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Titre du principal magistrat des villes de Campanie

Tempre D'Isis. On sait que le culte d’Isis s’introduisit à Rome sous la dictature de Sylla et fut généralement adopté sous les premiers empereurs. Les Pompéiens lui avaient élevé un temple (Planche IT) qui fut renversé par le tremblement de terre, seize ans avant la grande éruption de l’an 79, et rebâti par Nonnius Popidius Celsinus, ainsi que nous l’apprend une inscription trouvée le 20 juillet 1765 * au-dessus de la porte latérale et qui, transportée au musée de Naples, a été remplacée par une copie :

N POPIDIVSON AE ACELSINVS ÆDEM ISIDIS TERRÆ MOTV CONLAPSAM A FVNDAMENTO P. S. RESTITVIT HVNC DECVRIONES OB LIBERALITATEM CYM ESSET ANNOR. SEXS. ORDINI SVO GRATIS ADELEGERVNT.

«Nonnius Popidius Celsinus, fils de Nonnius, a fait relever entièrement à ses frais le temple d’Isis renversé par un tremblement de terre. À cause de cette libéralité, les décurions l'ont associé gratis à leur ordre à l’âge de soixante ans?, »

Cette inscription est d'autant plus intéressante, qu’elle peut éclaircir une partie des inconséquences que l’on trouve dans l'architecture de cet édifice, ainsi que de ceux qui l’avoisinent, telles que le déplacement de quelques colonnes, le renversement de certaines pierres qui avaient fait partie de la construction primitive, etc.

Le temple d’Isis (PL. C) est un des plus complets et des plus curieux qui soient parvenus jusqu’à nous; il fut découvert le premier de tous ceux de Pompéi, de 1764 à 1776. Cet édifice, situé derrière les

gradins du grand Théâtre, est d’une belle architecture et construit en

4. On crut d’abord que le temple d’Isis mentionné dans cette inscription devait être celui dont les restes existaient au milieu du forum triangulaire (PomPp. Ar. Hisr., 1, 175). Comment pouvait-on oublier qu'à l’époque reculée de la construction de ce dernier temple, le culte d’Isis n’était pas près d’être introduit en Italie ?

2. Il est difficile de comprendre comment le P. Garrucci peut supposer que ce fut à l’âge de six ans que Popidius Celsinus fit reconstruire le temple d’Isis et fut admis au nombre des décurions. Sans parler de son invraisemblance, ce double fait n’est-il pas démenti par l’inscription même où on lit non pas sex, six, mais bien sexs, abréviation de SEXAGINTA, soixaute ?

Sur le mur de la maison qui fait face à la porte du temple on put lire, le 7 juin 1766, cette inscription tracée en lettres rouges :

CN. HELVIVM SABINVM ÆD. ISIACI VNIVERSI ROG.

« Tous les prétres ou les sectateurs d'Isis invoquent Cneius Helvius, édile. »

Pour. Ant. Hisr., I, 189.

briques revêtues d’un stuc très-dur; il occupe un espace de 30 mètres de long sur 18”,45 de large, et se compose d’un sanctuaire placé au centre d’une aire découverte ou péribole a à c d qu’environne un portique soutenu par huit colonnes doriques de chaque côté, quatre colonnes et deux

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Plan du Temple d'Isis.

piliers à la façade. Ces colonnes, dont le diamètre est de 0",5395, sont rudentées dans toute leur hauteur : le premier tiers est rouge, le reste du fût est blanc. Les chapiteaux sont de tuf recouvert de stuc. Entre les colonnes sont plusieurs autels et à leur pied règne un cheneau interrompu par de petites auges carrées dont nous aurons occasion d’expliquer la destination.

Par une disposition assez bizarre, motivée sans doute par la forme du terrain dont l’architecte pouvait disposer, l'entrée du temple k est placée dans un angle du portique et sur le côté N.-0., qui seul était parallèle à une voie. C’est, ainsi que nous l’avons dit, au-dessus de cette porte qu'était placée l'inscription de Popidius Celsinus. On trouva toutes les garnitures de bronze et la serrure de fer de la porte et aussi quelques fragments de la porte même, qui furent reconnus être de bois de châtaignier.

Près de cette entrée étaient un tronc destiné à recevoir les offrandes et deux élégantes vasques de forme carrée et de marbre blanc, qui durent contenir l’eau lustrale; elles sont aujourd'hui au Musée et sur le bord de l’une d’elles on lit ces mots : ,

LONGINVS II VIR.

Sous le portique, contre le mur qui fait face au sanctuaire, est une niche # dans laquelle était peinte une figure d'Harpocrate; au pied

de cette image était un banc de bois presque réduit en poussière. En ë

avant, le portique présentait un entre-colonnement double formé par deux piliers carrés avec des demi-colonnes engagées.

Au côté méridional du portique on trouva, le 16 février 1755, un hermès de marbre cipollin représentant un homme âgé entièrement

rasé; sur sa poitrine est gravée cette inscription :

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