‹ PompeiaChapitre 86 sur 267 · VIII K. FEBR · texte numérisé non relu

VIII K. FEBR

TABVLAS POSITAS

IN MUSCARIO COCAVNIMESS SN GCCC. XX

Sous une grande partie du monument s'étendent des citernes dans lesquelles on puisait par une ouverture qui existe dans le portique oriental, Les eaux pluviales y étaient amenées par un caniveau de pierre qui règne au pied des colonnes tout autour de la cour. Ce caniveau est interrompu de distance en distance par des trous carrés un peu plus profonds, dans lesquels se trouvaient précipitées les impuretés que les eaux pouvaient charrier *.

On est entré longtemps dans le Quartier des soldats et dans les fouilles de Pompéi par une ouverture moderne a pratiquée dans l'angle S.-E. de l'édifice; immédiatement on trouve à droite un petit escalier conduisant au premier étage, converti en habitation pour les gardiens. Cet étage, répélition du rez-de-chaussée, n'avait entre les diverses pièces qui le composaient d'autre communication qu’un balcon continu en bois dans le genre de ceux qui, de notre temps, relient encore les différentes chambres de.la plupart des auberges?. On voit encore dans la muraille les trous de scellement des poutres qui portaient le balcon.

Suivant le portique oriental, nous voyons, après plusieurs chambres de soldats, une petite salle b qui dut être la prison de la caserne. Le 20 décembre 1766, quatre malheureux y furent trouvés renfermés, mais libres de leurs mouvements, bien que des fers fussent déposés auprès d’eux°. Ces fers ou ceps ont été portés au musée et remplacés par une grossière copie en bois; ils consistaient en vingt-deux morceaux de fer hauts de 0",15 environ, s’élevant perpendiculairement

1. Nous avons déjà signalé et nous indiquerons encore plus d’une fois dans les monuments et les maisons de Pompéi la présence de ces cavités faciles à curer, ingénieuse précaution qui ne laissait arriver dans les citernes que des eaux propres et dégagées de toutes matières étrangères.

2. Cette disposition est encore une preuve de plus à lappui de notre opinion, car on la retrouve dans la vaste caserne que l’empereur Adrien avait ménagée pour les soldats prétoriens dans sa fameuse villa de Tivoli.

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