L. II, Eleg
1 y avait en effet également à Rome, dans les places et dans les carrefours, des autels sans
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et aux rues, soit à des divinités d’un ordre supérieur. Tel est l'autel situé dans la rue des Soprastanti, derrière les prisons (PL. 10), et quun aigle sculpté dans le tympan indique avoir été consacré au maitre des dieux. Cet autel, longtemps à moitié enfoui sous les décombres, est maintenant entièrement dégagé; mais la peinture qui le surmonte est presque entièrement effacée. En 1854, nous l’avions encore vue telle que la représente notre dessin ‘. Parmi les autres autels du même genre qui se voient encore à Pompéi, indiquons seulement celui qui exste dans le Vicolo della Regina (Pr. 109), en face de la maison d’Adoris ; celui qui est adossé à la citerne (PL. 27), au carrefour formé par les rues Domitienne et de Narcisse; enfin un quatrième (PL. 72), qui existe derrière la fontaine du Quadrivio della Fortuna; celui qui se trouve près de la porte de la Marine est un véritable laraire , le seul
exemple que nous en connaissions sur la voie publique.
Laraire près la Porte de la Marine.
Les anciens avaient coutume de conserver dans leurs demeures les
images des Lares ou Pénates, de ces divinités qu'ils avaient choisies
temples; tels étaient celui d'Hercule, l’Ara Maxima, situé à l'entrée du grand cirque et celui de Mars dont parle Juvénal :
« Je rencontrai mon ami Brutidius tout pâle près de l'autel de Mars. » pallidulus mi Brutidius meus ad Martis fit obvius aram.
Sat. 10.
Ces autels, aussi bien que les temples, servaient d’asile à ceux qui étaient poursuivis. Dans la Mostellaria de Plaute (act. v., scène 1), Tranion, craignant de recevoir de Theuropide les coups qu’il n’a que trop mérités, s’assied sur l’autel devant la maison.