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PONT-CASAL DU GUÉTIN

Elévation partiello ilu radier avanl los enrochuments.

Un autre ouvrage important a été également construit sur ! l'Allier dans des conditions analogues, c'est le pont du che- ' min de fer du Centre composé de 14 arches en arc de cercle de \ 20" d'ouverture et "I" de flèche, avec piles do 4" d'épaisseur, i Le dessin de la page suivante en représente une coupe , transversale et montre qu'il n'a été battu qu'une seule file de ; pieux à l'amont et à l'aval avec fiche d'environ 7 mètres. C'est ; Clément avec béton immergé que le radier a été établi ; on j s'est borné à en maçonner le parement supérieur. Les détails i de la construction sont suffisamment indiqués par le dessin i pour que nous n'ayons pas à y insister. ;

Enfin d'autres fondations sur radier général, mais d'un type i différent des précédentes, sont celles des piles centrales dut vîaduc de Beaugency, exécutées à sec sur une longueur d'en- ! viron 130 mètres. |

On avait là à traverser sur 6" 20 d'épaisseur, comme le' montre le dessin de la page 207, des couches successives de! terre végétale, d'argile, de marnes mélangées de sable et de sable vaseux, pour atteindre un banc d'argile compact sur lequel on voulait s'établir. La fouille, ouverte d'abord avec talus à 45° jusqu'à 5" 80 de profondeur, a été continuée ensuite avec parois verticales qu'on a maintenues de part et d'autre à l'aide

CHAPITHE II — FONDATrONS

l m — EXBOCBEMENTS, PILOTIS, BÉTON, BADIERS SOI

d un coffrage longitudinal dont le croquis ci-dessous montre la composition. Puis, le fond de la fouille étant bien dressé, on y a disposé une couche de béton d'un mètre d'épaisseur, 0ur laquelle les maçonneries ont été élevées.

; Le béton employé pour fondation dans do semblables conditions ne peut que donner les meilleurs résultats, mais il n'en est pas de même des radiers généraux exécutés en travers des rivières à fond affouillable, ainsi que l'ont prouvé de graves accidents éprouvés par des ouvrages fondés de cette manière.

Il est aisé de comprendre en effet quels sont les côtés très défectueux de ce procédé de fondation.

En exécutant un radier général on se propose de répartir le poids de l'ouvrage sur une grande étendue du terrain de fondation, et en second lieu d'empêcher Taffouillement de ce teri^ain.

Or une couche de maçonnerie de 1 à 2 mètres d'épaisseur, îjur 20 mètres par exemple de largeur, chargée de 20 mètres en 20 mètres, plus ou moins, de piles supportant la retombée de voûtes en pieire, ne peut, à cause de son élasticité limitée, répartir la pression résultant de cette charge que jusqu'à une distance assez faible au-delà du périmètre de la base de la pile. Le premier objet qu'on avait en vue n'est donc nulleipent atteint.

; Quant aux affouillements, on les déplace peut-être, mais, loin de les supprimer, on ne fait qu'en aggraver les causes et souvent en accroître les dangers.

§ ni— ENROCHEMENTS, PILOTIS, BÉTON, RADIERS 209

On sait en effet que, pendant les grandes crues des rivières à fond affouiliable, les eaux se creusent une sorte de lit temporaire offrant une section en rapport avec leur volume. A la rencontre d'un pont, des approfondissements momentanés, parfois très considérables, se produisent sous les arches et c'est pour les éviter qu'on a eu recours aux radiers généraux ; mais ceux-ci, dans ces circonstances, se transforment en véritables barrages, donnant lieu à de fortes retenues à Tamont, avec chute à l'aval et remous violents de nature à bouleverser les enceintes de pieux entre lesquelles le radier est compris, et à déterminer TeSondrement partiel ou total de ce dernier.

Lorsqu'il y a une différence de niveau très accusée de l'amont à l'aval, l'eau tend à se créer un passage par dessous le radier et y produit à la longue des excavations qui en compromettent la solidité.

Ces obserN'ations justifient pleinement les dispositions adoptées à Rome pour le Pont-Œlius, dont le radier est le seul qui ait jamais présenté un profil complètement rationnel ; elles justifient également l'extrême largeur et l'importance des risbermes de défense du radier du pont de Moulins ; mais comme ces conditions de sécurité ne peuvent être réalisées qu'au prix d'une dépense exorbitante, mieux vaut encore exécuter, pour les piles, des fondations isolées descendues jusqu'à la profondeur nécessaire pour que les affouillements ne puissent pas en atteindre la base ; pour les ponts de l'Allier, en particulier, on serait certainement parvenu de cette façon à les fonder à bien moins de frais, tout en leur assurant de meilleures garanties de solidité et de durée.

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