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I. XIV, ép

«Acceptez ce sigma orné d’un croissant d’écaille; il tient huit personnes. Viennent les amis. »

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couvert d’une treille et servir de ériclinium d’été comme ceux des maisons de Salluste, d’Apollon et du Labyrinthe.

Le sigma existe encore, mais toute cette vaste habitation est dans le plus triste état de délabrement ; plusieurs de ses parties ne sont plus accessibles aux visiteurs.

En face, sur la ruelle du Théâtre, existe un grand souterrain dans lequel en 1826 on trouva les squelettes de sept infortunés qui s’y étaient réfugiés, 68 pièces de monnaie d’or portant les effigies de Néron, de Vespasien, de Domitien et de Titus, la statuette en terre cuite d'une femme allaitant son enfant, plusieurs bracelets d’or dont un en forme de serpent, une boucle d'oreille à deux perles, cinq cuillères dont une terminée en pied de chèvre, une coupe de verre de forme singulière et un morceau de cristal de roche en forme de noix.

Dans la même rue, et en face de la seconde maison d’Adonis, on

voit dans une niche un autel (Pr. 109) consacré aux Lares compitales,

et presque à côté le long prothyrum d’une maison non découverte, dans lequel un pavé de mosaïque noire et blanche représente deux lutteurs. On a trouvé dans l’aérium une main colossale en marbre blanc avec un anneau au doigt, aujourd'hui déposée dans le temple de Mercure. À la suite de cette maison est un long banc en maçonnerie adossé à la muraille.

À l'angle de la ruelle du Théâtre et de la rue de l’École, qui se dirige vers le Forum, est la * Mason DE Diane. (PL. 110.) Cette maison fouillée en 1826 paraît avoir été en restauration à l’époque de la catastrophe qui détruisit Pompéi. Sur l’enduit des murs de son atrium toscan on voit encore l'impression des baguettes qui servaient à battre le ciment pour le rendre plus solide, et aussi à faciliter l’adhérence du revêtement de stuc. Le compluvium est en pierre, revêtu de stuc peint en rouge. La cuisine occupait l'emplacement de l’ala de droite. Au fond de l'atrium est un

laraire très-large construit en maçonnerie, à côté duquel est une porte conduisant dans deux grandes pièces, et de là dans le péristyle où se trouvent un second fourneau, un mortier et une sortie sur la ruelle du Théâtre. Le portique qui régnait de trois côtés était soutenu par neuf colonnes réunies par un pluteus. Dans cette habitation, très-ruinée aujourd’huiï, on trouva plusieurs squelettes etune grande quantité de monnaies d’or et d'argent.

Un peu plus loin est la

Mason D’APOLLON ET Coronis (PL. 111), remarquable par la longueur de son étroit prothyrum , dans lequel est à droite l’entrée de la chambre d’un esclave, sans doute le portier, et qui conduit à un vaste atrium corinthien entouré de grandes pièces qui n’ont plus aucun ornement. Au fond de cet atrium est à droite un corridor où se trouve la porte d’une salle que décoraient deux peintures représentant Adonis et Vénus péchant, et dont la première seule est reconnaissable aujourd’hui ; il donne accès à un petit xyste. Dans une grande pièce ouvrant sur celui-ci est la superbe peinture d’Apollon el Coronis, qui a donné le nom à la maison, et à côté de laquelle est un joli groupe d’un génie et d’une femme tenant une lyre, Ces peintures sont bien conservées.

* En face de cette maison en est une dont l’atrium toscan présente à droite une large ala dont le frontispice est soutenu par deux colonnes comme à la maison des Diadumènes,

* La maison qui suit celle d’Apollon et Coronis présente, à l'entrée de son prothyrum, deux pilastres surmontés de chapiteaux corinthiens, et dans plusieurs de ses parties montre encore mieux que celle de Diane la trace des baguettes sur le ciment des murailles. On voit dans l’atrium deux mangeoires creusées dans une même pierre, et une ouverture de citerne en tuf, fermée par une pierre blanche conservant encore des restes de l’anneau qui servait à la lever.

“ Vis-à-vis cette maison et derrière les tribunaux est une habitation dont le compluvium était entouré d’une jolie grecque noire et blanche se détachant sur un fond de ciment rouge. Cet encadrement est presque détruit, et le fond du bassin s’étant écroulé laisse voir l’intérieur de la citerne. Dans le fablinum est une charmante mosaïque vert foncé, vert clair, rouge, amarante et noir sur fond blanc.

Enfin, au coin du Forum et derrière l’école de Verna, est la

*Maison DE Pan (PL. 142), découverte en 1829. Elle a deux atrium, ou plutôt l’un d'eux servait de péristyle. Dans l’autre on voit en dépôt un grand nombre de fûts, de bases et de chapiteaux ébauchés qui étaient destinés à la restauration des portiques du Forum. Le 5 septembre 1830, on a trouvé dans cette maison cinq grands vases de bronze, dont plusieurs avec des bas-reliefs représentant Bacchus appuyé sur Ampelus, un curieux appareil pour chaufler de

l’eau et une poignée d’épée ayant la forme de la proue d'un navire”.

Avant de rentrer dans le Forum, examinons au milieu du Vacolo della Regina la fontaine qui occupe le premier plan de notre vue générale de cette place ? ; puis, tournant à gauche et passant devant les tribunaux, nous sortirons de Pompéi par la rue de la Basilique, mais après avoir visité les deux habitations qui se trouvent à gauche de cette rue et qui sont désignées sous le nom de

Marsons DE Cnampionner (PL. 113 et 11h). Découvertes en

Plan des Maisons de Championnet.

1799, sous la direction de l’abbé Zarilli, dans une fouille partielle ordonnée par le général français Championnel, ces deux maisons contiguës reçurent son nom qu’elles ont conservé, mais que souvent on applique plus spécialement à la seconde.

La première (PL. 94), marquée A sur le plan particulier, offre à gauche de l'entrée une boutique dont la porte est condamnée. Franchissant le prothyrum 2, pavé en mosaïque à damier, on $e trouve

dans un atrium toscan 3 ayant au centre le compluvium l. Aux

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