L. CÆCILIVS PHOEBVS POS MIEL) ED AD
« Lucius Cæcilius Phœbus a érigé cette statue sur un lieu donné par décret des décurions. »
Près de la statue d’Isis on trouva les débris d’un second simulacre
de la déesse, que je croirais volontiers avoir été celui placé autrefois
1. Ce mot SECVNDARVM, que nous n’avons pas essayé de traduire, ne paraît avoir été compris par aucun antiquaire, bien qu'il ait donné lieu à diverses dissertations et entre autres à un mémoire de Guarini dans ses Opuscoli. On croit le plus généralement que ce Sorex était un acteur chargé des seconds rôles, secundarum partium, mais rien n’est moins prouvé.
Sur un hermès sans tète découvert le 16 mars 1820 dans l’édifice d'Eumachia on lit la même inscription, moins le mot suburbani. (Pour. Anr. Husr., 1V, 19 et t. INT, 23.)
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dans le sanctuaire. La tête, les mains, dont une tenait un sistre de bronze, et les pieds de marbre furent trouvés à leurs places et à leurs distances respectives, mais isolés, ce qui a donné lieu de supposer, avec toute vraisemblañce, que le corps était formé de bois qui avait été consumé *.
Le temple proprement dit e est isolé et exhaussé sur huit degrés ; il est précédé d’un péristyle formé de quatre colonnes de face et deux en retour. Ces colonnes de tuf avaient des chapiteaux de stuc: une seule a conservé le sien.
Le sanctuaire est un renfoncement rectangulaire large de 4",80, qui était fermé par des portes dont les traces se voient encore sur le seuil. Toute sa largeur, au fond, est occupée par une espèce de grand piédestal haut de 1°,75, construit en briques, creux et voûté, et sous lequel on entrait par deux petites portes ménagées aux extrémités. Un étroit escalier placé à gauche du temple ayant permis d'arriver au sanctuaire et de là sous l'autel, plusieurs auteurs ont cru que dans cette cachette pouvait se glisser le prêtre chargé de rendre les oracles au nom de la déesse; il faut avouer que la supercherie eût été bien grossière, car les deux petites portes, aussi bien que l'escalier, étaient exposées à tous les regards et nullement dissimulées. Croyons donc plutôt que ce réduit put servir de resserre pour les objets divers employés à la décoration du temple ou à l’accomplissement des rites sacrés ?.
Les murs du sanctuaire étaient ornés de refends en stuc, et de chaque côté, à environ mètres du sol, de trois consoles qui durent porter des statues ou des bustes. Sur l'autel est le petit piédestal où aurait posé la statue de bois et de marbre dont nous venons de parler.
Dans le sanctuaire en trouva deux crânes humains et, dans deux coffrets de bois brûlé, divers objets d’or dont une très-petite tasse; enfin, deux grands et beaux candélabres de bronze aujourd’hui au Musée.
. Aux côtés de la porte du sanctuaire sont deux niches larges de 0",65, hautes de 1",20, décorées de pilastres corinthiens et de frontons en stuc, destinées sans doute aux statues de quelques autres divi-