CINTRE DU PONT ANNIBAL SUR LE VOLTURXE
ElùvalioQ d'une ferme.
i I — DIVERS TYPES 509
sins ne pourraient pas le suppléer et le cintre se disloquerait. En outre, il est rare que la résultante des efforts transmis par le» contrefiches à leur point d'appui soit exactement verticale et les pieux ont alors une tendance au déversement; on y remédie au moyen d*un plus ou moins grand nombre de pièces transversales comme on le voit sur les dessins, mais ce moyen n'est pas toujours suffisant.
Il ne faut donc recourir à ce type de cintre que lorsque Ton n'a à craindre aucun tassement dans les supports, soit parce qu'ils sont exécutés en maçonnerie comme pour le pont de Grosvenor, soit parce qu'ils reposent sur un sol absolument incomf)re88ible.
Si le moindre doute subsiste à cet égard, il convient de multiplier les supports, comme on l'a fait pour le cintre du pont Annibal, en limitant leur écartement à 5 mètres environ et en n'employant que des contreflches très peu inclinées par rapport à la verticale.
Dans tous les cas, l'emploi des cintres de ce type rend nécessaires des précautions spéciales, pendant la construction de la voûte ; la charge portée par chaque groupe de contrefiches doit toujours rester symétrique par rapport à son axe, et le travail des maçons doit être conduit en conséquence. Pour les voûtes en plein cintre cette condition serait extrêmement difficile à remplir vers les joints de rupture, où la forte inclinaison de l'intrados aurait pour conséquence des pressions obliques considérables reportées sur les points d'appui des contrefiches ; aussi évite-t-on, dans ce cas, les contrefiches isolées. Les exemples ci-dessus ne montrent, du reste, que des applications à des voûtes surbaissées.
On a adopté^ toutefois, ce type pour les grandes arches en plein cintre du viaduc de Nogent-sur-Marne, mais il suffit d'un coup d'œil jeté sur le dessin suivant pour reconnaître qu'on a été ainsi conduit à multiplier les pièces transversales et à construire finalement un cintre fort lourd, dont beaucoup de dispositions sont malaisées à comprendre.
CIMBli DU VIADUC DE ^OGENT-SUB-MABNE (1857)
On peut en dire autant du cintre des grands arches du viaduc de Gœschtal, représenté sur le dessin suivant.