Herc. et Powe . VIII, pl
voit en relief un guerrier et une femme assise, et un vase très-élégant dont la base est formée de sphinx, et l’anse de deux génies ailés.
Nous suivrons la rue jusqu’à la
Porte DE SrABrA (page 237), et, après lui avoir donné un coup d'œil, nous entrons dans
OpÉox (PL. U, p. 213) ;
GRAND THÉATRE (PL. V, p. 217);
QUARTIER DES SOLDATS (PL. S, p. 155) ;
FORUM TRIANGUILAIRE (PL. Q, p. 148);
TEMPLE GREC (PL. À, p. 42);
BinenraL (PL. B, p. 4h) ;
ENCEINTE SACRÉE (PL. X, p. A);
Banc ciRGULAIRE (PL. 105, p. 151).
A l'angle occidental du Forum triangulaire est la
* Maison DE Josepn IT ou de Fuscus (PI. 106.) Cette maison fut
découverte le 7 avril 1769 en présence du fils de Marie-Thérèse, du roi et de la reine de Naples et de l’ambassadeur d'Angleterre lord William Hamilton; on la désigne aussi sous le nom de Fuscus à cause d’une inscription qu'on y trouva. Plusieurs cadavres y furent découverts. Les fouilles furent continuées pendant le séjour que l’empereur fit à Naples, mais on les remblaya presque aussitôt. Heureusement on avait dessiné deux charmantes peintures de décoration ‘, et le directeur des travaux, M. La Vega, avait eu le temps de lever le plan de cette habitation, une des plus belles de la ville. Depuis, quelques parties ont été de nouveau déblayées. En avant, du côté méridional, et dominant le port antique, s'étendaient deux terrasses en retraite l’une sur l’autre, et contenant toutes deux de vastes appartements à demi souterrains; le plus élevé servait sans doute d'habitation pendant les chaleurs de l’été. Sous la terrasse inférieure s’étendaient des bains avec toutes leurs dépendances. Au bas de l'escalier se trouve l’hypocauste renfermant le fourneau et une baignoire double pour les esclaves, au pied de laquelle était couché un squelette de femme. On a reconnu également l’apodyterium ,
le sudatorium et le frigidarium* dont la disposition et la forme étaient
1. Herc. Er Poup., pl. 106 et 168, 1r° série. 2. Voy. page 170 et suivantes.
absolument identiques à celle des mêmes pièces dans les Thermes publics; ces diverses salles étaient éclairées par des soupiraux. On ne voit plus de toute cette habitation que quelques-unes des pièces de ces étages inférieurs, mais entièrement ruinées, et un escalier bien conservé. La maison de Joseph IT faisait partie d’un groupe considérable d’habitations aujourd'hui recouvertes, qui bordent le côté gauche de la ruelle du Théâtre.
Suivant cette ruelle, ouverte au milieu du côté occidental du Forum triangulaire, on trouve au carrefour formé par la ruelle des Douze- Dieux une fontaine (PL. 107) dont le bord, se trouvant presque de niveau avec le trottoir, était garni de ce côté d’un garde-fou en fer.
PlCHON.
Fontaine de la ruelle du Théâtre.
À l'angle opposé du carrefour est la
Maison D’Aponis (PL, 108.) Découverte en grande partie sous le
règne de Murat, cette maison avait reçu le nom de la reine Caroline, mais on l’achangé depuis en celui de maison d’Adonis, tiré d’une des peintures qu’on y a trouvées. Elle se compose de deux habitations distinctes communiquant entre elles, disposition dont nous avons déjà trouvé plus d'un exemple à Pompéi. La première, qui a son entrée sur la ruelle des Douze-Dieux, est remarquable par son bel atrium corinthien que soutenaient des piliers carrés ornés d’élégantes arabesques et reposant sur un mur d'appui, un pluteus. Sur une muraille à droite est une jolie peinture représentant une femume porlée par un Centaure. Dans l’ala de
gauche furent trouvées deux précieuses peintures malheureusement pres-
que détruites aujourd'hui, Persée venant de délivrer Andromède, et Vénus se dévoilant devant Adonis au retour de la chasse‘. La pièce voisine du tablinum ouvrait par une fenêtre à appui de marbre sur le jardin placé à droite de l’atrium; elle avait tout son soubassement revêtu de marbre gris, et le reste de ses murailles orné de peintures sur fond jaune qui ont été enlevées. À côté de la fenêtre est une petite niche carrée revêtue de marbre blanc, traversant la muraille dans toute son épaisseur ; elle était sans doute fermée par une vitre et contenait une lampe dont la fumée sortait par une petite cheminée de terre cuite ménagée à cet effet. Au fond du jardin, le plus vaste de Pompéi, était un laraire couvert d’un toit porté par deux colonnes de briques ; on mon-
Laraire.
tait par quatre marches de cipollino ornées de deux cippes du même marbre à la petite plate-forme où se trouve l'autel. Un autre laraire avec un fronton en briques et un autel est placé dans l’angle du jardin.
La seconde habitation ouvre sur le Vicolo della Regina ; elle a présenté une particularité très-remarquable. Au milieu de son atrium est un de ces lits de table en maçonnerie auxquels leur forme semi-circulaire avait fait donner le nom de Sigma ?. Il est fort petit, n'ayant que 3",50 dans son plus grand diamètre. Une table de ce genre se voit dans une peinture tirée des catacombes de Rome et représentant une À gape, repas fraternel des premiers chrétiens. Le Sigma de Pompéi dut être re-
1. Roux, Vue des ruines de Pompéi, pl. IX et X. - 2. On faisait aussi des sigma portatifs, témoin cette épigramme de Martial : Accipe lunatà scriptum testudine sigma ; Oclo capit ; veniat quisquis amicus erit.