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I VI — OUVRAGES DE PROTECTION DES FONDATIONS

favoriser autour d'eux tes affouillements qu'ils sont destinés à combattre.

Oq peut donc être certain d'avance, si les enrochements sont immergés par exemple sur un fond de vase, de gravier ou de sable, qu'ils disparaîtront rapidement pendant los grandes crues, dans les excavations survenant au fond do la rivière, ou qu'ils seront entraînés par le courant.

Il faudra en conséquence, aprës chaque crue, recommencer à amener de nouveaux enrochements, fort heureux si l'on parvient ainsi à empëclier les affouillemenls de s'étendre jusqu'au dessous des maçonneries.

Poui prévenir autant que possible les avaries de cette nature, le mieux est de draguer tout d'abord le terrain, tout autour de la fondation, jusqu'à la profondeur qu'on suppose ne pas devoir èlre dépassée par les affouillemenls et sur une étendue suffisante, en plan, pour que les massifs d'enrocheraenls avec leurs talus y trouvent la place nécessaire.

Ce dragage etfcclué, on immerge les blocs avec soin, pour qu'ils soient bien enchevêtrés les uns dans les autres et que les massifs soient dressés suivant des formes à peu près régulières, pyramides tronquées ou cônes, avec talus dont l'inclinaison doit autant que posible rester inférieure à. 45*.

De cette façon, il pourra bien arriver encore que quelques mqellons soient entraînés par les courants pendant des crues exceptionnelles, mais le dommage sera généralement de peu d'étendue et pourra toujours être réparé à peu de frais si l'on y procède à temps,

La nature des matériaux employés et surtout leur densité ont naturellement une extrême influence sur la façon dont les enrochements se comportent. Certains moellons calcaires, par exemple, sont de si faible poids qu'ils flottent presque lorsqu'on les immerge et qu'il suffit de courants très ordinaires pour les déplacer et les entraîner.

En cas de manque absolu de moellons plus lourds, mîpux vaudrait encore, au lieu d'eu faire usage, recourir à des blocs artificiels de béton dont le poids pourrait atteindre environ 3000 kilogrammes par mètre cube.

MO (îfiAPlTRË II .- FONDATIONS

Lorsque les travaux s exéenteal ilaiis une eau 1res profonde, les talus des enrochements prenneai «n tel développement que des brèches s'y produiraient rapidenMBi^ ai des dispositions spéciales n'étaient adoptées pour les mainfMWK»

Le moyen le plus anciennement usité pour cela comi||i|Là battre, tout autour des fondations, soit des pieux plus o» moins espacés, soit des palplanchesjointives qu'on relie ensemble, d'une part au moyen de moises longitudinales, et d'autre part à la fondation même à Faide de pièces de charpente transversales. Le plus souvent des files de pieux et de palplanches normales aux parements extérieurs de la fondation complètent le système, en formant ainsi des compartiments boisés que l'on remplit d'enrochements.

L'ensemble constitue ce qu'on appelle des crèches et, sous réserve de ce que nous avons dit de l'encombrement qui en résulte dans le lit des rivières, l'effet en est généralement satisfaisant, pourvu qu'on ait soin de récéper les pieux et palplanches à une bonne profondeur au-dessous de Tétiage.

Anciennement on avait le tort d'établir des crèches hauleSy que les bateaux et les corps flottants entraînés pendant les crues atteignaient et ébranlaient au passage, et le système ainsi appliqué avait les plus sérieux inconvénients ; mais telles qu'on les a disposées à des dates plus récentes, c'est assurément de cette façon qu'on peut le mieux protéger des fondations établies, par exemple, sur des pieux récépés à de grandes hauteurs au dessus du fond de la rivière.

La figure de la page 175 concernant le pont de Rouen en offre un exemple intéressant.

Dans cette circonstance, du reste, les crèches ont été rem* plies dans le voisinage immédiat des fondations en béton et non pas en moellons, et ce n'est qu'en dehors des enceintes de pieux et palplanches qu'on a immergé des enrochements, comme le montre à la même page le dessin d'une pile terminée.

1 1 y a lieu de citer également les dispositions adoptées pour les fondations du pont de Tarascon, dont nous avons précé-^ demment parlé. On avait à prévenir des afFouillements pouvant atteindre 14 mètres de profondeur, en se défendant contre des courants d'une telle vitesse que des enrochements or-

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