Pomren, p
damasquinures et des ornements d'argent, et qui dut servir de brûleparfums.
Au fond du péristyle est un rare exemple d’un æcus corinthien T, c'est-à-dire entouré de trois côtés de colonnes isolées‘. Celles-ci, au nombre de douze, sont peintes en jaune, tandis que celles du péristyle sont rouges et blanches. La façade de l’œcus, entièrement ouverte, offre quatre colonnes d’un plus fort diamètre et dépassant de beaucoup en hauteur celles de l’intérieur; les deux du milieu, a b, sont isolées, mais ont derrière elles deux demi-colonnes engagées dont les chapiteaux atteignent à peine les deux tiers de leur hauteur. Les deux autres, € d, placées comme des antes en avant des murailles, ne sont que des demicolonnes.
L’œcus pavé en mosaïque blanche et noire, et large de 5",85 sur 6",40, avait ses murailles ornées de peintures en camaïeu jaune représentant plusieurs danseuses, Ariane el Thésée après la mort de Minotaure, et un jeune homme présentant à une femme effrayée un serpent entortillé autour d’un bâton recourbé, d'un pedum*, sujet encore inexpliqué et qui est emprunté à quelque trait mythologique resté inconnu aux modernes”. Le soubassement en camaïeu rouge offre de petites figures de Faunes , des paysages et des animaux fantastiques.
À droite de l’œcus est une petite pièce 28 sans autre ornement qu’une belle corniche en stuc, ce qui fait supposer que sa décoration n’était pas achevée ; on devait peut-être y employer la chaux du dolium déposé près de là à l’angle du viridarium. On trouva dans cette pièce un casque de soldat, un petit huilier de bronze, une balance, des fragments de montures de lit, etc. Près de sa large baie toute ouverte est sur le sol un mortier de pierre. D’après la position de cette pièce, nous pensons qu'elle fut une sorte de cabinet d'étude.
À gauche de l’œcus est une salle plus vaste, une exèdre 29, dont
au contraire la décoration était d’une grande richesse. Le pavé est une
1. « Cette salle, dit Dyer, est unique; on peut y reconnaître que, suivant la description de Vitruve, l’æcus égyptien diffère du corinthien parce que le plafond du dernier est supporté par un rang de colonnes et que toute la chambre est d'égale hauteur, tandis que le premier à un petit rang de colonnes placé au-dessus du rang principal et est entouré d’une galerie au niveau du chapiteau de l’ordre inférieur, comme dans les églises gothiques. » Pomprtr, p. 427,