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AUBERGE

3h ouvrant sur une antichambre ou procælon 395, qui avait une sortie dérobée 36 et communiquait en outre avec le portique du xyste par un long corridor 37, à la suite duquel se trouvent trois pièces très-étroites 38, 39 et 40, indépendantes les unes des autres, et une sorte de petite ala LA où sans doute était un banc sur lequel venait s'asseoir le maitre pour prendre le frais et jouir de la vue de ses parterres.

Sur la partie AB de la maison régnait un étage qui fut trouvé assez intact pour que le chevalier Finati® el le chevalier Bechi* aient pu en donner une description complète accompagnée de coupes et de plans ; malheureusement les charpentes étaient tellement carbonisées, Îles murailles tellement ébranlées par les secousses qui accompagnèrent l'éruption, qu’on a été forcé de démolir cet élage pour conserver le rez-de-chaussée. Nous devons d'autant plus regretter ce pénible sacrifice, que Pompéi et Herculanum ne nous ont offert aucun autre exemple aussi complet de cette partie supérieure d’une habitation.

Celle de la maison d’Argus ne comptait pas moins de vingt et une petites chambres à coucher dont quelques-unes en enfilade, disposition très-rare dans les habitations antiques; chacune était éclairée par une petite fenêtre, et plusieurs ouvraient sur une terrasse , solarium , pavée en mosaïque, qui s'étendait sur les pièces 29 et 36 en tête du xyste.

On trouva à cet étage une assez grande quantité de comestibles, tels que des noix, des noisettes, des noyaux de prune, des amandes, des figues sèches, des aulx, des pavots, un morceau de fromage, du froment, du riz, des lentilles, des fèves, de l'huile dans une fiole fermée par un bouchon de liége, du miel dans un vase de verre clos par un tampon de feuilles, une tasse contenant de la cire, etc. Parmi les objets d’autre genre, on remarquait plusieurs boucles d'oreilles en or, dont une ornée d’une grosse perle, un bracelet de bronze doré à double tête de serpent, divers ustensiles de bronze, de fer, de verre et de terre cuite, un torchon plié, etc.

La maison d'Argus couvrait une superficie de 42*,25 sur 31",950.

AUBERGE. À la suite de la maison d’Argus se trouvent de grands bâtiments très-ruinés dans lesquels on croit reconnaître une auberge.

4. Manuel pour Herculanum, Pompéi et Stabie. Naples, 1844, broch. In-8°. 2, Museo Borbonico. T. VIII.

On entre d’abord dans un petit atrium toscan pavé en opus signinum ; au centre est un compluvium carré, en têle duquel sont les restes d’un puteal. À gauche de l’atrium est un passage à l'entrée duquel se trouve une citerne; il conduit à plusieurs chambres dont les fenêtres sont encore garnies de grilles de fer. Comme la rue descendait rapidement vers la mer, les constructions présentaient de ce côté trois étages les uns sur les autres’. L'étage supérieur, celui où se trouvent les pièces dont nous venons de parler, était de niveau avec le sol des maisons précédemment décrites. Au-dessous sont plusieurs salles ; l’une d’elles, qui n'a que 2",85 de long sur 1",60 de large, et qui ne recevait de lumière que d’une sorte de puteal percé au milieu de la voûte, paraît avoir été un petit sacellum consacré à Vénus, dont le simulacre en terre cuite à été trouvé sur un piédestal qui n’est pas placé exactement au milieu de la paroi du fond. En avant et au centre est un petit autel carré construit en stuc et en briques.

Enfin l’étage inférieur se compose d’un grand nombre de salles voûtées ouvrant sur la mer? et ayant dû servir de magasins *, et sans

doute aussi de taverne pour les matelots. On y voit une cuisine avec

son fourneau, et dans une pièce voisine, un autre fourneau beaucoup plus grand contenant une chaudière de bronze; à côté de celui-ci est un bassin formé d’une grande jarre de terre enfermée dans un massif de maçonnerie. Enfin, dans une salle dont la voûte est écroulée se trouvent un puits avec une auge de pierre et un massif carré qui put servir de table.

Les autres constructions, en petit nombre, mises à découvert par les nouvelles fouilles, n’offrant aucun intérêt, nous allons, après avoir remonté le Vico di Mare, entrer par une porte que nous signale l’inscription :

REALI SCAVI DI ERCOLANO

et visiter le plus imposant édifice de la ville antique, le Tuéarre. Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit de la

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