Herc. et Pome., V, pl
4. Winckelmann a publié un beau puteal de marbre conservé au musée du Capitole et autour duquel sont également sculptées les douze divinités principales. Sur ce monument, Vesta est remplacée par Hercule, qui pourtant ne fut jamais compté au nombre des Douze grands Dieux.
MonuuEenri INEDITI, Ï, p. 4, tav. à.
Au-dessous de cette frise on voit, également peints sur la muraille, deux de ces serpents que nous avons déjà rencontrés si souvent dans les rues et carrefours de Pompéi.
En face de ces peintures et à l'angle opposé de la ruelle des Douze Dieux est la
* Maison D'Héro Er LÉANDRE, n° 12 (PL. 98). Cette maison, fouillée en janvier 18h41, n’est découverte qu’en partie, et on ne voit qu'un vaste atrium, les pièces qui l’entourent, le fablinum et quatre colonnes du péristyle. Un atrium plus petit dépendait de celle habitation et avait également son entrée sur la rue de la Fontaine d’Abondance; ses murs ne conservent pas de traces d'ornements et le stuc en est tombé presque partout. On trouva dans cette habitation un hermès double avec Îles faces de Bacchus et de Diane et un grand nombre d’objets et ustensiles de toutes sortes.
Au coin du Vicolo della maschera est l'habitation que nous avons vu être en communication avec la nouvelle fullonica, la
MAISON DU CHANGEUR OU DE LA REINE D'ANGLETERRE, n° 4l (PL. 100), découverte en 1838 en présence de la reine douairière Adélaïde, veuve de Guillaume IV. Le prothyrum était richement décoré, mais ses peintures ont beaucoup souffert. Dans le vaste atrium sont un grand laraire et un puteal en marbre blanc non cannelé, ce qui est peu commun. Dans une pièce à droite sont peints quelques sphinæ, un paysage, un pigeon mort et un poisson. Dans lala du même côté se trouve la peinture qui a donné le nom à cette habitation; elle représente un sac entr’ouvert d’où s’échappent des monnaies d’or, d’argent et de bronze. Au-dessus on voit une tablette pour écrire et une machine à compter, un abaque. Les chambres à gauche de Fatrium n'ont que de médiocres peintures , des oiseaux, des raisins et des paysages.
La seconde partie de la maison présente une disposition particulière : derrière le tablinum et au lieu de péristyle règne une longue galerie qui vient aboutir à la ruelle della Maschera, sur laquelle se trouvent une boutique avec deux grands comptoirs de marbre blanc et une cuisine avec un four et un fourneau bien conservés. Plusieurs grandes pièces ouvrent au fond sur celte galerie; la principale est l’œcus , dont la façade est soutenue par deux piliers carrés, et dans le
sol duquel est une grande auge en béton qui fut probablement un vivier
pour des poissons rares. Au fond de celte salle était une très-grande peinture représentant une chasse au sanglier; elle à péri avec la muraille, qui s’est écroulée. Le triclinium voisin est pavé en mosaïque.
Dans deux chambres donnant sur la galerie et faisant face à l’œcus sont quelques peintures , un canard, un poisson, un paysage, et Ulysse entrainé par Minerve loin de Calypso endormie.
Un mur sépare cette habitation de la
MAISON DU SQUELETTE où DES COLOMBES, n° 37 (PL. 401), remarquable par son beau compluvium de marbre et les deux charmantes
colombes peintes dans le triclinium. La partie antérieure de cette
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Squelette.
demeure a longtemps été seule déblayée; aujourd'hui elle est fouillée entièrement et au fond, dans une salle voûtée éclairée par une petite fenêtre, on a découvert un squelette couché sur le dos et on l’a laissé à sa place à moitié engagé dans la cendre; l'os frontal est brisé et le bras gauche est délaché de l’épaule.
En face est la
* Maison Du MÉDEGIN, n° 26 (PL. 102), petite et sans intérêt. On y
a trouvé quelques drogues et un assez grand nombre d'instruments de chirurgie renfermés en partie dans le petit nécessaire de bronze que nous avons vu au musée de la rue du Forum.
A côté est la
* Mason DE François 1“, n° 29 (PL. 103), découverte le 13 mai 1819, en ss de l’empereur d'Autriche. Elle occupe l'angle de la
rue des Théâtres; son entrée est d’un style sévère, les pilastres qui
l’accompagnent ayant des tailloirs carrés au lieu de chapiteaux; peulêtre ceux-ci devaient-ils être sculptés. Le péristyle offre une particularité intéressante ; au moment de la catastrophe, on était en train de remplacer ses chapiteaux doriques de stuc par des chapiteaux ioniques de marbre blanc; deux de ceux-ci sont en place et seulement dégrossis. Cette habitation ne conserve plus aucune peinture. On y trouva une boucle d'oreille d’or, un petit vase d'argent orné de figures de Faunes, un grand vase de bronze sans anses et richement orné, trois lampes portant en dessous le mot FORTIS, quelques monnaies, une lampe de bronze, une tête d'homme en marbre, quelques grilles, un fourneau de fer et une petite statue de terre cuite servant de support à une lampe.
