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comme protectrices de leurs familles et de leurs foyers. Ces figures, proportionnées par leur dimension à l’exiguité des habitations particu lières, par leur matière à la richesse de leurs propriétaires, étaient des statuettes quelquefois d’or et d'argent, mais le plus souvent de pierre et surtout de bronze. Quelques personnes les déposaient dans leurs chambres à coucher ou dans des armoires placées dans l’Atrium, le Tablinum ou le Tabularium *. Dans certaines maisons plus opulentes, une sorte de chapelle, Sacrarium où Sacellum, était consacrée aux Pénates, comme nous le verrons dans la maison d'Ariane ?; mais le plus souvent le Laraire n’était qu’une petite niche plus ou moins ornée située ordinairement au fond du Péristyle ou du Xyste* et que nous trouverons dans presque toutes les habitations de Pompéi. On voit enfin dans beaucoup de cuisines un autel consacré à Fornaæ et surmonté de peintures représentant ordinairement un sacrifice à la divinité tutélaire des fourneaux “.

Souvent aussi les murailles extérieures offrent des peintures religieuses et symboliques ; ces peintures sont parfois de quelque impor tance, et nous en verrons une qui retrace les douze principaux dieux de l’'Olympe; mais le plus ordinairement elles ne représentent qu'un ou deux serpents à côté d’un autel; ces animaux étaient les emblèmes des Lares compitales ou viales. Au coin de la rue des Tombeaux et de la rue voisine du mausolée de Mamia, on voyait une de ces peintures au-dessous de laquelle était une brique en saillie qui ne pouvait avoir eu d'autre destination que celle de recevoir une lampe ou des offrandes. Cette peinture, découverte le 12 août 1769 et aujourd’hui détruite, a été décrite et publiée par Mazois.

Une très-belle peinture de ce genre (Pr. 76), de grande proportion et d'une parfaite conservation, a été découverte vers 1850 à l'angle de la ruelle de la Fontaine-du-Bœuf ouvrant sur la rue de Stabia. Au-dessous se trouve un autel légèrement en saillie et qui dut avoir le même emploi que la brique dont nous venons de parler. Cet autel, construit en maçonnerie recouverte de stuc, avait sa tablette

brisée, mais celle-ci a été restaurée sur notre indication.

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