Voy. la lettre en tête du chapitre
3. Nous avons déjà lu ce même titre de Magister pagi Augusto-Felicis sur l'hermès de C. Norbanus, trouvé dans le temple d'Isis.
que des espèces de bornes, des columellæ portant également des épitaphes.
Voici ces trois inscriptions, qui nous indiquent le lieu où reposent trois des enfants de Diomède :
ARRIAE M. F.
DIOMEDES L. SIBI SVIS.
« À Arria, fille de Marcus, Diomède affranchi pour elle et les siens. »
ARRIAE M. L.
« À Arria, neuvième fille de Marcus affranchi. »
M. ARRIO PRIMOGENI.
« À Marcus Arrius, premier-né. »
Dans le soubassement qui porte ces tombeaux, on a trouvé une urne de verre contenant des cendres, et renfermée elle-même dans un vase de plomb *.
Ces sépultures sont les dernières qui se présentent sur le côté droit de la rue des Tombeaux; en traversant celle-ci, on trouve en face la villa de Diomède (PL. 24), puis, en revenant vers la ville, le
TRICLINIUM FUNÈBRE (PL. 25), l'exemple le plus complet qui soit parvenu jusqu’à nous de ces salles à manger où, à certaines époques , les Romains se réunissaient pour célébrer les silicernia ou novendialia
1. Les deux autres enfants dont on n’a point trouvé les urnes étaient peut-être morts trop jeunes pour avoir été brülés. Pline nous apprend, en effet, qu’il n’était pas d’usage de brûler les enfants qui n’avaient pas encore fait leur première dent : Hominem priusquam genito dente cremari mos gentium non est. L. VII, c. 16.
Ce fait est confirmé par Juvénal :
« On dépose dans la terre l'enfant trop jeune pour être brûlé. » RES terra clauditur infans . Minor igne Togi.......
Sal. XV.
Une inscription citée par D. Martin fait présumer que cette prohibition de l'usage se serait étendue jusqu’à l’âge de neuf ans.
On ne brûlait pas non plus les cadavres des hommes frappés de la foudre : Hominem ita exanimalum cremari fas non est; condi terra religio tradidit.
Pine, 1[1c.55
96 POMPEIAÀ.
repas funèbres destinés à honorer les morts ‘. La façade qui se présente sur la rue des Tombeaux n’est qu'un mur peu élevé, percé d’une porte
Triclinium funèbre.
qui n’a pas plus de 1",23 de haut sur 1°,05 de large et surmonté d’un fronton d’une largeur démesurée. (Voy. planche IIT, premier monument
à droite.) Au milieu de ce fronton est la copie de l'inscription aujour-
d’'hui au musée :
CN. VIBRIO