Au delà de la rue des Théâtres commence la rue des Holconius, qui fait suite à celle de la Fontaine d’Abondance et va en s’élargissant jusqu’au carrefour formé par les rues de Stabia et de la Casina dell” Aquila. Cette rue, déblayée en mai et juin 1855, est entièrement occupée à gauche par les nouveaux bains, mais à droite elle est bordée d'habitations intéressantes. La première qui se présente est celle nommée sans raison bien plausible la
Maison p’Hozconius, n° 4 (PL. 446). La façade de cette mason,
Plan de la Maison d’'Holconius.
découverte en 1860 et 1861, présente qualre boutiques qui déjà avaient été, ainsi que le prothyrum, fouillées en 1855. Trois de ces boutiques
2, 8 et h, sont en communication avec l’intérieur de la maison et servaient sans doute au débit des denrées du propriétaire.
Les boutiques 2 et 3, réunies par une porte, avaient leur pavé composé de briques pilées et leurs murailles peintes de couleur verdâtre ; l’une renfermait une armoire qui avait été garnie de trois rangs de tablettes ; dans l’autre est une citerne profonde de plus de sept mètres dans laquelle on pouvait descendre au moyen de trous pratiqués dans sa paroi. La muraille de cette seconde boutique offrait une peinture qui à été enlevée et qui représente Mercure tenant une bourse et un caducée et ayant à ses pieds un bélier de très-petite proportion *.
Le prothyrum 4 placé entre les boutiques 2 et 4 est flanqué de deux pilastres peints en rouge seulement jusqu’à hauteur d'homme. La porte à deux battants, bifora, roulait sur des gonds dont l'emplacement
est encore reconnaissable, et lorsqu'on a franchi le seuil, on voit dans
les murs les trous de la barre, sera, qui servait à la fermer.
Ces murailles sont peintes en noir avec un soubassement rouge divisé par des lignes vertes en trois panneaux contenant des oiseaux aquatiques. Plus haut sur le fond noir, au milieu d’architectures fantastiques se détachaient quatre figures de nymphes qui ont été enlevées dès le moment de leur découverte.
L'atrium toscan À B C D est pavé en opus signinum partagé par des lignes de petits cubes blancs. Le compluvium n’a pas sa bordure de marbre et son état semble indiquer qu'il était en restauration complète au moment de la ruine de Pompéi. Des peintures qui décoraient les parois, il ne reste plus guère que celles qui se trouvent sur la muraille A comprise entre le prothyrum et la pièce 10; on y voit Silène couché jouant avec Bacchus enfant, et plus bas, tout contre le prothyrum et se détachant sur fond jaune, une tête à barbe flottante, ayant pour cornes des pinces d’écrevisse et terminée en bas par des enroulements. Dans cette tête, Fiorelli croit reconnaître l'Océan * tel qu’il est souvent représenté sur des monnaies d’Agrigente. Au-dessous un hippocampe est peint
en camaiïeu vert.
1. Cette figure a été publiée par Fiorelli et accompagne la savante description qu’il a donnée de la maison d’Holconius, description qui nous a fourni de nombreux et importants documents. Giornale degli scavi, 1861, p. 12 et pl. INT.
2, Ibid., p. 16, pl. IT.
Beaucoup d'objets ont été trouvés dans l’atrium, les uns sur le sol, les autres / ou 5 mètres plus haut ; ces derniers appartenaient éviäemment à l’étage qui a disparu. Les principaux sont une lampe portant le mot ECHIO, quatre charnières en os, un compas de bronze, une serrure d’armoire, une clef, quelques instruments de fer, un écuelle de terre contenant de la couleur verte, les os d’une poule et deux squelettes humains dant les ossements étaient dispersés parmi les cendres et les débris.
Dans l’angle de l’atrium, à droite, est une pièce fort simple 5 communiquant avec les boutiques 2 et 5; selon toute apparence elle était occupée par l’esclave préposé à la vente, l’institor. Le pavé en opus signinum est semé de morceaux de marbres de couleur et les murailles blanches ont quelques ornements tracés en rouge et en jaune ; les gonds de bronze des deux portes sont encore en place.
La pièce suivante 6 est une chambre à coucher assez élégante ; ses murailles offrent sur fond blanc au-dessus d’un soubassement rouge, au-dessous d’une corniche où la voûte prend naissance, et au milieu d’ornements très-légers, sept cartels carrés bien conservés représentant Bacchus, Ariane tenant le petit lacchus, quatre groupes de suivants de Bacchus dans l’un desquels figure Silène, enfin le berger Pris, coiffé du bonnet phrygien, tenant le pedum ou bâton pastoral et portant un petit Amour sur son épaule’. Dans la muraille est l’entaille pour les pieds d’un lit dont on trouva les ornements de bronze mêlés à un assez grand nombre d’autres objets, tels que des vases de verre, deux anneaux, quelques outils de fer et de bronze, etc.
L'ala 7 paraît avoir été fermée par une grille dont on voit encore
un reste scellé dans le seuil. Deux pieds de table en marbre y sont
déposés. Cette ala ne fut sans doute qu’une sorte d'office, malgré son éloignement de la cuisine, car on y trouva divers ustensiles culinaires tant en métal qu’en terre cuite.
L'ala 8 qui fait face présente dans son pavé, au milieu d’un cadre de mosaïque, un carré de marbre composé de disques et de rectangles de jaune antique encastrés dans du marbre gris. Les panneaux jaunes et
rouges des murailles sont séparés par des architectures; le soubasse-