‹ PompeiaChapitre 220 sur 267 · Homère. Jliad., L. XVIII, v · texte numérisé non relu

Homère. Jliad., L. XVIII, v

4. Giornale degli scavi, 1862, pl. VIT. — Ed. Brizi9, Giornale degli scavi, nuova serie, p. 31.

lierre, étendu à terre au pied d'un arbre; il est revêtu de la sandyx, sorte de tunique transparente et il a perdu une de ses chaussures; il s'appuie sur son bras gauche dont la main laisse échapper une large coupe qu'un Amour cherche à lui ravir; d’autres Amours s'efforcent de soulever la massue, et quatre autres encore, montés sur un autel, portent le carquois du demi-dieu. A l'arrière-plan sont assis, à droite Bacchus accompagné de ses suivants, et à gauche Vénus avec deux de ses nymphes, ou, comme le suppose Fiorelli, Omphale et deux jeunes Lydiennes.

La peinture de gauche représente Veptune et Apollon présidant à la construction des murailles de Troie *.

Ces trois sujets principaux, peints sur fond rouge, sont accompagnés de belles architectures sur fond blanc; celles de la muraille du fond sont surtout d’une grande richesse et contiennent deux figures, à gauche Apollon avec la lyre et le plectre, à droite Calhope tenant un long papyrus déroulé. Au-dessus de chacune de ces espèces de petits temples est un paysage en Camaïeu jaune.

Le reste de la salle offre des panneaux également jaunes ayant au milieu les autres Muses jouant de divers instruments ou tenant des masques ; deux seulement, debout et drapées, n’ont point d’attributs. La frise de la salle est formée d’un fond noir sur lequel courent de superbes rinceaux où se jouent des animaux et des figures.

Immédiatement après l’exèdre, se présente, dans l’atrium, l'entrée d’un corridor où est une petite niche qui dut servir à poser une lampe ; il conduit à une grande cuisine d’où part un autre corridor aboutissant à une seconde porte sur la rue du Lupanar. La cuisine conserve son fourneau, une auge en partie doublée de plomb, un laraire avec la peinture ordinaire des serpents, un four et enfin les débris d'un moulin à moitié enterré et qui semble avoir servi d’évier. Une salle toute nue et voisine du four fut probablement un bûcher.

Rentrant dans l’atrium, on trouve à gauche après le corridor un grand triclinium ayant une large fenêtre ouverte sur le péristyle, un triclinium fenestratum. Les murs de cette salle sont blancs et divisés

par des bandes rouges et jaunes. Les peintures qui les décoraient sont

1. Giornale degli scavi, 1862, Pl. VI. Houëre, /liade, L. XXI, v. 447.

en assez mauvais état ; elles représentaient des candélabres, des architectures, des quadrupèdes, des animaux, des dauphins, des masques, des Tritons, des Bacchantes et trois sujets principaux. À gauche est la Toilette d'Hermaphrodite entouré de six nymphes dans diverses attitudes; la seconde peinture qui a été enlevée pour le musée représente Enée debout accompagné de Mnesthée. du fidèle Achate et du jeune Ascagne éploré ; il présente sa cuisse au chirurgien Tapis, qui, à l’aide d’une pince, s'efforce d’en extraire le fer d’une flèche qu'il vient de recevoir en combattant les Latins; dans le fond on voit Vénus apportant à son fils le diclame qui doit cicatriser sa blessure ‘.

Dans la troisième peinture, qui est fort effacée, on voit une jeune fille vêtue de vert, ayant des anneaux ronds aux bras et aux jambes et dont le mouvement semble indiquer l'horreur ou une immense douleur ; une autre femme, plus âgée, couverte d’un long manteau blanc et couronnée de lauriers, la montre à un héros nu. armé d'un jJavelot et de l'épée courte nommée parazonium; dans le fond est le char du guerrier?. Fiorelli croit voir dans cette composition la reine Amata et Lavinie s'efforcant de détourner Turnus de combattre Énée*, Dans le, triclinium, que décoraient ces peintures, furent trouvés quatre vases de bronze, une fiole de verre, un vase à huile, un olearium en terre cuite et quelques clous et fragments de barres de fer.

Par les fauces situées à gauche de la pièce remplaçant le tablinum, on entre dans un péristyle incomplet, peu orné, ayant de deux côtés seulement des portiques soutenus par des colonnes octogones de briques revêtues de stuc, et des deux autres une simple muraille à laquelle étaient appliquées quelques constructions. Les colonnes des portiques étaient réunies par un pluteus dans lequel étaient engagés deux puteals en terre cuite dont il ne reste plus qu’un seul. Dans l’area sont quatre colonnes de plus petite dimension et peintes en vert qui portèrent une treille.

