‹ Ponts en maçonnerieChapitre 27 sur 133 · II — TERRAINS ACCESSIBLES A L'AIDE D'ÉPUISEMENTS · texte numérisé non relu

II — TERRAINS ACCESSIBLES A L'AIDE D'ÉPUISEMENTS

FONDATIONS SUR TERRAINS ACCESSIBLES A L'AlôE

D'ÉPUISEMISNTS.

Fouilles enviihies par les eaux : Dispositions à prendre, épuisements. — Sol (le fondation situé à une faible profondeur sous Teau. — Batardeaux, matLsres ii employer pour leur exécution, épaisseur à leur donner. — Ouvrages en bois à simple ou à double paroi pour consolider lés batardeuux d*une certaine hauteur. — Épaisseur des batardeaux compris entre deux parois boisées, nécessité d'étayer les parois, enrochements. — Dimensions des bois à employer. Ponts de Muret et de Casséres, sur la Garonne. — Formule de M. Lenteirés. — Batai'deaux da viaduc d'Hennebont. — Caissons sans fond, en charpente, à parois calfatées. — Pont de Port de Piles, sur la Creuse. — Caissons à employer sur un sol incliné et inégal. — Viaduc de Loriont : Gontpe-batardeaux intérieurs. — Viaduc dcQuimperlé. — Viaduc de Port-Launay: Mise en place des caissons sans fond. — Caissons en tôle : Fondations du viaduc de Nogent-sur-Marne. — Résumé.

Nous avons supposé, dans le paragraphe précédent, que quelle que fût la profondeur à laquelle se trouvait le terrain solide susceptible de supporter des fondations, on pouvait Tatteindre sans être gêné parla présence de Teau daus les fouilles.

Mais fort souvent ce n'est pas ainsi que les choses se passent, et il arrive que les fouilles sont envahies par des eaux d'infiltration ou de source sur une hauteur plus ou rooin? grande.

Si les sondages préalables ont été faits avec le soin que nous avons recommandé, la présence de l'eau ne doit avoir rien d'imprévu ; on savait par avance à quelle cote on la rencontrerait et on a dû prendre toutes ses dispositions en conséquence.

On procède, cela va sans dire, à l'exécution des fouilles comme dans les cas déjà examinés tant que le déblai peut être fait à sec, et c'est seulement lorsque le niveau de la nappe d'eau souterraine est atteint qu'il y a lieu d'adopter telle ou telle mesure particulière suivant les circonstances.

Après avoir d'abord descendu la fouille, à l'aide d'un dragage à la main, jusqu'à une petite profondeur, trente ou qua-

rante ceDtimëtres par exemple en contre bas du niveau que Teau tend à prendre, on peut se rendre compte de l'abondance plus ou moins grande avec laquelle celle-ci affluera et décider en conséquence à quels procédés il conviendra de recourir.

Si Teau arrive en petite quantité il pourra suffire d'écoper et d'assécher la fouille à Taide de simples sceaux montés et vidés à la main, mais le mieux encore sera de faire usage d'une pompe d'épuisement d'un débit en rapport avec la quantité d'eau à évacuer.

L'industrie produit de nombreuses pompes de ce genre, la plupart d'un excellent usage, parmi lesquelles on n'a qu^à choisir, en se guidant d'après les circonstances locales de nature à en rendre le transport sur place el l'installation plus ou moins commodes.

Ce choix faitel les appareils d'épuisement mis en train, on n'a plus qu'à continuer la fouille comme si l'on travaillait à sec, en apportant toutefois un peu plus d'attention sur tous les détails du blindage à cause des éventualités bien plus grandes d'éboulement contre lesquelles il faut toujours se tenir en garde.

Pour faciliter d'ailleurs l'enlèvement complet de l'eau on a soin de maintenir, dans le fond de la fouille, une légère pente vers un point bas où doit être disposée une excavation un peu plus profonde, pour recevoir l'extrémité inférieure ou crépine du tuyau d'aspiration des pompes.

Les épuisements deviennent généralement fort dispendieux dès qu'on a affaire h des eaux arrivant en grande abondance et le mieux, dans bien des cas, est de ne pas s'y obstiner et d*adopter telle autre solution que les circonstances comportent permettant d'établir les fondations sous une couche d'eau plus ou moins profonde.

La situation devient alors à peu de chose près la même que s'il s'agissait de fonder un ouvrage en rivière ou dans des eaux stagnantes, et les divers procédés auxquels on peut avoir recours sont les mêmes dans l'une et l'autre circonstance.

Le cas le plus simple qui se puisse rencontrer est celui de fondations à établir sous une faible hauteur d'eau sur un ter* rain parfaitement incompressible et imperméable, comme par

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