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9, Notizie sugli scavi di Ercolano. In-8°, Naples, 1827.
3. Parmi ces débris étaient une Junon, un Mars et un Apollon de demi-ronde-bosse qui décoraient la caisse du char, Henc. Er Pomr., VI, p!. 19, 80 et 81,
assertion, les deux peintures de Thésée et d'Hercule, qu’il croit provenir de ce temple à cause de leur forme concave ; mais le savant archéologue allemand n’a pas remarqué qu’en tenant compte de la courbe de ces peintures, le temple n'aurait eu qu'environ 4 mètres de diamètre, et qu’il eût été fort difficile de placer vingt-quatre colonnes dans un si étroit espace. D'ailleurs, il paraît hors de doute que ce fut dans la Basilique, ainsi que nous l’avons dit, et non dans ce prétendu temple
circulaire, que furent trouvées ces deux belles compositions.
Tomseaux. Nous trouvons dans une lettre écrite de Naples, le 7 avril 1750, par Gori au savant Martorelli, la mention d’un tombeau qui nous rappelle encore cette famille des Balbus, aussi célèbre dans les fastes municipaux d’'Herculanum que les Holconius dans ceux de Pompéi.
«€ À Herculanum, dit Gori, on à trouvé un tombeau ou columbarium intact, et dans les niches sont encore les vases cinéraires avec les noms inscrits sur chacun en lettres rouges ; la plupart appartiennent à la famille Nonia. Ce columbarium est long et large d'environ sept palmes (1",85), avec une hauteur de voûte proportionnée et un petit escalier sur le côté. Un autel s’y trouvait. Au-dessus des niches ou loculi , au nombre de neuf, qui contenaient les urnes entières avec leurs couvercles, étaient écrits au minium, ainsi que je l’ai dit, des noms, la plupart ayant appartenu à des affranchis. »
Un autre tombeau, découvert en 1765, était décoré extérieurement de piédestaux d’un beau style. L'intérieur était un caveau de 4 mètres de long sur 9 mètres de large. Ce tombeau était également un columbarium, dont chaque niche contenait encore intacte une urne cinéraire couverte d’une tuile ‘. |
1. «Je n’omettrai pas, dit Jorio, une observation qui, au point de vue archéologique, rend unique au monde ce petit coin de nos environs. Aujourd’hui, dans cet étroit espace, nous pouvons regarder comme existant trois étages de sépultures bien différentes; et qui me contesterait le droit d’en supposer un quatrième? Immédiatement sous le sol actuel existent les sépultures chrétiennes ; à 25 ou 30 palmes de profondeur, on rencontre souvent des tombeaux romains construits en briques ; beaucoup plus bas, au niveau du sol de l’ancienne cité, existent les tombeaux des Herculaniens, dont faisait partie celui mentionné par Gori; et enfin après tout ce qui a été écrit si doctement sur les premiers habitants d'Herculanum (Dissertazione isagogica, p. 10), qui pourra nier que ceux-ci aient été aussi enterrés sous le sol qu'ils avaient foulé? Voilà donc quatre cimetières d’époques différentes et de nations bien diverses comme classés les uns sur les autres
sous la moderne Resina. »
Nolizie sugli scavi di Ercolano.
Marsons. Le plan général des maisons était naturellement le même à Herculanum qu'à Pompéi; aussi aujourd'hui, celles surtout qui sont recouvertes, ont-elles d’autant moins d'intérêt que les descriptions qui nous en sont restées sont plus imparfaites; elles ne se recommandent plus guère à notre curiosité que par les nombreux objets d’art qui en proviennent et enrichissent le musée de Naples. Nous décrirons les maisons qui ontété mises au jour par les fouilles modernes, mais nous nous contenterons de mentionner quelques particularités que présentèrent celles dont les restes ont disparu de nouveau.