Ce péristyle, depuis longtemps fouillé, avait été regardé à l'époque de sa découverte comme faisant partie de la maison des princes de Russie. Le côté droit n'avait pas été déblayé afin de conserver plusieurs

toits, les plus intacts qui eussent encore été découverts à Pompéi;

4. Giornale denli scavr, 1869, PL. NTIL Vinaune, Eneid., L. XI v. 385. DID PUOUN.

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450 POMPETA.

aujourd’hui tout est dégagé et ces toits n'existent plus. Ils présentaient l'exemple le plus complet de la manière dont étaient assemblées les imbrices ou tuiles creuses, les tuiles à rebords parallèles et certaines autres tuiles à rebords contigus qui se plaçaient dans les angles pour faciliter l'écoulement des eaux. Plusieurs tuiles portaient le nom du

fabricant N. SABINVS.

Toiture.

Presque à la hauteur de ce toiton a trouvé un squelette et un grand nombre de monnaies d’or et de bronze.

A l'extrémité des portiques, à droite, est une pelile chambre trèssimple que couvrait ce toit; elle était éclairée par une lucarne percée dans le haut de sa muraille; des peintures qui la décoraient, on ne reconnaît plus qu’une tête de jeune garcon.

Immédiatement à côté de cette chambre est une porte conduisant dans une grande enceinte qui paraît avoir été une cour avec une sortie aujourd'hui condamnée. On y voit encore les arrachements d’un petit cabinet et les murs d’une salle où est une peinture très-médiocre représentant un vieillard assis donnant une lecon de lyre à une jeune fille debout.

Revenant au péristyle, on y voit au fond du portique de gauche une sorte de réduit sans ornements, assez profond et fort étroit.

Près de là sont trois marches conduisant à une porte qui réunit la maison de Siricus à une autre beaucoup plus riche, connue sous le nom de

MAISON DES PRINCES DE Russie (PL. 78). Cette belle habitation, dont l'entrée principale porte le n° 57 sur la rue de Stabia, a été fouillée en mai 1852, en présence des fils de l’empereur de Russie, Nicolas I. Son plan présente une disposition particulière, motivée sans doute par la forme du terrain, qui avait plus de largeur et moins de profondeur que celui d’une maison ordinaire d’égale importance. L’atrium et le péri- Style sont plus larges que profonds, et ne sont séparés que par une simple muraille au lieu de l’être par un tablirum et quelques autres pièces.

Par un prothyrum pavé en opus signinum semé symétriquement de petites pierres blanches, on entre dans l’atrium toscan; au centre est un très-joli compluvium de marbre en tête duquel est un cippe carré revêtu de marbre contenant un tuyau de plomb qui versait l’eau dans une vasque posée sur une petite base de marbre ornée de grandes feuilles d’acanthe. La fontaine est accompagnée d’une table de marbre blanc portée par deux pieds d’un très-beau travail, composés chacun de la partie antérieure d’une chimère et d’un griffon. Sur la face supérieure de la table est gravé le nombre Lxxix et on y trouva un petit groupe de bronze représentant Hercule armé de sa massue et un jeune Phrygien agenouillé devant lui.

Une grande porte donne entrée au péristyle large de 44",10 et profond de 11 mètres seulement; il était soutenu par dix colonnes qui portent encore un fragment d’entablement. Dans l’angle à droite est un renfoncement , une sorte d’armoire, où l’on à trouvé quelques petits vases de terre cuite. Les murailles du péristyle étaient ornées de panneaux alternativement jaunes et rouges avec des figures de Diane, de Latone, de Victoires, de Bacchantes, etc. Au fond du péristyle sont, à droite un triclinium où se voient les faibles vestiges de deux génies et d’un lévrier et au milieu un petit œcus précédé de deux piliers ornés de riches arabesques d’un style beaucoup moins léger que dans les autres édifices de Pompéi. Sur le paroi de gauche était une peinture médiocre, mais intéressante par le sujet dans lequel M. Minervini reconnaît Aleméon tuant sa mère Ériphyle: cette peinture à été enlevée. Enfin à gauche de læœcus, dans une petite pièce, sont plusieurs têtes dans des médaillons et trois tableaux, Vénus et Adonis, Diane et Endymion, et une scène dans laquelle le même savant a cru voir Oreste et Pylade reconnus par Iphigénie , et réfléchissant aux moyens de fuir la Tauride ; nous avions cru nous-même qu’elle représentait plutôt Léda et les Dioscures, sujet qui nous semblait plus en rapport avec les compositions mythologiques qui l'entourent; aujourd’hui une nouvelle supposition est émise par M. Ed. Brizio ‘ ; l'absence de costume héroïque, la teinte de réalisme qui domine dans cette composition lui font penser que la figure

assise que l’on a prise pour une femme n’est autre chose qu’un maaïisg

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