SCÈNE XX
mai uu:k.
Quoi donc?
Quelle horreur!
MAURICE
Comment vous peindre la passion...
POMPONNETTE , s' ' rlu! ijUiltll i!i> llli.
Vous peindrez une autre l'ois... li ! vous sentez l'écurie à plein nez!...
MAURICE
L'écurie !
Et le tabac... donc! Pouah ! vous empestez !
MAURICE
Pouah !... vous empestez! Ces mots-là n'ont jamais exprimé la délire de l'amour!
pomponnette. se rapprochent l .
Et quelles mains !
maurice, avec fatuité.
Vous remarquez ma main ?
pomponnette, lui donnant sur la main tin coup d'éventail. Un palefrenier en rougirait... Cachez-moi donc ça !
Permettez, belle marquise...
POMPONNICTTE.
Est-ce que vous allez rester longtemps dans cette posture ?
MAURICE
Mais, c'est vous-même...
Allons... debout!
maurice, à part. * Elle croit parler à Azor... parole d'honneur!... (// se relève.)
Autre sottise!...
MAURICE
Une sottise... encore?
Est-ce qu'on se relève sans avoir obtenu un aveu?
MAURICE
C'est vrai. (Retombant à ge/noux.) Belle marquise, il me faut un aveu ! Oh ! un aveu ! belle marquise !
Un aveu... Eh bien ! j'avoue... (réfléchissarït) que je me suis
trompée sur votre compte... Vous êtes un nigaud !
MAURICE
Comment! un nigaud!
L'aveu est obtenu... relevez-vous!
* Pomponnette, Maurice.
maurice, à part.
Ah ça, elle me l'ait tourner comme un tonton! pomponnctte, reprenant son sérieux.
Et quelle tournure ! si au moins vous rachetiez ces façons vulgaires par un peu d'esprit! mais vous ne savez pas dire deux mots, mon cher.
MAURICE
Je vous assure pourtant...
Vous m'assurez .. voyons, alors, parlez, j'attends! Allons, soyez aimable, empressé, galant, spirituel ! mais allez donc ! vous restez là tout droit comme un imbécile... vous avez l'air d'un niais, d'un idiot,..
MAURICE
Ali ! je n'y tiens plus, moi. à la fin ! Eh bien, c'est vrai, oui, j'en conviens, je suis niais, je suisstupido, je suis bête à manger tout ce qu'on voudra, mais la raison, puisqu'il faut la dire, c'est que...
C'est que?...
MAURICE
Air : Connaissez-vous les bosquets de lauriers? C'est que j'en aime une autre.,.
Impertinent !
MAURICE
Eh ! qu' voulez-vous? ça m' trotte dans la tête...
C'est d' son amour que j' rêve en vous parlant,
Et c'est pour ça que vous m' trouvez si bête...
Oui, si j' parais à ce point interdit,
Si j'ai perdu suliit'ment mon mérite,
C'est qu' Pomponnette avec Perrin s'enfuit,
Et que mon cœur, ma tête et mon esprit,
Sont tous partis à sa poursuite...
Oui ! mon cœur est à sa poursuite !
C'est-à-dire que vous me préférez une paysanne.., une Pomponnette.
MAURICE
Et que je n'aimerai jamais qu'elle!
* Maurice, Pomponnette.
SCK. NE XX. U
POMPONRBTTK, (I part.
Cher Maurice! (Haut.) Ri vmis croyez que ça se passera comme ça!... vous vous imaginez que nous autres, grandes dames, onfnous prend et on oous quitte comme vos... Pomponnettes... iili ! mais non ! vous m'adorez, mon cher, cl \r saurai bien vous forcer...
HADBICE.
Je ne suis pas curieux, mais je voudrais bien savoir par quel moyen...
Que vous êtes innocent !... à quoi donc serviraient Vincennes, la Bastille, les prisons d'Etat !
MAUIUCK.
Ah ! par exemple ! en voilà une forte ! Ainsi, vous prétendez vous faire aimer...
Par ordre ! voilà notre caractère à la cour. mauiuce, au public, éclatant.
Ah ! j'en ai assez, des grandes dames! pomponnette, à part.
Je l'espère bien.
Air nouveau d'Hervé. (icr acte du Sopha.)
Oui, devant nous, On file doux !
Tels sont mes goûts, Resignez— vous A in'ètre fidèle !
MAURICE
Vous èt's donc bien épris' de moi ?
Oui, sur ma foi, Je n'aime que vous... et le roi !
Oui, c'est ainsi,
Mon cher ami, Lorsque de nous plaire on se mêle.
Tout est fini, Je suis transi, Elle va m'enchainer ici.
Quand sans façon, Un beau garçon,
Tombe à la fin Sous notre main, Etre rebelle, Ne sert de rien...
Oui, c'est certain (bis), Malgré lui nous le tenons bien.
ENSEMBLE
POMPOXN'ETTE.
Oui, devant nous,
On file doux,
Tels sont mes goûts,
Résignez-\ous
A m'êtr' fidèle!
(A part.)
Vraiment il se croit sous ma loi.
(Haut.)
Oui, sur ma foi, Je n'aime que vous... et le roi.
Oui, devant vous,
On file doux,
Tels sont ses goûts,
Résignons-nous,
Je s'rai fidèle !
Elle est donc bien épris' de moi !
Oui, sur ma foi, Elle n'aime que moi... puis le roi !