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2 N. FESTI AMPLIATI FAMILIA GLADIATORIA PVGNA. ITERVM PVGNA XVI K., IVN. VENAT. VELA.
« La troupe de gladiateurs de Numérius Festus Ampliatus combattra pour la seconde fois. Combat, Chasse, Velarium, le 16 des calendes de juin. »
3. Ces gladiateurs, qu’on appelait aussi Hoplomaques, étaient armés de toutes pièces à la manière des Samnites, dont on leur avait donné le nom.
4. Le Mirmillon était souvent opposé au rétiaire; aussi portait-il sur son casque un poisson que semblait poursuivre son adversaire armé du filet et du trident, pendant que le peuple chantait : Non te peto, piscem peto, quid me fugis, Galle ?
110 POMPEITA.
trois gradins qui portent le cippe funéraire, et dont quelques-uns sont conservés sur les faces du nord et du midi, retracent des luttes d’une autre espèce ; ce sont des combats de bestiares, contre des animaux de toutes sortes, ou d'animaux entre eux, combats que les Romains appelaient chasses, venationes. Parmi les animaux on reconnaissait des lions, des panthères, des sangliers, des loups, des chiens, des cerfs, des gazelles, des taureaux et jusqu'à des lièvres. Les épisodes, habilement variés, rendaient cette suite fort intéressante ; 1l ÿ avait surtout une scène très-curieuse, qui montrait comment on familiarisait les jeunes bestiaires avec l'aspect et les hurlements des bêtes féroces et comment on leur apprenait à les combattre. On y voyait un jeune homme, encore peu habile dans ces sortes de combats, attaquant une panthère irritée. L'animal portait un collier auquel tenait une longue corde nouée par l'extrémité opposée à la sangle qui ceignait un taureau qui ne faisait que retenir un
peu l'élan de la bête féroce, sans paralyser entièrement ses mouvements.
La chambre sépulcrale que renferme le soubassement recevait l'air par un petit soupirail; c’est un columbarium entouré de quatorze niches, et dont la voûte qui porte le cippe-est soutenue par un pilier carré, percé à jour sur ses quatre faces et formant ainsi une espèce de tabernacle qui était fermé d’un côté par un rideau épais attaché à des clous, et des trois autres par des vitres; il était sans doute destiné à recevoir une urne, ou plutôt une lampe. Ce tombeau avait dû être violé à une époque postérieure à la destruction de Pompéi, car toutes les urnes avaient été enlevées et les ossements qu'elles renfermaient vidés dans les niches; on n’a trouvé autre chose que ces débris et une petite lampe de terre cuite.
Tombeau de la deuxième Tychè.
ToMBEAU DE LA DEUXIÈME Tycnë (PL. 32). À côté du tombeau de Scaurus est un espace vide dans lequel on a trouvé, en novembre 1812,
le cippe sépuleral ou columella en marbre d’une seconde femme du nom de Tychè, il porte cette curieuse inscription : IVNONI
TYCHES IVLIAE AVGVSTAE VENER.
« Au génie protecteur ! de Tychè, Venerea de Julie, fille d’Auguste ?. »
On voit que les anciens, sous le rapport de la courtisanerie, étaient encore plus avancés que nous; tout titre qui les rapprochait des princes les honorait, quel que fût ce titre. Voici une femme qui se vante, jusque sur son tombeau, d’avoir rempli auprès de la fille d’Auguste les fonctions de Mercure auprès de Jupiter, l'emploi qu’au dire de Tacite, Pétrone remplit glorieusement à la cour de Néron!
TomBEau DE Serviia (PL. 33). On a donné au tombeau inachevé qui succède à celui de Tychè le nom de tombeau de Servilia, parce qu’on y trouva un fragment d'épitaphe : SERVILIA AMIGO ANIM.. fragment qui prouve au contraire que le monument fut élevé par Servilia, et non point en son honneur. La disposition de ce mausolée est la même que celle des tombeaux de Nævoleia et de Calventius; le cippe s’élève sur deux gradins de marbre blanc reposant sur un grand soubassement ; il ne présente qu'un massif de maçonnerie avec quelques rinceaux, une base, une corniche et un coussinet de marbre blanc; il contient une grande chambre sépulcrale à moitié souterraine, dont la porte est aujourd’hui murée et dans laquelle on trouva en octobre 1837 un cippe de marbre avec cette inscription :
LVCCEIA JANVARIA.
Ce nom pourrait, au moins aussi bien que celui de Servilia, appartenir au tombeau.
1. Il ne s’agit point dans cette inscription de Junon, femme de Jupiter, mais de l’une de ces divinités protectrices, ces espèces d’Anges gardiens que les Romains sppelsient Junones pour les femmes, et Genii ou Silvani pour les hommes.
2. Quelques auteurs ont traduit cette inscription : « À Junon, Tychè Venerea de Julie Auguste. » Outre la bizarrerie d’une dédicace faite à la plus sévère des déesses par une femme exerçant de semblables fonctions, ils ont oublié que Tyches, Tüyns, nom grec, est ici le génitif de Ton, et que, par conséquent, leur interprétation est inadmissible, On a lu aussi : À Junon, Tychè affranchie de Julie, à Vénus Auguste. » Pour que cette opinion fût acceptable, il faudrait toujours que Tychè fût au nominatif, et de plus que Juliæ fût suivi de L, initiale de Liberta. D'ailleurs, il est évident que les mots Juliæ Augusiæ sont inséparables; toutes les médailles d’impératrices et de princesses romaines en font foi.
POMPEÏTA.
Après ce monument se présentent la cour de la maison dite de Cicéron, une rangée de boutiques, une citerne, l’entrée de la villa de Cicéron, puis enfin une rue de l’autre côté de laquelle on trouve les
Banc ET TOMBEAU DE Mama. Le tombeau de la prêtresse Mamia (PL. 36) est placé en arrière de la ligne des autres mausolées, étant séparé de la rue par une portion assez considérable de l'enceinte au fond de laquelle il s'élève et par le banc semi-circulaire qui en dépend‘. L’enceinte est une terrasse soutenue par une muraille percée de petites arcades dans sa partie supérieure. Du côté opposé à la rue est unepetite porte, seule entrée du monument, et devant laquelle il semble avoir existé un SEPULCGRETUM (PL. 37), un lieu de sépulture pour les pauvres gens *.
Hoc miseræ plebi stabat commune sepulcrum.
Horace, L. I, Sat. 8.
Le tombeau de Mamia, découvert en 1769 *, est un massif carré de maçonnerie reposant sur un stylobate. Chaque côté était omé de quatre colonnes cannelées d'ordre corinthien à moitié engagées dans la muraille et formées d’assises de briques ; le tout est revêtu de stuc. C'est dans la face qui regarde la ville que se trouve l'entrée de la chambre
sépulcrale entourée de niches ornées de peintures, et ayant au centre
NU
Antéfixe.
un massif carré destiné à porter l’urne de Mamia, qui était d'argile et
renfermée dans une autre de plomb. La partie supérieure du monument