Venuti ‘ nous a laissé la description d’une espèce de cave dont nous chercherions en vain l’analogue dans les ruines de Pompéi, quoiqu'un exemple en ait été découvert à Stabia. On entrait par une petite porte de marbre blanc? dans une pièce de peu d’étendue, suivie de deux plus crandes, toutes trois pavées de marbre; une banquette, également recouverte de marbre, régnait au pied des murailles ; à sa surface se présentaient les orifices d'énormes jarres de terres cuite, dolia, ensevelies en partie dans la terre, en partie dans la maçonnerie des banquettes, ainsi que nous l’avons vu aux comptoirs des marchands d'huile de Pompéi. Au fond était une sorte d’armoire creusée dans la muraille sur une largeur d'environ 2 mètres, et dans laquelle existait encore intacte une étagère composée de marbres de diverses couleurs, ressemblant aux gradins qui, sur les autels modernes, reçoivent les chandeliers et les vases de fleurs. Sur ces gradins on disposait sans doute des vases de cristal contenant les vins les plus précieux. Malheureusement, ajoute Venuti, ce monument curieux fut détruit pour employer les marbres à d’autres usages.
Maison Des Paryrus. De toutes les habitations sorties des ruines de Pompéi, de Stabia et d'Herculanum, la plus importante et par ellemême et par les objets qui y furent trouvés est celle qu’on désigne sous les noms de Maison de campagne, des Papyrus ou d’Aristide. Le même hasard qui avait produit la découverte du grand théâtre amena celle de cette splendide demeure, située à peu de distance à l’ouest de cet édifice.
En 1750, un particulier creusant un puits rencontra des murailles
4. MarceLco Venu, Descrizione della prima scoverta dell’antica città di Ercolano. Vencezia, 1749.
9, Probablement semblable à celle du tombeau de Pompéi, p. 90.
antiques ; aussitôt Charles IIT ordonna des fouilles qui, continuées jusqu'en 1760, produisirent les plus merveilleux résultats, bien qu'il ait été reconnu que déjà les anciens avaient fait quelques tentatives pour arracher aux cendres et aux laves une partie des trésors qui y étaient
enfouis, tentative qu’'heureusement pour nous ils abandonnèrent bientôt,
rebutés sans doute par la dureté des matières qu’il fallait percer.
Aujourd’hui, en l’absence de documents précis et surtout d’un plan qui fut, dit-on, dressé avec soin par l'ingénieur suisse Charles Weber, chargé de la direction des fouilles, mais qui n’a point été publié, il serait impossible de donner une description de cette villa; nous savons seulement que la plupart des pavés étaient en marbre et qu'il y avait, comme à la maison de Diomède, un vaste jardin avec un large vivier et un beau péristyle rectangulaire entouré de colonnes de stuc. Voici le tableau que Winckelmann a tracé de cette partie de l’habitation :
« Cette maison de campagne, dit-il, renfermait une grande pièce d’eau, longue de deux cent cinquante-deux palmes de Naples (66",30) et large de vingt-sept palmes (7,10), dont les extrémités se terminaient en portion de cercle. A l’entour de cet étang, il y avait ce que nous nommons des compartiments de jardin, et il régnait tout le long de l’enceinte un rang de colonnes de briques revêtues d’une couche de stuc, au nombre de vingt-deux sur le côté le plus long et de dix dans la largeur. Ces colonnes portaient des solives appuyées par un bout sur le mur de clôture du jardin, ce qui formait une feuillée ou berceau autour de l'étang. On trouvait sous cet abri des cabinets de formes différentes, soit pour la conversation, soit pour prendre le bain; les uns en demicercle, les autres carrés par leur plan; des bustes ainsi que des figures de femmes en bronze étaient placés alternativement entre les colonnes. Un canal d’une médiocre largeur circulait le long de la muraille du jardin, et une longue allée conduisait au dehors à un cabinet ou pavillon d'été de forme ronde et percé de toutes parts, lequel s'élevait de vingtcinq palmes de Naples (6",60) au-dessus du niveau de la mer. Au sortir de la longue allée, on montait quatre marches et l’on parvenait ensuite à un pavillon où l’on à trouvé un beau pavé de marbre d'Afrique et de jaune antique. »