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En supposant que les bois employés soient complètement verts et chargés-de 40 kilogrammes par centimètre carré de leur section utile, les affaissements verticaux à prévoir par TefTet cumulé du séchage et de la contraction élastique due h la charge seront ceux qui suivent :
Désignation des bois.
Chône
Sapin rouge
Hôire
Frêne
Pin sylvestre
Tassement vertical (en mètres)
Traverses superposées
Séchage
Charge
ToUl
Potauz verticaux
Séchage
.'.Charge
ToUI
On voit donc que pour le chêne, par exemple, le tassement total quj est de deux millimètres seulement pour les poteaux verticaux peut atteindre 266 millimètres; c'est-à-dire une importance plus de cent fois plus grande avec les supports composés de traverses empilées.
Les observations générales qui précèdent vont nous permettre de reprendre la description des principaux types de cintres en usage pour la construction des ponts, sans avoir à répéter pour chacun d'eux les* motifs de leurs dispositions essentielles. .
Ainsi que nous Tavons dit, la diversité de ces types provient, d'une part, des différentes formes des courbes d'intra-
ouverture. Considérons, par exemple, une voûte dont le rayon p est de 5 mètres et soit /z=4" la longueur d'ua vau, /i = 0,15 sa hauteur à chaque
extrémité et a; la hauteur en son milieu. On aura .r = /i -| =0,15 + 0,40
= 0,55. Au lieu de tailler le vau dans une seule pièce de bols de 0,55 de hauteur, ce qui entraînerait, relativement, un énorme déchet, on préfère le composer de deux ou plusieurs pièces superposées de faibles échantillons de façon à perdre ainsi beaucoup moins de bois.
§ t — DIVERS TYPES
soi
dos et de l'ouverture des voûtes, d'autre part du nombre et de la situation des points d'appui dont on peut disposer.
En outre, pour les rivières navigables, par exemple, il faut, sinon pour la totalité des arches, au moins pour une ou plusieurs d'entr'elles, établir les cintres de telle façon que les pièces transversales des fermes posées le plus bas, ne mettent aucun obstacle au passage des bateaux.
Les cintres satisfaisant à cette dernière condition ne prennent souvent leurs points d'appui que le long du parement des culées ou piles, ou sur des pieux rapprochés de celle-ci, sans aucun support intermédiaire ; ils sont désignés dans ce dernier cas sous le nom de cintres retroussés ^ et nous verrons qu'ils ont été parfois employés même pour de très grandes largeurs.
Au-delà des ouvertures de 10 mètres environ que concernaient les cintres dont nous avons donné plus haut les dessins, on est amené, tout en conservant le même type, à augmenter le nombre des contrefiches comme le montrent les dessins suivants pour plein-cintre de 15 mètres.
CINTRE POUR VOUTE EN PLEIN CINTRE DE ISm D'OUVERTURE
Ëlëvation d'une demi ferme.
Coape transvenale soinnt CD [ilc ta figure prùcèdeole).
Les contrefîches ajoutées sont celles qui, partant de Is base du poinçon, vont soutenir, en leur milieu, les arbalétriers secondaires supérieurs qui sont les plus chargés. En outre, des
§ I — TYPES DIVKIIS 503
gambettes, placées entre les contrefiches les plus courtes et l'entrait, consolident les arbalétriers principaux.
Au viaduc de la Scarpe, pour une ouverture à peu près égale, la disposition adoptée, telle que le dessin précédent la représente, offre cette différence que chaque moitié de ferme, composée à la façon d'une poutre Fink renversée, comprend quatre arbalétriers secondaires et trois coDtretiches. L'entrait est assemblé sur les arbalétriers principaux: an droit de la principale contreSche.
Avec des ouvertures plus grandes, il serait difficile d'avoir des arbalétriers principaux de la longueur comprise entre les naissances et la clef, et l'on a été amené à adopter une dispo-
VIADUC D'KENNEBONT Cinlra pour arche od pIciD cintre do il miltroâ d'ouvortore.
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sition un peu plus compliquée que pour les cintres précédents.
Le dessin ci-dessus en montre un exemple.
