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Henc. er Powp , VI, pl

MAISONS ET BOUTIQUES. 335 marbres les plus précieux. Au centre est une pelite table de marbre blanc portée par un pied cannelé; les peintures sont toutes détruites. Traversant lala dont nous avons parlé, on trouve un xyste entouré de trois côtés d’une terrasse de 1",20 de hauteur. Sur cette terrasse ouvre à gauche un cabinel dont le pavé est composé de superbes rosaces de porphyre et de serpentin se détachant sur un fond de jaune antique. Les murailles de la terrasse étaient couvertes de peintures peu soignées

représentant des arbustes, des oiseaux et plusieurs figures qui sem-

| blent être des esclaves apportant des plats. Au fond du xyste, à

l’angle droit, était un portique soutenu par deux piliers carrés; à l’angle opposé est une belle chambre à coucher à deux alcôves, exemple presque unique à Pompéi. Sur sa muraille extérieure, une peinture grossière représente une Bacchanale, et en retour est une assez belle mosaïque, découverte devant la duchesse de Berry en avril 4839, Achille à Scyros reconnu par Ulysse*. Déidamie, qui assiste à la scène, paraît effrayée; parmi les armes offertes par Ulysse est un bouclier sur lequel est retracée l'Éducation d'Achille. Deux autres mosaïques trouvées en même temps, mais .qui ont été portées au musée, représentent, l’une la Colère d'Achille et l’autre les Trois Grâces. L'intérieur de la chambre, très-richement décoré, offre au milieu d’élégantes architectures plusieurs esclaves et de charmantes figures de divinités parmi lesquelles on reconnaît encore Apollon jouant de la lyre. Au-dessus des peintures est une sorte de frise sans ornements que recouvrait une draperie dont les restes étaient carbonisés, et que surmontait une corniche de stuc. Les murs de la chambre étaient doubles pour mieux préserver de l'humidité.

On descend par trois degrés dans la partie inférieure du xyste qui fut déblayée en mars 1839; au centre est un bassin rond de marbre

| inscrit dans une petite enceinte carrée qui était entourée d’un garde-fou

soutenu par quatre piliers de marbre encastrés dans autant de dés qui existent encore. Enfin au fond du xyste était un grand triclinium d'été

| pavé en mosaïque dont le toit à deux versants était porté par quatre

colonnes, dont deux engagées, ayant leur premier tiers revêtu de

marbre, et la partie supérieure de mosaïques en émaux colorés acc m-

1. Herc. et Pomp., I, pl. 95. Cette mosaique y est par erreur décrite comme une peinture. Ce même sujet avait été peint par Polygnote à la Pinacothèque des propylées d’Athènes. Pausanias, Aft., L. XXII.

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pagnés de coquillages. Trois niches également revêtues de mosaïques occupent le fond et continrent sans doute des statues. Parmi les objets trouvés dans cette maison, citons une biche de bronze avec son faon, la statuette de marbre d’un enfant endormi tenant un panier qu'une souris vient mettre à contribution *, un tableau représentant la Paix, suspendu à un clou, et qui avait été détaché d’une autre muraille peut-être après le tremblement de terre de 63, les fragments d’un bisellium de bronze avec des méandres d'argent, enfin une cassette de bronze avec des instruments de chirurgie et des médicaments.

Traversant la rue de Mercure, on voit en face de la maison d’Apollon et également au pied des remparts la * Maison pu pue D'AUMALE, n° 18 (Pr. 49), ainsi nommée parce qu’elle fut fouillée le 12 juillet 1842, en présence de ce prince, fils du roi Louis-Philippe. Elle n’offre guère de remarquable qu’un bloc de pierre placé dans l’atrium et creusé pour recevoir un pressoir. Dans une chambre, près d’un squelette, on trouva deux bracelets en or à tête de serpent, une paire de boucles d'oreilles, quelques monnaies, un candé-

labre de bronze et quelques autres objets brisés *.

Plan de la Maison de Méléagre.

Maison DE MÉLÉAGRE, où pes NÉRÉiDES, n° 15 (PL. 50). Cette maison, découverte en 4829 et 1830 est remarquable par la richesse de

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