‹ PompeiaChapitre 188 sur 267 · Herc. ET Powp., III, pl · texte numérisé non relu

Herc. ET Powp., III, pl

4. Un Priape en bronze trouvé à Abbeville, et que j'ai publié dans mon INTRODUGTiON A L’HIS- TOIRE DE FRANCE, Pl. 31, est vêtu de ce même cuculle.

centre de l’atrium est un compluvium de marbre blanc bien profilé ; à droite, il n’existe pas de chambres; dans une de celles de gauche est une peinture médiocre très-ruinée représentant Hector écoutant les prédictions de Cassandre assise dans un temple au-dessous d’un trépied où repose Apollon lui-même.

* MarsoN DE Powponius, n° 4 (PL. 56), découverte en 1828. Dans son atrium sont les débris d’un petit moulin à huile semblable à celui que nous avons vu dans l’une des chambres du Quartier des soldats ; par un escalier, elle avait une sortie sur la rue du Faune. A côté est la

Marson De L'ANCRE, n° 3 (PL. 57) fouillée de 1826 à 1830. Cette maison doit son nom à une ancre représentée sur son seuil en mosaique blanche et noire. Quelques auteurs lui donnent celui de maison d’Amymone et Neptune , emprunté à une peinture assez médiocre! qui existe dans la pièce à droite du prothyrum. Deux autres compositions décoraient la même salle, mais elles sont presque effacées ; on y reconnaissait cependant encore en 1854 un Satyre découvrant une nymphe endormie, sujet si souvent reproduit à Pompéi. Le cabinet de l'autre côté du prothyrum conserve aussi quelques peintures. L'atrium est toscan et pavé en mosaïque ; on y voit encore à gauche, scellé dans un massif de pierre, le fond d’un coffre-fort. A la droite du tablinum est un escalier descendant à un vaste péristyle de niveau avec la rue du Faune. Ce péristyle, découvert en juillet 1830 et resté jusqu à ce jour unique dans son genre, est entouré de piliers entre lesquels sont des niches ou plutôt des arcades fermées au fond contenant des piédestaux qui durent porter des bustes. À son extrémité méridionale est un beau laraire orné de deux colonnes et placé entre deux grandes niches de rocailles qui sans doute servaient de fontaines. On trouva dans le laraire deux bustes de marbre

grec, mais d’un beau travail romain; l’un d'eux représente une jeune

1, Amymone, fille de Danaüs, étant allée puiser de l'eau dans une urne, fut délivrée des poursuites d’un Satyre par Neptune, qui en devint amoureux. L'eau répandue de son urne fut changée par le dieu en une fontaine qui garde le doux nom d’Amymone, sans tache.

Sed non Neptunus tanto crudelis amori, Neptunus fratri par in amore Jovi ; Testis Amymone.......

PROPERCE, L. 2, él. 26.

Voy. Herc. Er Pop , Il, pl. 62, et la dissertation de M. Ed. Brizio, Giornale degli scavi, nuova serie, 1868, p. 28.

fille, et l’autre un homme ressemblant à Sylla. Les arcades étant fermées, ainsi que je l’ai dit, le portique du péristyle était du nombre de ceux qu'on appellait eryplo-portiques: il était surmonté d'un second portique de niveau avec l’habitation, et soutenu alternativement par des colonnes et des piliers sur trois côtés, et par des colonnes seulement audessus du laraire. A l'extrémité opposée, sous la galerie supérieure, se trouve l'entrée de trois salles voûtées dont l’une fut une écurie et conserve encore la mangeoire. Une large porte praticable aux chars ouvre sur la rue du Faune. Du côté de l’ouest, plusieurs pièces souterraines avaient leur entrée sous le crypto-portique.

Les fouilles opérées dans cette maison ont rendu au jour un assez grand nombre d’objets tels qu’une jolie statuette de bronze représentant Hercule ivre tenant une coupe, une patère, un bouton de porte avec une tête de Méduse, etc.

Continuant de nous diriger vers le Forum par la rue de Mercure, nous trouvons, près de l’arc de triomphe (PL. 38) que nous avons déjà vu, et au coin de la rue de la Fortune, la

Maison pu Navire (del Naviglio), n° 61 (PL. 58). Cette maison, ainsi nommée à cause d’une #rtrème ou galère qui est peinte sur le pilier d'angle, près d’une boutique où, selon toute apparence, on vendait des objets à l'usage de la marine, est aussi désignée sous les noms de maison des Bacchantes, de Zéplhire et Flore, et de Cérès, empruntés aux peintures qui y ont été trouvées.

L'entrée principale est sur la rue de la Fortune, mais deux portes dérobées ouvrent en retour sur la rue de Mercure. Cette maison, découverte de 1825 à 1827, présente, après un prothyrum ou vestibule orné de jolis groupes de vases et d'oiseaux peints sur ses parois, un atrium assez bien conservé pour qu’on puisse reconnaître que la maison avait deux étages; les murailles sont en effet au nombre des plus élevées de Pompéi. En tête du compluvium est un puleal qui était grossièrement incrusté de mosaïques représentant un fleuve, une tête de Jupiter, des griffons, des masques et autres sujets dont il ne reste plus vestige; il est couvert d’une dalle de marbre africain qui fut trouvée brisée. Dans une Chambre à droite de l’atrium on découvrit quatre cercles de fer qui avaient entouré des roues exactement semblables aux nôtres, mais dont

le bois était entièrement décomposé.

La maison del Naviglio présente cette particularité qu'aucune des pièces de l’atrium n’est ouverte sur le péristyle, auquel on n'arrive que par un corridor, fauces , très-long et très-étroit réservé à la droite du tablinum, et dans lequel on trouve à gauche une petite porte ouvrant sur le triclinium d'hiver, grande pièce qui lui est adossée. Ce friclinium : pavé en mosaïque était décoré de riches peintures ; l’une d'elles, qui est au nombre des plus charmantes de Pompéi et qui a été portée au Musée, passe pour représenter les Noces de Zéphire et de Flore' ; celle qui lui faisait pendant et dont le dessin est un peu lourd est restée en place, mais sa partie supérieure de droite est détruite ; on y reconnait cependant encore une femme présentant un enfant coiffé d’un bonnet phrygien à un personnage assis dont on ne voit plus que les jambes, mais qu'une massue et un carquois appuyés contre son siége font reconnaître pour Hercule ?. Aucune des explications données jusqu'à ce jour ne nous paraissant admissible, qu’il nous soit permis d'émettre une nouvelle conjecture, peut-être l'artiste a-t-il voulu représenter l’Apothéose d’Hercule reçu au ciel par [ris et Ganymède.

Devant le triclinium règne une galerie soutenue par deux piliers carrés et quatre colonnes à chapiteaux de stuc colorié, réunies deux par deux par des murs d'appui, des pluteus, creusés pour recevoir des fleurs. Dans le milieu de celui de droite est en outre un bac rond en terre cuite ayant même destination.

Faisant face au triclinium d'hiver, est au centre du xyste un trichnium d'été semblable à celui de la maison de Salluste et qui dut être, comme lui, abrité par une treille.

Cette habitation était enrichie d’un grand nombre de peintures; outre les deux compositions que nous avons citées, on y remarquait les figures assises de Jupiter, de Bacchus, de Cybèle, de Cérès, de Mars et de Mercure, une Apothéose figurée par un Génie emportant une jeune femme sur ses ailes*, deux jeunes héros qui peuvent être Îles

Dioscures”, enfin de beaux groupes de Faunes et de Bacchantes”.

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