‹ PompeiaChapitre 248 sur 267 · TEMPLES ET TOMBEAUX · texte numérisé non relu

TEMPLES ET TOMBEAUX

se trouvaient trois édifices dans lesquels nous avons cru reconnaître des tribunaux consacrés au jugement des affaires d’une importance secondaire. Deux édifices inégaux, absolument semblables par leur plan à ceux du Forum de Pompéi', faisaient face à la Basilique d'Herculanum, et durent avoir la même destination , fournissant ainsi une nouvelle preuve à l'appui de l’opinion que nous avons émise. Du reste, bien que quelques auteurs les aient pris pour des temples, la majorité s'accorde à les désigner sous le nom de Curies, que leur a conservé le chanoine Jorio dans son excellent ouvrage sur les fouilles d’'Herculanum *.

Suivant Cochin et Bellicard qui les décrivent comme des temples, le plus grand de ces édifices (50 mètres sur 20 mètres) avait deux portes séparées par un grand piédestal qui portait un char de bronze dont on n’a recueilli que des débris * ; le plus petit (20 mètres sur 15 mètres) n'avait qu'une seule entrée. L'un et l’autre étaient voûtés, et leur intérieur était orné de colonnes entre lesquelles il y avait des peintures et quelques inscriptions, probablement celles que nous savons avoir été découvertes en 1739, et qui contenaient la liste des Herculaniens inscrits par tribus.

TempLes. Au sujet de ces édifices sacrés, le seul fait qui paraisse pouvoir être avancé avec quelque certitude au milieu des renseignements les plus contradictoires, et d’après le plan général des académiciens d'Herculanum, c’est qu’on en découvrit trois dont l’un était situé à gauche du grand théâtre et les deux autres au S.-E. de la partie de la ville qui fut reconnue. Plusieurs auteurs, tels que Winckelmann, de Lalande, Venuti, etc., ont avancé que l’un de ces temples, consacré à Hercule, était de forme circulaire et orné de vingt-quatre colonnes, tant à l’intérieur qu’à l'extérieur. Le chanoine Jorio pense que ce temple n’a point existé, et que cette découverte n’est qu'une fable née de l'erreur dans laquelle tombèrent les ouvriers qui, les premiers, reconnurent le théâtre, et ne manquèrent pas, suivant l'usage, de le

prendre pour un temple. Winckelmann cite, il est vrai, à l'appui de son

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