Voy. la lettre en tête du chapitre
mant le centre d’une construction rectangulaire et surmontée d’une voûte ayant la forme d’un cône tronqué ouvert par le sommet qui était vitré et paraît avoir été peint en noir. Dans les parois de la rotonde s’ouvraient quatre niches semi-circulaires de 1°,68 de largeur sur 2",20 de hauteur.
Au milieu du pavé est l’alveus, baptisterium ou piscine”, bassin rond de 4,50 de diamètre à son ouverture sur 1",17 de profondeur, entièrement revêtu de marbre blanc et entouré de deux gradins sur lesquels s’asseyaient les baigneurs. Le gradin inférieur est en partie détruit et entièrement dépouillé de ses marbres, si toutefois il à jamais eu d'autre revêtement que le ciment qui couvre le fond de la cuve. L'eau y était amenée par un tuyau de bronze aplati, large de 0",15 et sortant de la muraille à 1",17 du sol. Gau suppose, et cela avec quelque vraisemblance, que ce conduit dut être masqué par une statue qui versait elle-même l’eau dans le bassin, mais on n’en voit aucune trace. Au fond de celui-ci est une ouverture pratiquée pour le vider et le nettoyer, et une seconde, placée près de la surface, laissait écouler le trop-plein. Le frigidarium était élégamment décoré; le mur était orné de plantes vertes presque effacées, se détachant sur un fond jaune; le socle est rouge ainsi que la frise, qui est enrichie de bas-reliefs en stuc blanc d'une composition gracieuse, représentant des Amours conduisant des chars, et précédés d’autres Amours à cheval’. Les parois des niches étaient peintes en bleu et leurs culs-de-four en rouge; les archivoltes offraient de jolies moulures en stuc.
En sortant du frigidarium, le baigneur, traversant de nouveau l’apodyterium, entrait par une porte dont les jambages sont quelque peu inclinés à la manière des Égyptiens ou des Étrusques, dans le tepidarium ou cella media, m, comme Pline nomme cette salle, dont la douce chaleur préparait le corps à la température élevée de l’étuve, et dans laquelle aussi, au sortir de celle-ci, la peau était séchée et parfumée d'huiles odoriférantes renfermées dans des boîtes de corne, d’albâtre ou de verre, appelées guttuli. Le tenidarium, long de 10 mètres, large de 5",60, était la plus richement décorée de toutes les salles des