ces peintures; on y reconnaît cependant encore, vers la gauche, une représentation curieuse et assez rare, une harpie très-bien conservée; c’est une femme ailée dont le bas du corps est celui d’un lion.

Vers le centre de cette muraille et faisant face au tablinum, bien

que sensiblement reporté vers la droite hors de son axe, est un monu-

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