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N. VELASIO GRATO VIX. ANN. XII

Derrière ce monument sont deux tombeaux ruinés inconnus (PL. 19 et 20), composés chacun d’un grand cippe en maçonnerie porté par un soubassement contenant une grande chambre sépulcrale voûtée. Au pied de ces tombeaux existe un grand nombre de columelles de tuf dont aucune ne porte d'inscription. En traversant la rue qui s'étend derrière les monuments que nous venons de décrire, on trouve à l'extrémité septentrionale de l'auberge (Pr. 8) trois grands sarcophages (PL. 21)

composés de dalles de tuf; deux sont encore entiers et n’ont point été ouverts ‘.

Revenant à la rue des Tombeaux, on voit à la suite de celui de Gratus, et sur le même soubassement, les sépultures de la famille Arria. La première et la plus importante est le

Tomseau DE Diomène (Pr. 22), qui parait avoir été le chef de la famille. Ce monument, découvert le 22 septembre 1774, est construit en moellons et revêtu de stuc ? ; il est aujourd’hui en très-mauvais état. Sa facade avait 2",50 de large sur 2",80 de hauteur, sans compter le fronton qui est en partie détruit; sa profondeur est de 1",55. La façade, ornée de deux faisceaux, porte l'inscription :

M. ARRIVS ÿ . L. DIOMEDES SIBI SVIS MEMORIAE MAGISTER PAG. AVG. FELIC. SVBVRB.

Le sigle $, qui ne ressemble à aucune lettre connue, a été diversement interprété; on a cru y reconnaître un C ou un L, et on a lu Caiæ ou Liviæ; je crois qu’on doit y voir une espèce d’T, et alors l'inscription sera lue :

« M. Arrius Diomède, affranchi de Julie, Juliæ libertus, maître du faubourg ou bourg suburbain 3 Augusto-Félix, à lui-même, aux siens et à leur mémoire. »

Je suis d'autant plus fondé à croire que la lecture Juliæ peut être la bonne, que nous verrons qu’une femme nômmé Julia Félix était une des plus riches propriétaires de Pompéi, et que, d’un autre côté, nous trouvons ici le tombeau de deux Tychè dont l’une prend le titre d’affranchie de Julie, et l’autre se vante d’avoir été attachée à la personne de Julie, fille d'Auguste.

Une seconde inscription est placée au-dessous d’un petit mur qui sépare le tombeau principal des deux derniers (PL. 23), qui ne sont

1. Chez les Romains, et ce fait a été récemment encore confirmé par les fouilles de la voie Appienne, les corps furent dans les mêmes temps brûlés ou enterrés, au choix des familles; mais il paraît que l’inhumation était rare à Pompéi, car ces trois sarcophages en sont presque le seul exemple,

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