HErRC. ET Pomp., V, pl
instruments de chirurgie, diverses monnaies d’or, d'argent et de bronze, deux statues demi-nature en marbre brisées, paraissant représenter Bacchus et Péris, enfin un curieux porte-lampe, en forme de corbeille, composé de fils de bronze, dans lesquels sont enfilés des grains de cristal de roche; il est suspendu à une chaîne, eton voit au milieu de la corbeille l'emplacement de la lampe dont la lumière faisait scintiller les cristaux ; cette espèce de lustre est un monument unique dans son genre.
MAISON DU GRAND-DUC DE TOSCANE OU DE LA FONTAINE, n°7. (PL. 65.) Cette maison, fouillée en juin 1833 en présence de Léopold IT, est trèspetite, mais remarquable par une jolie fontaine en mosaïque en forme de niche dans laquelle on voyait une statue de Faune avec un piédestal élevé sur quatre gradins, et deux petits boucs d’une matière tendre comme le plâtre et colorée en vert ; l’un de ceux-ci tomba en poussière presque au moment de sa découverte, et le second ne se conserva guère plus longtemps. Au-dessous est un petit tableau en mosaïque représentant un Hippopotame guettant deux bateliers. En avant de la fontaine sont trois vasques dans la plus grande desquelles était un jet d’eau sortant du milieu d’une fleur de marbre blanc. Un vase de fer très-oxydé est resté auprès de la fontaine dans le petit péristyle, ainsi qu'une énorme jarre de terre cuite brisée qui n’a pas moins de 4",25 de diamètre, et une autre intacte, de forme différente, qui se fermait par un couvercle dont on voit encore les attaches de métal. A la droite du {ablinum dont le pavé présentait au centre un joli assemblage de marbres africain, violet et cipollin, est une de ces espèces de grandes caisses à fleurs que nous avons déjà signalées dans l’atrium de la maison du Centaure. Dans ce tablinum était une belle peinture, Antiope ordonnant à ses fils de déli- | vrer Dircé, sujet qui à été également reconnu à Herculanum, et qui était déjà célèbre par la découverte faite à Rome, dans les thermes de Caracalla, du fameux groupe connu sous le nom du Taureau Farnèse, placé aujourd'hui au musée de Naples.
Enfin dans l’atrium à gauche du prothyrum, et dans le haut de la muraille, sont deux laraires, l'un carré, l’autre arrondi; ce sont les plus petits qui aient été trouvés à Pompéi; ils n’ont pas plus de 0,30 sur (ru,
De l’autre côté de la rue est la
* MAISON DU GROUPE DE VASES DE VERRE, n° 49 (PL. 66). Le fond de cette habitation n’est pas entièrement déblayé. Le {ablinum pavé en mosaïque a ses murailles décorées de six cartels sur fond rouge représentant des cogs, des poules, un plateau chargé de fruits et un beau groupe de vases de verre de formes variées. Les autres pièces étaient également ornées, mais peu de peintures s'y sont conservées.
Presque en face est la
MAISON D'ARIANE ou des CHAPITEAUX COLORIÉS, n° 11 (PL. 67). Cette maison, découverte en 1833, est digne à plusieurs titres d'attirer l’attention, mais elle est surtout remarquable par une disposition tout exceptionnelle. Occupant tout l’espace compris entre la rue de la Fortune et celle des Augustals, elle a une entrée et un atrium sur chacune d'elles, et entre ces deux atrium est le péristyle, de sorte que, de quelque côté que l’on entre dans la maison, on a toujours devant soi, et dans l’axe du prothyrum, un atrium , un tablinum et un péristyle comme dans les maisons les plus régulières.
Après avoir franchi le prothyrum ouvert sur la rue de la Fortune, on trouve un vaste et magnifique atrium, corinthien‘ soutenu par vingtquatre colonnes d'ordre toscan, dont deux portent encore un fragment d’entablement surmonté de ses chéneaux de terre cuite. Cet atrium n’a pas moins de 25" de long sur 13" de large. Ses entre-colonnements