La ferme comprend quatre arbalétriers principaux au lieu de deux ; les arbalétriers des naissances vont s'assembler sur les arbalétriers de clef^ en leur milieu, et l'ensemble de la combinaison comporte une excellente triangulation de toutes les pièces.
Après le type dont nous venons de montrer les développements successifs, on peut placer le suivant dont le signe caractéristique est remploi d*un point d^appui central pour soutenir la ferme, indépendamment de ceux pris le long des culées.
Ferme pour voûte en arc de cercle surbaissée, de 8 m. d'ouverture.
Le support central est placé exacternent au-dessous du poinçon et accompagné de deux contrefiches qui, avec les contrefiches latérales, soutiennent les arbalétriers divisés ainsi en trois parties à peu près égales.
Le môme type, étendu à des voûtes de 15 mètres d'ouverture, a donné lieu aux deux solutions suivantes, dont les dispositions se comprennent sans qu'il soit nécessaire de les expliquer.
Dans le second cas, indépendamment du support central, on s'est donné deux supports intermédiaires PP ; les contrefiches centrales sont doublées par les contrefiches secondaires J, J et les arbalétriers se trouvent soutenus à leurs extrémités
et en Irois points intermédiaires à peu près é sur leur longueur.
enl espacés
Fermes pour cintres de voûtes surbaissées de 13 m. d'ouverture.
Avec cette disposition, les arbalétriers principaux ne sont soumis qu'à un travail à la flexion très faible et leurs dimensions transversales peuvent, sans inconvénient, être très réduites ; il serait même possible, à la rigueur, de les supprimer, en prolongeant les contrefiches et les supports jusqu'à la rencontre des arbalétriers secondaires.
C'est^ en partie, ce qui a été fait pour le cintre du pont d'Auzon, sur la Vienne, représenté en élévation et en coupe sur les dessins suivants.
Le support central sert de poinçon et soutient rentrait pour Tempècher de fléchir ; la disposition des grandes contrefiches centrales, qui s^afcboutent à leurs extrémités sur les arbalétriers de rive, est particulièrement à noter* Cest le commen-
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I i - DIVERS TYPES S07
cernent des cintres à contrefiches arcboutées dont il sera question tout à l'heure.
Tous les éléments principaux des cintres nous sont dès maintenant connus, et nous pouvons comprendre les désignations de cintres à contrefiches isolées, à contrefiches arcboutées^ à contrefiches radiales et de ciyiires retroussés, appliquées aux types le plus en usage. Nous allons nous occuper successivement de ceux-ci et en montrer des exemples, puis nous terminerons par quelques observations sur les cintres pour voûtes biaises et sur la déformation des cintres.
1** Cintres à contrefiches isolées, — Ce qui les caractérise, c'est la disposition consistant à faire reposer les fermes sur un certain nombre de points d'appui répartis entre les naissances et, en général, équidistants. Ces points d'appui consistent d'ordinaire en files de pieux soit simples, soit doubles, soit môme triples, suivant que la charge à leur faire porter est plus ou moins considérable. Il est rare qu'on puisse se contenter de poteaux reposant directement sur le sol, par l'intermédiaire de semelles horizontales dirigées perpendiculairement aux plans des tètes de la voûte. Quelques constructeurs ont eu parfois recours à des massifs de maçonnerie élevés, de distance en distance, parallèlement aux culées, et constituant une véritable série de piles équidislantes sur lesquelles sont montées les fermes du cintre.
Le dessin suivant représente une disposition de ce genre adoptée pour le cintre du pont de Grosvenor, construit en 1834 sur la Dec près de Chester (Angleterre), pont comprenant une arche principale en arc de cercle de 61 mètres d'ouverture.
La construction de ces sortes de piles provisoires étant nécessairement dispendieuse, c'est le plus souvent au moyen de pieux que les points d'appui sont obtenus comme on le voit sur les deux dessins qui viennent ensuite.
Ce système offre un assez sérieux inconvénient, c'est qu'il n'y a pas une solidarité suffisante entre les deux groupes ou éventails consécutifs de contrefiches, de sorte que si l'un des supports venait à s'affaisser sous la charge, les supports voi-
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