‹ Ponts en maçonnerieChapitre 66 sur 133 · PROFILS DE PLINTHES · texte numérisé non relu

PROFILS DE PLINTHES

DiuziftMt stmi

: Pont de Hontlouis

Pont de la Creuse.

Viaduc

de la Mansfr

Parapets en briijucs.

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§ m — TYMPANS, œURONNEMENTS, t>ARAPËtS iO&

des Ponts et Chaussées contiennent une série de profils de plinthes de divers ponts modernes qu'il est utile de connaître, et que nous reproduisons on nous abstenant soit de les critiquer, soit d'en conseiller Timitation exacte. Ce sont là des solutions pratiques admises par d'excellents ingénieurs, appliquées par eux à des ouvrages importants dont plusieurs produisent un fort bon effet et s'il en est, dans le nombre, que des architectes un peu puristes trouveraient incorrectes,* on doit admettre que chacune d'elles répondait aux exigences particulières des ponts ou viaducs où elles ont été employées.

En comparant ces divers profils, on est frappé de la diversité que présentent les plinthes, sous le rapport de leur saillie, de leur épaisseur, des dispositions des larmiers et des autres parties dont elles se composent. C'est qu'en effet en pareil matière, c'est-à-dire dans l'art de profiler, « de principes ab- « solus^ il ne saurait y en avoir, et les principes généraux y « sont d'un faible secours ; la beauté d'un profil dépend d'une (( foule de nuances que le sentiment apprécie mais que le lai|- « gage parlé est inhabile à formuler. Cependant on peut dire, « moyennant toutes réserves pour les circonstances excep- « tionnelles, qu'il convient d'avoir égard, dans le tracé d*un « profil, aux prescriptions suivantes :

M 1* Observer dans la disposition générale un mouvement « assez prononcé pour qu'elle ne présente rien de confus, et « entrer d'autant plus dans cette voie que l'édifice est plus « accentué et que le profil est destiné à produire son effet à « une plus grande distance ;

« 2^ Combiner les parties droites avec les parties sinueuses « et les moulures lisses, afin qu'elles se fassent valoir réci- «c proquement;

« 3*" Opposer à de grandes moulures de petites faces planes (i ou des saillies fines et nettes. »

Nous empruntons ces excellents conseils au traité d'architecture de Léonce Reynaud, qui après les avoir formulés ajoute que l'étude des formes appartenant aux belles époques de l'art peut seule développer le goût et qu'aucun précepte iie saurait y suppléer.

Cette dernière observation est tout particulièrement appli-

406 Cit. m — puNts kT viaducs au-dessus des fond»

cable à l'architecture propre à la construction des ponts ; on peut bien se faire, à son sujet, quelques idées générales, maïs c'est toujours à l'étude des meilleurs ouvrages de ce genre, exécutés aux diverses époques, qu'il en faudra revenir pour être à même d'arrêter, avec quelque sûreté, des détails de construction comme ceux dont nous nous occupons en ce moment. Ceux-ci ne sont nullement secondaires ; en les négligeant ou les disposant avec gaucherie, tout le caractère d'un ouvrage peut s'en trouver atteint et rester très inférieur à ce qu'il devait être, sans que l'on ail réalisé pour celaaucune économie ni écarté aucune dîfticulté d'exécution.

Nous i-eviendrons, à cause de son importance, sur cette question des profils à propos des dispositions de l'élévation d^s ponts ; nous complétons seulement ce que nous avons à en dire ici en ajoutant aux exemples déjà cités ceux que les dessins suivants représentent, empruntés à des ouvrages d'époques et de styles très différents : le pont de Rimini en Italie, le Pont-Neuf k Paris, et le viaduc de Dinan. Le rapprochement en offre en particulier cet intérêt, qu'il montre à quel point peuvent varier les formes des modillons ou consoles entrant dans la composition de ces sortes de corniches.

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