Herc. et Pomp., I, pl
thermes”, et cela devait être, car c’était cette pièce que, pendant les journées d'hiver, les philosophes choisissaient pour leurs lecons ? les oisifs pour leurs entreliens, les bateleurs et les mimes pour leurs exercices.
Elle était éclairée au fond par une fenêtre percée entre deux grandes figures de stuc, et garnie de quatre vitres épaisses, larges de 0",55 sur 0",76, retenues dans un châssis de bronze par des feuillures et des boutons tournants de même métal.
Au-dessous de la fenêtre est un trou carré traversant toute l’épaisseur de la muraille et dans lequel on plaçait une lampe qui éclairait à la fois le tepidarium et l'exèdre à laquelle il est adossé. Les parois
peintes en rouge offrent, à la hauteur de 1,70, des espèces de casiers
surmontés d’une corniche que soutiennent des Telamons ? hauts de 0",61 de terre cuite revêtue de stuc*. La plupart de ces figures sont nués; quelques-unes cependant ont autour des reins, soit une fourrure, soit une peau de poisson garnie de ses écailles. Les nus étaient peints couleur de chair, les cheveux et la barbe étaient noirs. Plusieurs lampes ont été trouvées dans les cases dont la destination a donné lieu à bien des conjectures. Il nous semble évident que ces cases n’ont jamais pu, comme on l’a supposé, servir à déposer des parfums, car leur tablette inclinée en avant eût exposé les vases à des chutes continuelles ; nous croyons plutôt qu'on dut y déposer les couvertures légères, sindones , dont les baigneurs se couvraient au sortir de l’étuve, et les serviettes, mantilia où mappæ, dont ils se servaient pour s’essuyer.
La voûte, dont une partie est malheureusement détruite‘, était richement décorée de caissons et de compartiments en stuc enrichis de figures et d’arabesques sur fond rouge et bleu. Les figures sur les premiers plans sont en relief, et celles des seconds plans simplement peintes en blanc. Quelquefois il n’y a de peint qu’une partie des figures, un bras ou une jambe, et le reste est en relief. On peut encore distinguer un Amour porté par deux chevaux marins, que précède un autre Amour